Communication sur l’action de la collectivité parisienne en direction des Parisiens en situation de handicap.

Intervention de François Haab en Conseil de Paris

Voilà un sujet qui nous engage véritablement toutes et tous. Je crois que ce sujet de l’accessibilité et de l’inclusion, comme l’a rappelé Jean-Bernard BROS, pour reprendre les termes de votre communication, du monde du handicap dans la vie de la cité est absolument essentiel. Le sujet ou le chantier sont gigantesques. Au-delà des mesures financières qui ont été rappelées, je voudrais saluer l’engagement personnel de Bernard JOMIER, parce que je sais qu’il est sur le terrain régulièrement avec les associations, et je pense que cet engagement doit être absolument souligné. Sur les mesures qui sont présentées, globalement on ne peut, d’ailleurs quand on écoute les différentes communications, que souscrire au plan d’ensemble. Je voudrais attirer à l’attention sur trois éléments de vigilance.

Le premier concerne les déplacements. Je crois que cela a été dit tout à l’heure dans l’hémicycle. Si le bus et le tramway sont quasiment 100 % accessible, bien sûr le métro pose des difficultés. Un système de substitution, comme le service PAM, a été mis en place. Cependant, quand on regarde l’utilisation du service PAM, on constate une augmentation de près de 8 % tous les ans des recours à ce service. Il est aujourd’hui presque saturé, avec des retards importants lorsque les utilisateurs veulent y avoir recours. Là aussi, si on veut être pragmatique et essayer de mettre en place le plus rapidement possible des mesures pour faciliter les déplacements des personnes en situation de handicap, on doit absolument reprendre l’organisation de ce service, en tout cas amplifier les moyens qui lui sont délivrés. Le deuxième point, qui n’a pas été abordé et qui me semble essentiel, et qui pourtant, Madame la Maire, rejoint une des grandes causes de votre mandature, est la précarité. Toutes les études économiques le montrent : la situation des handicaps est un facteur majeur de risques de précarité ; le taux de chômage dans la population handicapée est d’environ 20 %, soit deux fois plus important que dans le monde des personnes valides ou dépourvues de Dans une mandature où nous nous engageons contre la grande précarité, l’aspect économique, les conséquences du handicap sur l’accès au monde du travail doivent absolument être prises en compte. Je crois que c’est un point qui est peut-être insuffisamment soulevé dans cette communication, mais qui rejoint une cause importante pour les années qui viennent. Enfin, et je conclurai par là, bien sûr c’est à nouveau la prise en charge des enfants atteints de multi-handicap, et notamment de l’autisme. Cela a été dit à plusieurs reprises car tous les groupes ici l’ont signalé et vous l’avez vous-mêmes signalé dans votre communication. On a un retard que je qualifierais d’insupportable. C’est insupportable de voir que des jeunes enfants parisiens vont en Belgique pour trouver des structures de recours. Tout le monde fait ce constat. Nous avons déposé plusieurs vœux, déjà dans cette mandature, appelant à un plan spécifique de prise en charge de ces enfants atteints de polyhandicaps et singulièrement d’autisme. Nous avons soumis l’idée d’une maison du polyhandicap et d’une maison de l’autisme, là aussi pour faciliter la prise en charge de ces enfants et, j’allais dire, au-delà de ces enfants, des familles qui s’en occupent. Bien sûr il y a la prise en charge du petit qui est malade, mais aussi des aidants qui sont autour et qui s’épuisent. Ces familles doivent être accompagnées et c’est aussi le rôle de notre solidarité de montrer à ces familles que nous sommes derrière elles, toujours et en permanence. Enfin, et c’était également dans votre communication, au moment où Paris s’apprête, je l’espère, à accueillir des événements majeurs sur le plan planétaire, comme les Jeux Olympiques, puisque nous avons déposé notre candidature, j’aimerais que chaque fois qu’on parle de cette candidature, on dise systématiquement les Jeux olympiques et para-olympiques que trop souvent on oublie les jeux paralympiques et en fait cette candidature est double. Que sur tous les logos, sur toutes les opérations de communication qui soient faites, on ait systématiquement l’association Jeux olympiques et paralympiques à Paris en 2024. Je vous remercie. »

À retrouvez aussi sur le site du groupe UDI-MODEM au Conseil de Paris

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