Communiqué de presse Renouvellement Vélib’ : gare à l’interruption de service

L’heure de vérité du renouvellement du marché de Vélib’ a sonné ! Le groupe UDI-MoDem a depuis le début, en commission des élus, mis en garde la Ville de Paris sur l’absence d’anticipation d’une éventuelle période transitoire si deux concessionnaires différents devaient se succéder, ce qui semble se décider au profit d’un consortium.

Pour le groupe UDI-MoDem, comme pour les 300 000 d’utilisateurs réguliers de Vélib’, l’exécutif de Paris, et le syndicat Vélib’ Métropole, porteront la responsabilité d’une interruption de service, ou d’une réduction préjudiciable de service que le passage d’un opérateur à l’autre rend probable, alors que la bonne gestion du dossier aurait permis de l’éviter.

Quel calendrier de renouvellement du matériel ? Quelles modalités de transmission entre les deux concessionnaires sur la gestion des abonnements ? Quelle opérabilité fonctionnelle dans le remplacement du parc de vélos, et des stations ? Autant de questions sans la moindre réponse à l’heure du choix définitif.

Pour le groupe UDI-MoDem, cette continuité du service Vélib’ repose essentiellement sur ses 315 salariés qui sont aujourd’hui les plus compétents et les plus expérimentés, pour mettre un œuvre un changement de réseau. L’atout décisif des 315 employés actuels de Vélib’ réside dans le fait que cette communauté regroupe tous les métiers liés à l’exploitation de Vélib’, du nettoyage et de l’entretien des vélos au service client.

Il serait honteux autant qu’inacceptable, que dans la prise en compte des critères d’attribution du renouvellement de ce marché, ils aient été considérés comme une variable d’ajustement, en termes de masse salariale ou de métiers.

Au contraire, l’extension à venir du réseau sur le plan métropolitain et la part de 30% de vélos électriques dans le futur contrat, impose a minima une logique de préservation des emplois et même d’augmentation des effectifs dans le futur.

Ce maintien n’est pas motivé par des considérations idéologiques ou politiques, mais se justifie bel et bien par un haut niveau de service exigé pour les usagers de Vélib’.

Enfin, la qualité de service passe également par la question des tarifs. De nombreux Parisiens ont été séduits, ces dernières années, par Vélib’, et ont ainsi adapté, leurs modes de transports. Augmenter brutalement les tarifs, serait perçu comme un mauvais signal envoyé au recours à une offre alternative de transport à Paris, et à la lutte contre la pollution. Il est nécessaire de trouver le juste prix, permettant le maintien d’un service de qualité, sans pour autant détourner de nombreux usagers d’un mode de transport propre et innovant.

Eric Azière
Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

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