Tribune : Nouvelle charte pour nouveaux conseillers de quartier !

En décembre, les conseillers des 7 conseils de quartier du 12e ont été renouvelés. Ces conseillers de quartier auront les mêmes missions que les précédents, être le relais entre les services de la Mairie, les élus et les habitants tout en étant une force de proposition pour améliorer le quotidien de nos rues. Mais côté organisation, ça change !
En novembre 2017, le conseil d’arrondissement a voté à l’unanimité la nouvelle charte
qui organise les conseils de quartier dans le 12e.

Grand chamboulement, la disparition des 3 collèges pour laisser place à un collège unique de 30 conseillers de quartier. Ainsi, le collège 1 dit « politique » n’existe plus. Les partis politiques ne nommeront plus de conseillers de quartier. Le collège 2 qui correspond à celui des associations a disparu également et le rôle des associations a été clarifié. La charte dit oui aux associations dans les conseils de quartier, mais sur présentation d’un projet en lien avec le quartier. Cela permettra certainement de limiter les associations aujourd’hui inscrites mais qui participent peu. Un dernier mot sur le manque cruel de communication autour des conseils de quartier et de leur fonctionnement de la part de la Mairie de Paris.

Pour que cet outil de démocratie participative soit mieux connu et plus utilisé, les
conseils de quartier ont besoin d’une campagne de communication lancée au niveau
de la Mairie centrale. De l’affichage, de la publicité radio ciblée qui permettrait d’expliquer aux Parisiens ce que sont les conseils de quartier et pourquoi il faut s’y investir !

Tribune parue dans le journal « Notre 12e » n°80 (janvier-mars 2018)

Vœu relatif au déploiement du nouveau Vélib’, déposé par les élus du groupe UDI-MoDem.

Lors du conseil du 22 janvier 2018, nous avons re-déposé un voeu concernant la mise en place des nouveaux vélib’. Un précédent voeu avait été présenté en conseil d’arrondissement en novembre 2017, il avait été rejeté en conseil d’arrondissement…mais adopté en Conseil de Paris quelques semaines plus tard. Celui-ci aussi sera rejeté – ce qui est plutôt incompréhensible car nos différentes couleurs politiques nous font faire le même constat : échec total de la mise en place des nouveaux vélib » par Smovengo et donc la nécessité d’une indemnisation totale des usagers.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement, rapporteure :

« Ce vœu reprend l’esprit de celui déposé en novembre dernier qui demandait la prolongation gratuite de six mois de l’abonnement pour tous les abonnés ayant à subir une détérioration du service Vélib’. La majorité municipale du 12e arrondissement avait voté contre ce vœu à l’unanimité. Or, en conseil d’arrondissement, quelques jours plus tard, la Ville a repris le contenu de ce vœu demandant que soit étudiée la mise en place d’une compensation pour les abonnés annuels de Vélib’. Depuis des compensations ont été votées par le syndicat Vélib’ que vous présidez Madame la Maire. Nous nous en réjouissons et ce vœu en demande encore plus.
Ce vœu réitère la demande d’une prolongation gratuite des abonnements pour six mois et ajoute que soit proposée une prolongation de la remise de 50% sur les mensualités d’avril et des mois suivants jusqu’à ce que le service soit totalement opérationnel. Nous devons tout faire pour maintenir l’attractivité et le réflexe Vélib’ pour les Parisiens. La prise en compte de façon réaliste des désagréments subis y participe. Je vous remercie. »

VŒU 122018-001 : Vœu à la Maire de Paris, relatif au déploiement du nouveau Vélib’, déposé par les élus du groupe UDI-MoDem.

Considérant que le service Vélib’ compte actuellement 300 000 abonnés et a permis d’effectuer environ 340 millions de déplacements entre 2007 et 2017 ;
Considérant que la Ville de Paris a décidé en décembre 2016 d’abandonner la gestion de Vélib’ au profit du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole ;
Considérant que selon les statuts du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, les deux représentants de la Ville de Paris au sein de ce Syndicat, tous deux issus de la majorité municipale, disposent d’une majorité des voix dans les votes qui concernent la compétence Vélib’ ;
Considérant que le 12 avril 2017, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole a attribué le nouveau contrat Vélib’ pour les 15 prochaines années au consortium Smovengo ;
Considérant que la grille tarifaire du nouveau service Vélib’ a été votée par le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole le 9 novembre ;
Considérant que cette nouvelle grille prévoit des hausses de tarif significatives pour la location de vélos mécaniques. Ainsi, le ticket « journée » passe pour commencer de 1,70 € à 5 € (soit 194 % d’augmentation), ensuite, le ticket « semaine » passe de 8 € à 15 € (soit 87,5 % d’augmentation) et enfin l’abonnement pour un an, payé en 12 mensualités, passe de 29 € à 37,20 € (soit 28 % d’augmentation) ;
Considérant que du fait du changement de prestataire, une phase de transition, prévue initialement pour une durée de 6 mois, a débuté depuis début octobre 2017 afin de substituer l’ancien matériel et les anciennes bornes par ceux du nouveau prestataire, notamment sur le millier de stations que compte Paris intramuros ;
Considérant qu’entre octobre et décembre 2017, le service a été très fortement perturbé par les travaux, le nombre de stations et de vélos disponibles diminuant régulièrement ;
Considérant de plus que du fait d’un défaut d’information et d’un manque d’anticipation de la part de la Ville et du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, de nombreux Parisiens se sont trouvés désemparés face à cette situation ;
Considérant que dans le cadre de la phase de transition, 50% des stations étaient censées être disponibles au 1er janvier 2018, moment du basculement de l’ancien vers le nouvel opérateur ;
Considérant que dans les faits, moins de 80 stations sur les 500 initialement prévues étaient disponibles au 1er janvier, chiffre qui a diminué dans les premiers jours de l’année pour atteindre seulement 62 stations disponibles le 5 janvier, soit à peine 6% du nombre total de stations à Paris ;
Considérant de plus que de nombreux abonnés n’ont jamais reçu le mail contenant les informations nécessaires à la migration de leur abonnement de l’ancien vers le nouveau prestataire, ce qui nécessite de prendre contact avec un service client débordé pour pouvoir enfin effectuer cette migration ;
Considérant qu’alors que le retard en termes de montage des nouvelles stations était connu dès la fin de l’année 2017, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole a attendu début janvier et le constat d’un service totalement inopérant pour exiger du prestataire le doublement des équipes sur le terrain et au centre d’appels ;
Considérant que dès le mois de novembre 2017, le groupe UDI-MoDem a demandé, par l’intermédiaire d’un voeu déposé en Conseil de Paris, que les abonnés bénéficient d’une juste compensation face à la forte dégradation du service Vélib’ ;
Considérant qu’à la suite du dépôt de ce voeu, l’exécutif avait admis une détérioration du service et s’était engagé, en lien avec le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, à étudier la mise en place d’une compensation pour les abonnés annuels Vélib’ ;

Considérant que face à la très forte dégradation du service Vélib’, sur laquelle le groupe UDI-MoDem avait à de nombreuses reprises alerté l’exécutif parisien, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, a voté le 9 janvier deux mesures de compensation pour les utilisateurs, à savoir :

- Un crédit de 3 heures offert aux usagers abonnés avant le 1er janvier 2018, leur permettant notamment d’utiliser gratuitement les Vélib’ électriques ;
- Une remise de 50% sur les mensualités de janvier, février et mars pour les nouveaux abonnés Vélib’ ainsi que pour ceux arrivant à renouvellement ;

Considérant que ces mesures de compensation ne sont absolument pas à la hauteur du préjudice subi par les utilisateurs pendant de nombreux mois ;
Considérant de plus qu’alors que le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole percevra des pénalités financières de la part du nouveau prestataire Vélib’ du fait du non-respect de ses obligations contractuelles, il serait légitime que celles-ci soient consacrées à offrir des compensations plus en adéquation avec la dégradation du service rendu aux utilisateurs.

Les élus du groupe UDI-MoDem du 12e émettent le vœu :
- Qu’en plus des mesures déjà votées par le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, la Ville de Paris, dans le cadre de son rôle au sein de ce Syndicat, mette tout en œuvre afin que les abonnés Vélib’ ayant à subir la forte dégradation du service depuis octobre 2017 obtiennent une compensation consistant en :
- Une prolongation gratuite de leur abonnement de 6 mois pour les abonnés avant le 1er janvier 2018 ;
- Une prolongation de la remise de 50% sur les mensualités d’avril et des mois suivants jusqu’à ce que le service soit totalement opérationnel pour les nouveaux abonnés.

Votants : 28 dont 4 pouvoirs
Pour : 6 voix :
05 voix groupe Les Républicains
01 voix groupe UDI-MODEM
Contre : 22 voix dont 4 pouvoirs

Débat organisé autour de la Communication sur la politique du logement et l’habitat .

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Merci, Madame la Maire. J’en profite pour vous remercier de nous donner la parole sur de tels sujets. Le logement est une priorité de l’action municipale. Nul besoin de longue démonstration pour nous convaincre que du logement dépend de plus en plus le pouvoir d’achat des Parisiens.

Depuis 2014, la situation s’est accentuée. La Mairie de Paris n’a malheureusement pas su mettre fin à la spéculation qui touche surtout les plus fragiles et les classes moyennes. A Paris, le logement ne répond plus aux besoins des habitants pour être logés au juste prix dans la ville de leur choix. Pourtant, ce serait de mauvaise foi de dire que la Mairie de Paris n’agit pas. Elle fait des choses, elle expérimente, elle enfonce des portes, elle a raison de construire du logement social à l’Ouest de Paris. Mais la question de la politique du logement est le vrai marqueur de la différence entre majorité et opposition aujourd’hui.

L’une des réponses apportées est la production de logements sociaux tous azimuts. Dans le 12e arrondissement, nous sommes doublement concernés avec un objectif affiché de 25% de logements sociaux en 2025 et de 30% en 2030. Objectif qui ne figure pas dans la communication. Les nombreux programmes immobiliers nouveaux quartiers : la caserne de Reuilly avec 600 logements dont 300 logements sociaux, Gare de Lyon-Daumesnil, 600 logements également et 4 000 logements pour Bercy-Charenton.
Le logement social, c’est aussi le logement étudiant, pour les jeunes travailleurs. Il n’est pas question pour nous de revenir sur ces logements. Cependant, en matière de logement, nous avons trois convictions.

Le logement social doit être une étape dans le parcours résidentiel et ne peut être un choix définitif. Nous devons pouvoir en bénéficier lorsque notre vie l’exige mais la situation ne doit pas être figée.
L’importance d’améliorer la mutation dans les logements sociaux pour prendre en compte les réalités des foyers. Nous avons voté une charte des mutations pour accompagner les bailleurs sociaux à mieux gérer les changements de situation au sein du parc social. Nous demandons la mise en place de baux à durée déterminée pour les logements sociaux, non pas pour mettre dehors les occupants au bout de quelques années mais pour obliger les bailleurs sociaux à vérifier que la situation des locataires est toujours en accord avec les conditions d’éligibilité au logement social.

Proposer du logement intermédiaire en plus grande quantité pour permettre aux classes moyennes de continuer à se loger à Paris. Pour nous, ce parc est une vraie réponse à la crise du logement car il vient faire la jonction entre le parc social et le parc privé. Il y a de votre part, des signes et des actions en faveur de ce logement PLS mais ce n’est pas suffisant ni durable.

En tant qu’élus d’opposition, on fait essentiellement appel à nous pour des questions de logement, toujours de façon désespérée. Que ce soit pour l’attente d’un logement social ou pour des problèmes de vandalisme dans une copropriété. La Mairie de Paris a permis cette année aux gardiens de verbaliser les actes d’incivilité dans le parc social. Le 12e arrondissement est pourvu de 10 agents. C’est un début. Est-ce que des postes supplémentaires sont déjà prévus ? Nous sommes aussi sollicités pour des rencontres dans l’espoir de faire accélérer des demandes de logement. Je souligne votre décision courageuse un an auparavant de ne plus recevoir individuellement les demandeurs de logement. Ces rendez-vous peuvent être très rassurants mais ne sont qu’une mise en scène. En revanche, il est primordial de multiplier les points de contact formels et informels pour expliquer aux demandeurs de logement, comment cela fonctionne et le véritable pouvoir de décision de la Mairie, et pour construire un dossier.

Pour nous, il faut poursuivre l’encadrement rigoureux du dispositif Airbnb qui pénalise des quartiers entiers à double titre : moins de logements à louer ou à acheter, hausse de prix pour les appartements restants. Le 12e arrondissement est encore peu concerné. Il faut réfléchir à la politique du logement à l’échelle de la métropole, ne plus raisonner à l’intérieur du périphérique. La densité urbaine est en constante augmentation. Dans notre arrondissement, les projets immobiliers vont remplir les derniers espaces libres. Pour continuer à loger les Parisiens, je ne vois pas d’autre solution que d’ouvrir notre regard vers la Métropole et la Région. »

Communiqué de presse : Rapport Orsenna sur les bibliothèques : Paris doit amplifier ses efforts

Mardi 20 février, l’écrivain et académicien Erik Orsenna a remis au Président de la République et à la Ministre de la Culture son rapport sur les bibliothèques municipales.

Ce rapport préconise ainsi d’amplifier les horaires d’ouverture des bibliothèques municipales, mais aussi d’élargir leurs missions, tout en alertant sur le besoin de dotations aux collectivités supplémentaires de la part de l’État pour parvenir à ces objectifs.

Aujourd’hui, seules 6 bibliothèques de prêt ouvrent le dimanche à Paris, sur un total de 57 établissements. Ce rythme d’ouverture doit à présent s’accélérer, notamment en ayant recours à d’avantage d’étudiants vacataires, comme le préconise ce rapport. De nombreux étudiants de filières littéraires ou de sciences sociales ou humaines pourraient ainsi y acquérir une expérience professionnelle enrichissante, mais aussi limitant l’échec scolaire par rapport à d’autres emplois plus contraignants, pour peu que ces vacations dominicales puissent être majorées.

Concernant l’extension des missions des bibliothèques municipales, nous souscrivons totalement aux préconisations de ce rapport. Nous avions fait adopter un vœu en Conseil de Paris, demandant à ce qu’une partie du personnel des bibliothèques soit formée à l’éducation à l’image, afin que les bibliothèques puissent jouer ce rôle essentiel auprès de nos enfants, nous espérons que ce vœu pourra voir le jour.

Si beaucoup de bibliothèques parisiennes sont déjà sur la voie de la réalisation des préconisations de ce rapport essentiel, ces efforts doivent être poursuivis et amplifiés. Nous appelons la Maire de Paris à inscrire un débat sur l’évolution des bibliothèques parisiennes, établissant un bilan des actions déjà entreprises, mais aussi des perspectives d’évolution, notamment au regard de ce rapport.

Béatrice Lecouturier
Présidente de la Commission Culture, Mémoire et Patrimoine du Conseil de Paris
Conseillère de Paris (16ème)
Conseillère régionale d’Ile-de-France

Communiqué de presse : Nuit de la solidarité : une coresponsabilité qui doit transcender les clivages politiques

La présentation des premiers résultats de la Nuit de la solidarité qui s’est déroulée le 15 février dernier est un point de départ essentiel d’une évaluation objective des personnes en situation de très grande précarité à Paris.

Nous félicitons Dominique Versini ainsi que l’ensemble des 1700 bénévoles et 300 professionnels qui se sont mobilisés lors de cette opération à laquelle le groupe UDI-MoDem a participé pleinement.

La participation de la totalité des associations lors de cette nuit de la solidarité et sa réédition annuelle, créent un devoir de coresponsabilité qui doit aller au-delà des polémiques ridicules, des querelles de chiffres et doit dépasser les sensibilités politiques de l’ensemble des élus, des groupes, des majorités municipales d’aujourd’hui et de demain.

La nuit de la solidarité, par son évaluation objective, fait naître une conscience sociale et politique qui n’est ni de gauche, ni de droite, mais doit viser avant tout à rassembler tous les moyens, tous les efforts, pour tenter d’améliorer le sort des personnes en situation de très grande précarité à Paris et dans la métropole.

Sur la base de cette première analyse des questionnaires recueillis, on peut considérer qu’il y a eu plus de 5000 personnes en situation de rue, la nuit du 15 février dernier à Paris, si l’on prend en compte les 2952 personnes recensées dans les rues parisiennes, le métro, les grandes gares parisiennes, les services d’urgence de l’APHP et dans certains parkings publics, mais aussi les 2149 personnes hébergées temporairement dans le cadre du plan Hiver et du plan Grand Froid cette nuit-là.

Compte tenu des 16.000 autres personnes accueillies dans le dispositif d’hébergement pérenne, c’est donc près de 1% de la population parisienne qui se trouve en situation de précarité extrême.

Paris ne peut agir seule pour garantir à tous une solution d’hébergement pérenne et adaptée à la complexité et à la diversité des situations de rue. Le groupe UDI-MoDem attend beaucoup de l’analyse qualitative des données recueillies lors de cette nuit de la solidarité, qui permettra d’affiner au mieux les solutions visant à la mise à l’abri de ces personnes vulnérables, en mettant autour de la table l’ensemble des acteurs notamment institutionnels, Ville de Paris, État, mais aussi métropole du Grand Paris et région Ile-de-France.

Eric Azière
Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris
Conseiller de Paris (14ème)
Conseiller de la Métropole du Grand Paris

Projet de Nouveau Plan Climat Air Energie de Paris vers une ville neutre en carbone et 100% énergies renouvelables en 2050.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Merci, Madame la Maire. Pour nous, Paris a un rôle majeur pour faire respecter les accords de Paris. Nous allons voter pour, et ce vote nous engage tous jusqu’en 2050. Le groupe UDI-MODEM et moi particulièrement, ne pouvons que soutenir cette vision
proposée pour Paris. La vision est-elle réaliste ? Assurément, non. Mais cette vision idéale de Paris en 2050, nous la voulons tous. Effectivement, les objectifs du précédent plan ne sont pas encore tous atteints. Nous ne pourrons que continuer d’accumuler le
retard. Mais un grand oui pour ce plan. J’en profite pour faire une explication de vote sur les vœux déposés. Nous serons
favorables. Je rends hommage au groupe UDI-MODEM qui avait déposé un vœu demandant également la possibilité de menus végétariens en juillet 2017 dans toutes les cantines scolaires, mais il avait été rejeté. Cela va dans le sens de ce que nous demandions. »

Aménagement d’une baignade publique dans le lac Daumesnil

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Merci, Madame la Maire. Sur la délibération, le groupe UDI-MODEM a toujours soutenu le Plan Nager à Paris voté en 2015, ainsi que la délibération votée en septembre 2016 visant à la création d’une baignade publique au lac Daumesnil. Mais la délibération de
ce soir ne mentionne ni les réserves émises par la Direction Générale de l’Environnement qui craint de lourds impacts sur le site pour la biodiversité, ni l’avis défavorable remis par la Préfecture de police suite au premier projet présenté par la Ville. Au Conseil d’arrondissement, nous ne pouvons pas voter pour un projet pour
lequel nous n’avons pas tous les documents nécessaires, documents qui arriveront sans doute d’ici le Conseil de Paris.

Concernant le vœu que vous déposez, Madame la Maire, au Conseil de Paris, vous avez sans doute dû assister régulièrement à des interventions du groupe UDI-MODEM qui s’est montré à plusieurs reprises dubitatif sur la faible qualité des prestations du marché de Noël des Champs-Elysées ou sur le positionnement de longue durée de la grande roue. Des réalités parisiennes que la Mairie de Paris a laissé s’installer. Le vœu de ce soir peut être interprété comme une nouvelle pierre à l’édifice anti-CAMPION que la Maire
de Paris essaie de bâtir, avec sans doute l’idée de faire oublier le laxisme d’hier. Or, la question de la Foire du Trône n’a pas été être associée à ce débat. Il faut être honnête, dans tous nos programmes municipaux 2014, nous évoquions la nécessité de requalifier la pelouse de Reuilly et la relocalisation de la Foire du Trône, ou a minima une nouvelle
manière de fonctionner. Ce sujet est majeur pour les riverains et tous les habitants du 12e arrondissement.

A titre personnel, je ne crois pas que la Foire du Trône puisse être déplacée dans Paris vu la configuration de notre ville ; la déplacer ne ferait que déplacer les nuisances vers d’autres riverains. Ceci est compliqué à défendre. Mais je crois que la solution pourrait
venir du Grand Paris, dans les projets de territoire autour desquels s’organise la Métropole. Ainsi, le vœu apporte des pistes très intéressantes pour limiter les nuisances de la Foire du Trône dans notre arrondissement. Mais je regrette qu’il ne fasse en
aucun cas mention de la possibilité d’ouvrir la réflexion avec la Métropole. Madame la Maire, vous qui y siégez, est-ce un sujet évoqué à la Métropole du Grand Paris ? Si oui, sous quelle forme ?
Pour ne pas engager mon groupe au Conseil de Paris, je m’abstiendrai ce soir sur ce vœu. »

Vœu présenté par Mme Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, rattaché à la délibération DEVE 156, relatif à la demande de réduction de moitié, à l’horizon 2019, de la surface dédiée à l’accueil de la Foire du Trône sur la Pelouse de Reuilly.

Considérant le projet de créer dans le Lac Daumesnil du Bois de Vincennes une baignade écologique saisonnière (de mi-juin et mi septembre) qui ouvrira à l’été 2019 ;
Considérant que ce projet vise à offrir un nouvel espace de détente et de loisirs, en particulier aux familles, tout en préservant la flore, la faune et la quiétude de ces espaces du Bois de Vincennes appréciés par les habitants du 12e et les usagers du Bois ;
Considérant que la Pelouse de Reuilly attenante au Lac Daumesnil accueille chaque année la Foire du Trône en avril/mai, appréciée pour ces animations et son caractère populaire, mais également source de nuisances importantes pour les habitants du 12e riverains de la Pelouse, les habitants des communes riveraines et les usagers du Bois ;
Considérant que la Mairie du 12e arrondissement, avec l’appui des services parisiens et de la Préfecture de Police s’attache, à chaque édition de la Foire du Trône, à encadrer cet événement d’ampleur pour en limiter au maximum les nuisances ;
Considérant qu’il n’a pas été possible pour le moment de trouver un nouveau lieu d’accueil pour la Foire du Trône, à l’échelle parisienne voire métropolitaine, plus adapté que la Pelouse de Reuilly ;
Considérant les vœux déjà adoptés en Conseil d’arrondissement et en Conseil de Paris pour engager la reconquête paysagère de la Pelouse de Reuilly, notamment par des projets de végétalisation ;
Considérant qu’une limitation de la superficie de la Pelouse de Reuilly dédiée à la Foire du Trône serait de nature à réduire les nuisances, permettant en particulier de mieux maîtriser les enjeux de sécurité, aux abords de la Foire comme en son sein, tout en facilitant le contrôle, par la Préfecture de Police, des métiers forains au regard des normes en vigueur ;
Considérant qu’une limitation de la durée de la Foire du Trône, à 6 semaines au maximum, et/ou de ses horaires d’ouverture tardifs en soirée, réduirait également son impact sur les quartiers environnants et le Bois ;

Sur proposition de Catherine Baratti-Elbaz, Maire du 12e arrondissement, le Conseil du 12e arrondissement forme le vœu :
- que la surface dédiée à l’accueil de la Foire du Trône, sur la Pelouse de Reuilly, soit réduite de moitié d’ici 2019 ;
- que cette surface plus limitée permette, en l’absence de site alternatif identifié à ce jour, de poursuivre l’accueil dans le 12e
de cette fête populaire, mais en réduisant significativement son impact sur les habitants du 12e riverains du site et ceux des Communes riveraines ;
- que soit également examinée la possibilité de limiter la durée de la Foire
(par exemple à 6 semaines) et/ou ses horaires d’ouverture tardifs en soirée ;
- que les réflexions d’ores et déjà engagées sous l’égide du Secrétariat général de la Ville de Paris pour proposer d’autres occupations positives de la Pelouse de Reuilly en dehors de ces périodes se poursuivent et puissent être présentées aux habitants dans le courant de l’année 2018 ;
- qu’un travail de reconquête paysagère des espaces ainsi libérés sur la Pelouse de Reuilly soit mené, dans un objectif de végétalisation et pour « rendre ces espaces au Bois ».

Opération Gare de Lyon-Daumesnil

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement :

« Merci, Madame la Maire. Il s’agit d’une grande opération d’urbanisme pour notre arrondissement, 600 logements, des bureaux, des commerces de proximité, des équipements petite enfance, une école et une crèche, un jardin. Le projet est d’une ampleur proche de la caserne de Reuilly. Il s’agit d’un projet très structurant pour l’arrondissement. À ce stade de la réflexion, voici quelques remarques qui ne vous étonneront pas. La répartition des logements donne une large part aux logements sociaux avec 60%, seulement 20% de logements intermédiaires que nous appelons de nos vœux depuis longtemps, ainsi que 20% de logements libres.
Dans ces 60% de logements sociaux, avez-vous déjà identifié le pourcentage de logements étudiants ? La part des bureaux est très importante dans le projet, sachant que nous ne sommes pas loin de la Gare de Lyon et des tours Gamma. Dans la phase de concertation, nous serons attentifs et apporteurs d’idées pour les besoins d’équipements qui pourraient rejoindre ces 9 000 m² d’ateliers.»

Renouvellement de la charte des conseils de quartiers

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

«Je vais consacrer mon intervention exclusivement au renouvellement de la charte. Les conseils de quartier attendaient le renouvellement de cette charte. Bien qu’installés depuis 2001 et malgré le rôle actif de la Mairie du 12e pour faire évoluer les conseils de quartier, cette instance est encore mal connue et peut donner l’impression d’avoir un fonctionnement opaque. Nous sommes
régulièrement interrogés sur le rôle des conseils de quartier, sur ce que l’on peut y faire réellement et si cela sert réellement à quelque chose.
Ma conviction profonde est l’utilité réelle des conseils de quartier. Ainsi, le travail fait dans l’article 1 sur la définition et le rôle est réussi et vient clarifier des points importants évoqués par les conseillers de quartier qui ont participé
aux réunions préparatoires. J’ai également pu y assister.
Il s’agit d’un lieu où l’on s’informe des décisions municipales, un lieu où l’on peut participer à l’élaboration des projets municipaux, un lieu qui n’est pas un espace de prosélytisme politique. Le collège 1 dit « politique » n’existe plus. Les partis politiques ne nommeront plus de conseillers de quartier. Les conseillers seront tous tirés au sort et aucun ne se sentira investi d’un mandat particulier. La présence des associations a également été clarifiée dans la nouvelle charte. Oui aux associations dans les conseils de quartier, mais sur présentation d’un projet en lien avec le quartier. Cela permettra certainement de limiter les associations aujourd’hui inscrites, mais qui participent peu. Elles devraient se sentir impliquées.
En revanche, la charte n’évoque pas de nombre limité de membres pour ces associations dans les conseils de quartier. Au cas où il y aurait 40 membres d’une même association, je pense que la Mairie pourrait peut-être intervenir. La charte simplifie aussi la participation des personnes qui n’auraient pas été tirées au sort ou qui seraient arrivées dans l’arrondissement après et qui souhaiteraient s’intégrer dans un conseil de quartier. Il s’agit de l’article 3. La bonne volonté n’est pas découragée. Cela est lourdement répété par les conseils de quartier actuels, et je crois que la charte permet de répondre à cette attente. Un autre point positif n’a pas été présenté. Il s’agit de la notion de parité comme principe de base au sein des conseils de quartier. Cela ne doit pas être un critère de blocage pour l’action, mais il est important pour le symbole qu’elle soit inscrite dans la charte. Pouvons-nous espérer plus de femmes secrétaires de quartier à l’avenir ? Il me semble qu’à ce jour, nous n’avons que des hommes. Ce secrétaire joue un rôle dans la réussite des conseils de quartier. L’article 6 de la charte parle de désignation. Est-ce que le terme « élu » ne serait pas moins source de conflit ? La charte est plutôt floue sur la manière de désignation du secrétaire lors de l’assemblée générale. Aujourd’hui, la charte sous-entend tous les bénévoles et les habitants présents lors de l’assemblée générale.

Un dernier mot sur le manque de communication dont souffrent cruellement les conseils de quartier.Aujourd’hui, la Mairie du 12e partage les actualités des conseils de quartier sur la newsletter, le journal du 12e, les panneaux d’affichage, les pages Facebook. Cela est nécessaire, mais je crois que les conseils de quartier ont besoin d’une campagne de communication lancée au niveau de la Mairie de Paris. De l’affichage ou de la publicité radio ciblée qui permettrait d’expliquer aux Parisiens ce que sont les conseils de quartier et pourquoi il faut s’y investir. Je vous remercie. Nous voterons ce renouvellement de la charte. »

Tribune : Être une femme dans la rue et les transports

Et si nous parlions de la place des femmes dans l’espace public à Paris ?

Aujourd’hui encore, se déplacer dans la rue pour une femme oblige à des aménagements de comportements, que cela concerne la tenue, la posture ou le regard. Un compliment par ci, un regard appuyé par-là, pour beaucoup d’hommes c’est « sympa » et en aucun cas agressif, mais il faut imaginer ce regard ou ce compliment répété plusieurs fois par jour, pendant plusieurs semaines, pendant plusieurs années. Imaginez aussi la situation inverse ! Est-ce qu’une femme donne son avis sur la tenue d’un homme qu’elle croise dans la rue (« très joli pantalon ») ou siffle t-elle un inconnu qu’elle trouve désirable ?

En juillet, le Conseil de Paris a voté pour une incitation auprès des dirigeants de la RATP, du STIF et de la SNCF en faveur d’une sensibilisation au « manspreading ». Ce mot désigne une habitude masculine qui consiste à largement écarter les jambes, sans se soucier de la place que l’on occupe sur les sièges d’un transport en commun et obligeant ainsi sa (ses) voisine(s) à se « faire toute petite ».

Triste constat : l’inégalité persiste entre les femmes et les hommes. Au-delà du foyer (violences conjugales), du travail (inégalités salariales), l’espace public et les transports en commun sont des lieux supplémentaires où il existe une différence de traitement entre l’homme et la femme.

Des solutions pour changer ces comportements ? L’éducation dès le plus jeune âge pour apprendre l’égalité pleine et entière entre les femmes et les hommes, puis dans son quotidien relever et refuser les stéréotypes sexistes (dans les publicités, notamment) et enfin donner l’exemple par son comportement ou en ne laissant pas se dérouler une situation qui oblige la femme à « se faire discrète ».

Tribune parue dans le journal « Notre 12e » n°79 (septembre-octobre 2017)