Projet de Nouveau Plan Climat Air Energie de Paris vers une ville neutre en carbone et 100% énergies renouvelables en 2050.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Merci, Madame la Maire. Pour nous, Paris a un rôle majeur pour faire respecter les accords de Paris. Nous allons voter pour, et ce vote nous engage tous jusqu’en 2050. Le groupe UDI-MODEM et moi particulièrement, ne pouvons que soutenir cette vision
proposée pour Paris. La vision est-elle réaliste ? Assurément, non. Mais cette vision idéale de Paris en 2050, nous la voulons tous. Effectivement, les objectifs du précédent plan ne sont pas encore tous atteints. Nous ne pourrons que continuer d’accumuler le
retard. Mais un grand oui pour ce plan. J’en profite pour faire une explication de vote sur les vœux déposés. Nous serons
favorables. Je rends hommage au groupe UDI-MODEM qui avait déposé un vœu demandant également la possibilité de menus végétariens en juillet 2017 dans toutes les cantines scolaires, mais il avait été rejeté. Cela va dans le sens de ce que nous demandions. »

Aménagement d’une baignade publique dans le lac Daumesnil

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Merci, Madame la Maire. Sur la délibération, le groupe UDI-MODEM a toujours soutenu le Plan Nager à Paris voté en 2015, ainsi que la délibération votée en septembre 2016 visant à la création d’une baignade publique au lac Daumesnil. Mais la délibération de
ce soir ne mentionne ni les réserves émises par la Direction Générale de l’Environnement qui craint de lourds impacts sur le site pour la biodiversité, ni l’avis défavorable remis par la Préfecture de police suite au premier projet présenté par la Ville. Au Conseil d’arrondissement, nous ne pouvons pas voter pour un projet pour
lequel nous n’avons pas tous les documents nécessaires, documents qui arriveront sans doute d’ici le Conseil de Paris.

Concernant le vœu que vous déposez, Madame la Maire, au Conseil de Paris, vous avez sans doute dû assister régulièrement à des interventions du groupe UDI-MODEM qui s’est montré à plusieurs reprises dubitatif sur la faible qualité des prestations du marché de Noël des Champs-Elysées ou sur le positionnement de longue durée de la grande roue. Des réalités parisiennes que la Mairie de Paris a laissé s’installer. Le vœu de ce soir peut être interprété comme une nouvelle pierre à l’édifice anti-CAMPION que la Maire
de Paris essaie de bâtir, avec sans doute l’idée de faire oublier le laxisme d’hier. Or, la question de la Foire du Trône n’a pas été être associée à ce débat. Il faut être honnête, dans tous nos programmes municipaux 2014, nous évoquions la nécessité de requalifier la pelouse de Reuilly et la relocalisation de la Foire du Trône, ou a minima une nouvelle
manière de fonctionner. Ce sujet est majeur pour les riverains et tous les habitants du 12e arrondissement.

A titre personnel, je ne crois pas que la Foire du Trône puisse être déplacée dans Paris vu la configuration de notre ville ; la déplacer ne ferait que déplacer les nuisances vers d’autres riverains. Ceci est compliqué à défendre. Mais je crois que la solution pourrait
venir du Grand Paris, dans les projets de territoire autour desquels s’organise la Métropole. Ainsi, le vœu apporte des pistes très intéressantes pour limiter les nuisances de la Foire du Trône dans notre arrondissement. Mais je regrette qu’il ne fasse en
aucun cas mention de la possibilité d’ouvrir la réflexion avec la Métropole. Madame la Maire, vous qui y siégez, est-ce un sujet évoqué à la Métropole du Grand Paris ? Si oui, sous quelle forme ?
Pour ne pas engager mon groupe au Conseil de Paris, je m’abstiendrai ce soir sur ce vœu. »

Vœu présenté par Mme Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, rattaché à la délibération DEVE 156, relatif à la demande de réduction de moitié, à l’horizon 2019, de la surface dédiée à l’accueil de la Foire du Trône sur la Pelouse de Reuilly.

Considérant le projet de créer dans le Lac Daumesnil du Bois de Vincennes une baignade écologique saisonnière (de mi-juin et mi septembre) qui ouvrira à l’été 2019 ;
Considérant que ce projet vise à offrir un nouvel espace de détente et de loisirs, en particulier aux familles, tout en préservant la flore, la faune et la quiétude de ces espaces du Bois de Vincennes appréciés par les habitants du 12e et les usagers du Bois ;
Considérant que la Pelouse de Reuilly attenante au Lac Daumesnil accueille chaque année la Foire du Trône en avril/mai, appréciée pour ces animations et son caractère populaire, mais également source de nuisances importantes pour les habitants du 12e riverains de la Pelouse, les habitants des communes riveraines et les usagers du Bois ;
Considérant que la Mairie du 12e arrondissement, avec l’appui des services parisiens et de la Préfecture de Police s’attache, à chaque édition de la Foire du Trône, à encadrer cet événement d’ampleur pour en limiter au maximum les nuisances ;
Considérant qu’il n’a pas été possible pour le moment de trouver un nouveau lieu d’accueil pour la Foire du Trône, à l’échelle parisienne voire métropolitaine, plus adapté que la Pelouse de Reuilly ;
Considérant les vœux déjà adoptés en Conseil d’arrondissement et en Conseil de Paris pour engager la reconquête paysagère de la Pelouse de Reuilly, notamment par des projets de végétalisation ;
Considérant qu’une limitation de la superficie de la Pelouse de Reuilly dédiée à la Foire du Trône serait de nature à réduire les nuisances, permettant en particulier de mieux maîtriser les enjeux de sécurité, aux abords de la Foire comme en son sein, tout en facilitant le contrôle, par la Préfecture de Police, des métiers forains au regard des normes en vigueur ;
Considérant qu’une limitation de la durée de la Foire du Trône, à 6 semaines au maximum, et/ou de ses horaires d’ouverture tardifs en soirée, réduirait également son impact sur les quartiers environnants et le Bois ;

Sur proposition de Catherine Baratti-Elbaz, Maire du 12e arrondissement, le Conseil du 12e arrondissement forme le vœu :
- que la surface dédiée à l’accueil de la Foire du Trône, sur la Pelouse de Reuilly, soit réduite de moitié d’ici 2019 ;
- que cette surface plus limitée permette, en l’absence de site alternatif identifié à ce jour, de poursuivre l’accueil dans le 12e
de cette fête populaire, mais en réduisant significativement son impact sur les habitants du 12e riverains du site et ceux des Communes riveraines ;
- que soit également examinée la possibilité de limiter la durée de la Foire
(par exemple à 6 semaines) et/ou ses horaires d’ouverture tardifs en soirée ;
- que les réflexions d’ores et déjà engagées sous l’égide du Secrétariat général de la Ville de Paris pour proposer d’autres occupations positives de la Pelouse de Reuilly en dehors de ces périodes se poursuivent et puissent être présentées aux habitants dans le courant de l’année 2018 ;
- qu’un travail de reconquête paysagère des espaces ainsi libérés sur la Pelouse de Reuilly soit mené, dans un objectif de végétalisation et pour « rendre ces espaces au Bois ».

Opération Gare de Lyon-Daumesnil

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement :

« Merci, Madame la Maire. Il s’agit d’une grande opération d’urbanisme pour notre arrondissement, 600 logements, des bureaux, des commerces de proximité, des équipements petite enfance, une école et une crèche, un jardin. Le projet est d’une ampleur proche de la caserne de Reuilly. Il s’agit d’un projet très structurant pour l’arrondissement. À ce stade de la réflexion, voici quelques remarques qui ne vous étonneront pas. La répartition des logements donne une large part aux logements sociaux avec 60%, seulement 20% de logements intermédiaires que nous appelons de nos vœux depuis longtemps, ainsi que 20% de logements libres.
Dans ces 60% de logements sociaux, avez-vous déjà identifié le pourcentage de logements étudiants ? La part des bureaux est très importante dans le projet, sachant que nous ne sommes pas loin de la Gare de Lyon et des tours Gamma. Dans la phase de concertation, nous serons attentifs et apporteurs d’idées pour les besoins d’équipements qui pourraient rejoindre ces 9 000 m² d’ateliers.»

Renouvellement de la charte des conseils de quartiers

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

«Je vais consacrer mon intervention exclusivement au renouvellement de la charte. Les conseils de quartier attendaient le renouvellement de cette charte. Bien qu’installés depuis 2001 et malgré le rôle actif de la Mairie du 12e pour faire évoluer les conseils de quartier, cette instance est encore mal connue et peut donner l’impression d’avoir un fonctionnement opaque. Nous sommes
régulièrement interrogés sur le rôle des conseils de quartier, sur ce que l’on peut y faire réellement et si cela sert réellement à quelque chose.
Ma conviction profonde est l’utilité réelle des conseils de quartier. Ainsi, le travail fait dans l’article 1 sur la définition et le rôle est réussi et vient clarifier des points importants évoqués par les conseillers de quartier qui ont participé
aux réunions préparatoires. J’ai également pu y assister.
Il s’agit d’un lieu où l’on s’informe des décisions municipales, un lieu où l’on peut participer à l’élaboration des projets municipaux, un lieu qui n’est pas un espace de prosélytisme politique. Le collège 1 dit « politique » n’existe plus. Les partis politiques ne nommeront plus de conseillers de quartier. Les conseillers seront tous tirés au sort et aucun ne se sentira investi d’un mandat particulier. La présence des associations a également été clarifiée dans la nouvelle charte. Oui aux associations dans les conseils de quartier, mais sur présentation d’un projet en lien avec le quartier. Cela permettra certainement de limiter les associations aujourd’hui inscrites, mais qui participent peu. Elles devraient se sentir impliquées.
En revanche, la charte n’évoque pas de nombre limité de membres pour ces associations dans les conseils de quartier. Au cas où il y aurait 40 membres d’une même association, je pense que la Mairie pourrait peut-être intervenir. La charte simplifie aussi la participation des personnes qui n’auraient pas été tirées au sort ou qui seraient arrivées dans l’arrondissement après et qui souhaiteraient s’intégrer dans un conseil de quartier. Il s’agit de l’article 3. La bonne volonté n’est pas découragée. Cela est lourdement répété par les conseils de quartier actuels, et je crois que la charte permet de répondre à cette attente. Un autre point positif n’a pas été présenté. Il s’agit de la notion de parité comme principe de base au sein des conseils de quartier. Cela ne doit pas être un critère de blocage pour l’action, mais il est important pour le symbole qu’elle soit inscrite dans la charte. Pouvons-nous espérer plus de femmes secrétaires de quartier à l’avenir ? Il me semble qu’à ce jour, nous n’avons que des hommes. Ce secrétaire joue un rôle dans la réussite des conseils de quartier. L’article 6 de la charte parle de désignation. Est-ce que le terme « élu » ne serait pas moins source de conflit ? La charte est plutôt floue sur la manière de désignation du secrétaire lors de l’assemblée générale. Aujourd’hui, la charte sous-entend tous les bénévoles et les habitants présents lors de l’assemblée générale.

Un dernier mot sur le manque de communication dont souffrent cruellement les conseils de quartier.Aujourd’hui, la Mairie du 12e partage les actualités des conseils de quartier sur la newsletter, le journal du 12e, les panneaux d’affichage, les pages Facebook. Cela est nécessaire, mais je crois que les conseils de quartier ont besoin d’une campagne de communication lancée au niveau de la Mairie de Paris. De l’affichage ou de la publicité radio ciblée qui permettrait d’expliquer aux Parisiens ce que sont les conseils de quartier et pourquoi il faut s’y investir. Je vous remercie. Nous voterons ce renouvellement de la charte. »

Tribune : Le juste équilibre entre s’opposer et proposer

À l’occasion de la publication du compte-rendu de mi-mandat de Catherine Baratti-Elbaz, maire du 12e arrondissement, la mairie laisse à l’ensemble des groupes politiques présents au conseil d’arrondissement un espace pour s’exprimer.
500 signes c’est peu mais c’est toujours ça comme espace d’expression dans un document où habituellement l’opposition n’a pas sa place ! Voici le texte rédigé et publié pour l’occasion.

Notre groupe démontre une façon de faire de la politique plus apaisée, moins dogmatique et sans posture politicienne. Nous défendons nos convictions sur la nécessité de plus de logements intermédiaires pour maintenir la classe moyenne dans Paris, la piétonisation des quais qui va dans le sens de l’histoire. Enfin, nous avons défendu nos croyances humanistes et sur la responsabilité en soutenant le centre d’accueil des migrants et l’expérimentation de la salle de consommation à moindres risques.

Intervention sur l’expérimentation de collecte des déchets alimentaires des ménages à Paris (2e et 12e)

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Madame la Maire ou Madame l’adjointe à la Maire, pouvez-vous nous éclairer sur la méthode de distribution des bacs dans l’arrondissement ? Certains habitants ont été équipés très vite, mais d’autres attendent encore. C’est une question anecdotique, mais qui m’intéresse.
Nous sommes dans la phase d’expérimentation en vue de généraliser le dispositif. Nous sommes les habitants cobayes. C’est pourquoi je prends la parole pour vous faire un retour sur ce dispositif pour qu’il s’étende au mieux dans toute la capitale.

J’ai des retours plutôt positifs, car c’est une action majeure pour notre environnement, pour une politique zéro déchet, du moins une politique mieux déchet. En revanche, j’ai le sentiment que les habitants les moins convaincus sont ceux dont les poubelles sont au sous-sol dans des locaux fermés, et non dans des cours extérieures. Ces habitants parlent d’odeurs insoutenables dans le local poubelles. Les dernières chaleurs ont sans doute accentué ce problème. Au-delà de l’odeur, ils parlent de l’arrivée d’insectes et autres bêtes. Ces désagréments n’encouragent pas à poursuivre l’expérimentation. En comparaison, dans une cour comme chez moi, l’odeur et la présence d’insectes sont bien plus supportables.

Deux propositions. Ne faudrait-il pas prévoir un ramassage plus fréquent qu’une fois par semaine pour éviter que les déchets ne stagnent trop ? J’ai vu dans le journal que c’était plutôt deux fois par semaine. À terme peut-être. Ou bien il faudrait obliger à mettre cette poubelle à l’extérieur pour ne pas avoir d’odeurs et d’insectes.

Autre remarque sur le format des poubelles de compost qui ne correspondent pas aux autres poubelles. Elles sont plus petites. Dans de grands ensembles d’immeubles, cela peut vraiment handicaper le gardien qui n’a plus le matériel adapté. Il doit traiter la poubelle à part, ce qui ne facilite pas le travail. Je vous remercie pour vos réponses. »

Intervention sur Airbnb : Obligation d’enregistrement de la déclaration préalable prévue à l’article L314-1-1 du code du Tourisme

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Je suis étonnée d’être la seule inscrite sur cette question qui devrait tous nous passionner. Evidemment, je voterai en faveur de cette délibération qui vient enfin mettre un peu d’ordre dans l’anarchie des meublés touristiques loués entre particuliers via Internet. Des chiffres pour montrer l’ampleur du phénomène et l’urgence à agir. Paris, ce sont 75 000 chambres d’hôtel et 88 000 chambres sur Airbnb, contre 33 000 à New-York et 23 000 à Londres. Ce sont 20 000 logements qui ont disparu du parc locatif privé en 5 ans à Paris. Il était donc temps que Paris, après New-York, Amsterdam et Londres, donne un encadrement rigoureux à cette pratique qui pénalise des quartiers entiers de Paris, en réduisant l’offre de location pour les Parisiens et en faisant monter les prix à l’achat. Et qui pénalise également l’hôtellerie.

Pour donner toute son efficacité à ce dispositif, la Ville de Paris devra renforcer les contrôles face à tous ceux qui ne respectent pas la loi. Aujourd’hui, nous parlons de 25 agents dédiés à plus de 50 000 logements. Ce n’est pas assez. Il s’agit de donner des sanctions financières plus lourdes contre les propriétaires mal intentionnés. L’amende ne doit pas être inférieure à ce que rapporte le dispositif. Deux mesures importantes pour que les propriétaires ne se sentent pas intouchables. Merci. »

Budget Participatif “Plus de commerces dans les quartiers populaires” – Appel à projet relatif aux projets d’investissement des commerces des quartiers populaires.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Merci, Madame la Maire. J’ai également une question sur le jury. J’ai bien vu sa composition en page 4. Je me demandais si ce jury ne pouvait pas être sur le même mode que le jury Parisculteurs. Le groupe au Conseil de Paris avait associé l’opposition. J’avoue que cet exercice m’avait beaucoup plu personnellement, et le sujet m’intéresse. Je voulais savoir s’il était possible que l’opposition, au-delà des maires d’arrondissement de l’opposition, puisse y être associée. »

La question devait être portée au Conseil de Paris pour être débattue. Cela a pu être possible grâce à Anne Tachène, conseillère de Paris du 15e arrondissement qui a relayé ma demande lors du conseil de Paris du 4 juillet 2017 et a obtenu un avis favorable de la maire adjointe en charge de cette question.

L’arrondissement et l’opposition « sera » représenté lors du futur jury.

Intervention sur la Politique culturelle du 12e arrondissement.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Bravo. Merci pour ce contrat culture qui permet de dresser un état des lieux très complet de l’offre culturelle dans l’arrondissement. C’est l’occasion de nous rendre compte de la diversité de nos équipements : théâtre, danse, offre musicale, cirque, arts visuels, galeries, cinéma, même un musée avec la Cinémathèque, l’artisanat, des espaces de lecture à travers nos librairies indépendantes.

Encore une fois, notre arrondissement fait preuve d’une diversité incroyable, et c’est une véritable chance. Vous avez d’ailleurs lancé le Pass culture en 2015 avec l’objectif de faire mieux connaître aux habitants la richesse culturelle autour d’eux. Aujourd’hui, vous dénombrez 6 000 abonnés dans toute la capitale, dont 86% dans le 12e. Le chiffre est très encourageant, malheureusement un peu faible par rapport à l’ambition du Pass culture. Pour aider à son développement et pour que ce Pass culture touche un public plus large, pourquoi ne pas l’offrir à tous les nouveaux mariés du 12e arrondissement, public varié par excellence ?

Je soutiens les priorités d’actions que vous détaillez dans ce contrat culture, tout particulièrement votre volonté d’équilibrer l’offre sur tout le territoire du 12e, notamment vers le périphérique, ainsi que l’action que vous souhaitez mener avec les bailleurs sociaux. Les équipements culturels existent en périphérie. Nous pouvons citer le Musée de l’Histoire de l’Immigration ou encore le Théâtre du CISP. En revanche, un aspect n’est pas très présent, en tout cas pas formellement, il s’agit de la notion d’échange et de lien que la culture permet. Je pense par exemple au lien entre les générations. La culture permet de créer un lien intergénérationnel. Cela pourrait aussi être une priorité d’action. Des événements pourraient être organisés, faisant découvrir à l’autre sa culture : le slam, la danse de salon, le hip hop, le rap, le théâtre partagé, etc.

Madame la Maire, je sais que vous travaillez bien avec le directeur de l’Opéra Bastille. Profitez-en pour multiplier les échanges entre les élèves de nos écoles du primaire, du collège et du lycée pour leur faire découvrir l’opéra, mais aussi la variété des métiers et le savoir-faire nécessaire pour faire vivre un lieu comme celui-ci. Je pense qu’au moment des orientations scolaires, cela peut susciter des orientations. Nous voterons toutes les délibérations raccrochées. Merci. »

Intervention sur le bilan d’avancement de l’opération Petite Ceinture.

Point sur les usages de la petite ceinture, future voie de circulation douce pour les parisiens qui pourront profiter d’un nouvel espace vert.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement
« Vous connaissez notre ambition pour la Petite Ceinture, un lieu de promenade et une piste cyclable tout autour de Paris. Nous ne souhaitons pas la réversibilité du projet.
Nous ne souhaitons pas la possibilité de faire revenir le transport sur cet axe. Cela nous différencie de certains élus. Cependant le projet qui prend forme est bien un lieu de vie pour les piétons et les circulations douces comme le vélo. Ils vont côtoyer des lieux de culture, de loisirs et de sport accessibles au plus grand nombre. Il est dommage que ce bilan ne fasse pas état plus spécifiquement des actions menées sur la Petite Ceinture dans notre arrondissement. Au niveau de la villa du Bel Air, on parle de co-conception et de co-construction. Savons-nous sur quoi cela a débouché ?
Lors de ma dernière intervention, j’ai interrogé Madame KOMITES sur l’état des
structures SNCF du projet, tunnels et voûtes, pour savoir si des contraintes devaient être prises en compte pour les futurs aménagements. A l’époque, le travail était en cours. Je souhaiterais pouvoir en savoir un peu plus aujourd’hui. Je vous remercie. »

Pénélope KOMITES, Adjointe à la Maire de Paris, Conseillère de Paris
« Madame ROTA, le protocole passé avec la SNCF inclut bien la réversibilité, ce qui va rassurer Monsieur BONNET-OULALDJ. Nous ne savons pas ce qui pourra se passer d’ici 15 ou 20 ans, donc le protocole prévoit bien cette réversibilité. Je vous rassure concernant les études sur les tunnels et les voûtes. Nous avons aujourd’hui une vision beaucoup plus précise de ce qu’il est possible de faire. D’ailleurs, la délibération propose de mettre en œuvre ce fameux plan programme de valorisation économique de la Petite Ceinture. Cette délibération va permettre de définir le cadre économique et les outils de mise en œuvre opérationnelle qui pourront être lancés sur la Petite Ceinture. L’idée est d’avoir une vision globale à l’échelle parisienne et de trouver des activités diverses et variées qui ne soient pas tronçonnées arrondissement par arrondissement. Il s’agit d’avoir une vision globale, avec des bibliothèques, des restaurants, des jardins partagés, d’avoir un maximum d’usages.
Monsieur BONNET-OULALDJ : pourquoi pas desvélorails ? J’ai toujours donné mon accord à ce sujet, ainsi que Monsieur MISSIKA. Il s’agit pour les Parisiens de s’emparer de la globalité de cet espace, que les habitants du 12e aillent se promener dans le 17e ou dans le 18e. Cette délibération va permettre de lancer les différents marchés nécessaires afin de travailler sur la sécurisation. Un comité de pilotage aura lieu prochainement en mai ou en juin et présentera ces marchés de travaux aux maires d’arrondissement concernés, de manière à ce que les ouvertures soient réalisées dans les temps sur la totalité des tronçons. »