Vote Extension du jardin public Debergue

Sur ce sujet, je vous partage l’ensemble des débats. Christophe NAJDOVSKI a fait, ce soir là, un rappel historique de l’aménagement de l’espace.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement
« Je souhaitais entendre les débats avant de m’exprimer. J’ai lu et relu les délibérations. Sommes-nous d’accord sur le fait que nous ne parlions que du jardin ? Le groupe UDI-MODEM s’était également abstenu, voir avait voté contre le projet global de la programmation des logements. Sur l’augmentation du jardin, j’ai du mal à me positionner contre, mais je voulais confirmation que je m’engage pour un jardin plus grand, mais pas forcément pour trois bâtiments et 95 logements. Voilà pourquoi je souhaitais entendre les débats avant de me positionner. A priori, je l’ai faite lire autour de moi, il n’y a pas de piège, et je vote donc pour un jardin plus grand. »

Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, Conseillère de Paris
« Il n’y a pas de piège, je vous le confirme. Il s’agit juste de construire 2 500 m² de jardins.»

Christophe NAJDOVSKI, Adjoint à la Maire de Paris, Conseiller de Paris
« Merci Mme la Maire. Dans le droit fil de ce que vient de dire notre collègue Ophélie ROTA, cette délibération porte uniquement sur la question de l’extension du jardin. Donc, contrairement à ce que M. SEINGIER a dit, il ne s’agit pas du tout d’une délibération qui porte sur autre chose que la question de l’extension du jardin.

Permettez-moi de reprendre un peu l’historique du projet. Je remonterai à 2001, car en septembre 2001, il était voté par la majorité municipale du 12e arrondissement, à la suite de l’élection de Bertrand DELANOE en mars 2001, un projet d’aménagement du secteur Debergue, le Rendez-vous, qui prévoyait de réhabiliter des logements insalubres de la cité Debergue. Il faut rappeler qu’il existait des logements insalubres à cet endroit. Il s’agissait également de créer une première partie de jardins sur une parcelle qui appartient à la Ville de Paris. Ainsi, en 2006 a été créé le jardin Debergue Rendez-vous, qui est certes enclavé, mais qui fait déjà, maintenant depuis plus de dix ans, le bonheur des familles et des habitants du quartier.
Il s’agissait de la première phase, suite notamment à la mobilisation qui s’était tenue dès les années 90 par rapport à un projet initial, si je remonte encore plus loin, où il avait été question, dans les années 90 de percer une rue et de prolonger la cité Debergue jusqu’à l’avenue du Docteur Arnold NETTER pour en faire une rue circulée, avec un projet immobilier. Heureusement, ce projet avait été stoppé et complètement réorienté au début des années 2000, et dans la foulée de l’élection de Bertrand DELANOE, réorienté vers la création d’un grand jardin sur la parcelle qui appartenait à la Ville de Paris.

Il y a eu la volonté de poursuivre l’extension de ce jardin sur la deuxième partie de la parcelle, qui elle n’appartient pas à la Ville de Paris, mais à la RATP. Des discussions ont donc été menées avec la RATP, sachant que ce site était occupé par des activités sportives notamment. Il a donc fallu trouver des sites pour reloger ces activités sportives et négocier avec la RATP sur une parcelle qui n’appartient pas à la Ville de Paris. Or, la RATP a souhaité sur sa parcelle construire des logements avec sa filiale Logitransports, notamment des logements qui vont permettre d’accueillir des salariés de la RATP, comme des machinistes, c’est-à-dire des conducteurs de bus, sachant qu’une partie d’entre eux travaillent pour le réseau de bus parisien. Par exemple, nous avons un dépôt rue de Lagny dans le 20e arrondissement. Il s’agit aussi d’une bonne chose que de faire en sorte que les citoyens habitent près de leur lieu de travail.

Dans ces négociations, il a donc fallu faire un compromis avec la RATP pour à la fois poursuivre la volonté de la Ville de Paris, qui était l’extension du jardin, et c’est ce que nous sommes amenés à voter ici, 17 ans après le premier projet de création d’un jardin sur Debergue, et accepter aussi dans un paquet global les besoins qui avaient été exprimés par la RATP. La Ville en a profité pour dire qu’il fallait créer des équipements publics, et notamment une crèche, qui comportera 96 ou 99 berceaux, dans le quartier qui aujourd’hui en a le plus besoin, c’est-à-dire le quartier de Bel air nord, qui malgré les réalisations de la crèche Montera ou de la crèche du multi-accueil rue Fernand Fourreau, nécessite encore que l’on réalise de nouveaux équipements publics pour accueillir les enfants du quartier, qui sont nombreux.

C’est dans ce cadre qu’aujourd’hui, nous sommes amenés à voter cette délibération qui ne porte que sur l’extension du jardin. J’entends que nous aurions peut-être pu obtenir 100% du terrain étendu pour le jardin. Cela n’a pas été possible. On peut le regretter, mais dans une discussion avec la RATP, il nous a fallu faire des compromis et accepter, à partir du moment où nous ne sommes pas propriétaires, d’y réaliser aussi des logements pour les personnels de la RATP.

Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? M. SEINGIER n’hésite pas à le faire. On vote contre l’extension du jardin car on estime que des logements sont inclus dans ce projet. On n’est pas contents de cette construction de logements, donc on vote contre l’extension des jardins. Cela relève de votre responsabilité et je vous la laisse. Nous pensons qu’il faut, malgré tout, soutenir ce projet, car il s’agit d’un projet d’extension du jardin qui va augmenter sa surface de 40%. Il fait 6 300 m² aujourd’hui et il en fera 8 800 demain, c’est-à-dire presque un hectare au cœur d’un quartier qui en a absolument besoin.

Comme je le disais tout à l’heure, l’objet de cette délibération consiste à débattre sur le principe d’aménagement et sur la programmation du jardin. Nous en avons peu entendu parler ce soir, et peut-être que Mme HONORÉ pourra nous donner des précisions sur ce que contiendra ce futur jardin en termes d’espaces, pour les grands, les petits, les âgés et les moins âgés. Il nous est donc demandé d’approuver les demandes d’autorisation administratives qui sont nécessaires à la réalisation des travaux d’extension du jardin public Debergue. C’est tout ce qui nous est demandé, en conséquence, nous voterons pour cette délibération. »

Adoption du Plan Biodiversité de Paris 2018-2024

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement
« De notre côté également, nous soutenons et voterons ce plan de biodiversité à Paris. Il s’agit d’un nouveau plan très ambitieux. Nous en aurons un autre plus tard dans la soirée. Personne ne l’a encore fait, mais je crois qu’il faut souligner le travail d’orfèvre qui a été réalisé par les services à vos côtés, Pénélope KOMITES. Ce plan détaille avec une extrême précision la mise en place des 30 actions avec des objectifs à différentes dates : 2020, 2024, et fin 2030. Pour les élus attentifs qui voudraient suivre précisément la mise en place des actions, nous allons pouvoir accompagner cela, ainsi que le déroulement du plan tout au long de sa mise en place.

Ce plan, vous l’avez rappelé, doit faire de Paris une ville exemplaire en matière de biodiversité. Il y a encore quelques jours, j’aurais dû tirer la sonnette d’alarme en dénonçant certaines décisions prises par la Mairie de Paris qui vont à l’encontre de cette volonté d’exemplarité : la baignade du lac Daumesnil, un projet dont personne n’avait vraiment pris la mesure, et qui aurait entraîné d’énormes travaux sur cet espace symbole de biodiversité, qui respecte les espèces d’oiseaux, les arbres, etc. Heureusement, la mobilisation des associations, des habitants, et les différentes prises de parole des élus du 12e arrondissement ou Parisiens ont eu un écho, et la Ville a revu sa copie pour le lac Daumesnil. Vous nous l’avez confirmé, Mme la Maire, à l’instant. Effectivement, il existe une nécessité d’espaces de fraîcheur pour les Franciliens, mais nous pouvons résoudre ce problème autrement que par de très gros travaux.

Dernier point, comme mon collège Matthieu SEINGIER, j’ai effectivement vu la délibération DEVE 011 sur l’espace Saint Louis, qui constitue plutôt un projet enthousiasmant, avec le réaménagement de cet espace, qui est aujourd’hui un grand parking et qui va devenir une large pelouse, avec des espaces un peu plus partagés entre piétons, vélos et voitures.

Concernant les vœux, je voterai les deux vœux présentés. Sur la pollution lumineuse, sauf erreur de ma part, pour moi ce vœu était nécessaire, puisque le plan n’expliquait pas clairement sur ce point l’obligation de respecter la biodiversité. En allumant les parcs en permanence, cela s’avère compliqué. Ce vœu est utile, et ce combat est partagé au Conseil de Paris par le groupe UDI-MODEM, donc vous vous retrouverez sur ce sujet. Je vous remercie. »

Débat organisé autour de la politique d’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes dans le 12e arrondissement.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Merci Mme la Maire, quel plaisir d’avoir tant de monde dans le public pour ce débat ! Votre présentation et la communication écrite que vous nous avez fournie en amont du conseil démontrent bien l’implication de notre arrondissement sur les questions d’égalité entre les femmes et les hommes et dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Le travail et l’engagement de vos élus sur ces questions – et je citerai particulièrement Emmanuelle PIERRE-MARIE – viennent renforcer votre propre action et votre propre engagement, Mme la Maire, régulièrement en actes et en paroles.
Je soutiens et je félicite donc l’ensemble des actions menées dans l’arrondissement et présentées, des actions symboliques et donc primordiales, telles que la communication sans stéréotype de sexe ou la reconquête de l’espace public à travers des dénominations de places ou de rues, ou encore des actions de plus grande envergure, comme les centres d’hébergement avec des places dédiées aux femmes.
À ce titre, j’appelle la Région et l’Etat à finaliser le financement pour la résidence sociale pour les femmes victimes de violences que vous souhaitez ouvrir dans le 12e arrondissement. J’ai assuré la rédaction de cette intervention avant le vœu, donc vous connaissez à présent ma position sur ce voeu.

Pour aller plus loin, deux aspects de l’égalité hommes/femmes sont à mon sens peu présents dans cette communication : le harcèlement de rue et la question du consentement. En premier volet, je me permets de souligner le travail d’un groupe parlementaire sur la verbalisation du harcèlement de rue, groupe de travail auquel a participé notre députée Laetitia AVIA. Ce groupe de travail a ainsi préconisé la création d’une nouvelle infraction, qu’on appellerait l’« outrage sexiste et sexuel », qui sera puni d’une contravention. Certains disent déjà que la verbalisation sera difficile, et alors ? Cela n’enlève en rien la valeur de cette mesure. Le message envoyé est clair : l’Etat et la loi sont du côté de la femme insultée pour des raisons sexuelles ou sexistes.

Sur le volet du consentement, cette question me paraît essentielle et constituera sans doute une nouvelle étape en matière de pédagogie et d’éducation des enfants et des adolescents. De nombreux documentaires et témoignages abordent cette question cruciale afin que les relations soient réellement égalitaires entre les hommes et les femmes. Dans votre dispositif, que vous appelez
« collège pour l’égalité », cet aspect pourrait être développé et à mon avis, il l’est déjà fortement par les intervenants.

Pour terminer, je souhaiterais lire un extrait de la tribune sur les violences sexistes dans l’espace public, que j’ai pu faire paraitre en tant que présidente de groupe en octobre dernier dans le journal du 12e arrondissement. Ici, je peux lui donner une seconde exposition.
«  Aujourd’hui encore, se déplacer dans les rues, pour une femme, oblige à des aménagements de comportement, que cela concerne la tenue, la posture ou le regard : un compliment par-ci, un regard appuyé par-là, pour beaucoup d’hommes, c’est sympa et en aucun cas agressif. Mais il faut imaginer ce regard ou ce compliment répété plusieurs fois par jour, pendant plusieurs semaines, pendant plusieurs années. A présent, imaginez la situation inverse : est-ce qu’une femme donne son avis sur la tenue d’un homme qu’elle croise dans la rue, ou siffle-t-elle un inconnu qu’elle trouve désirable ? Triste constat, rappelé par Emmanuelle PIERRE-MARIE d’ailleurs, l’inégalité persiste entre les femmes et les hommes, au-delà du foyer – violences conjugales, du travail – inégalité salariale, l’espace public et les transports en commun sont des lieux supplémentaires où il existe une différence de traitement.
Des solutions pour changer ces comportements : l’éducation dès le plus jeune âge pour apprendre l’égalité pleine et entière entre les femmes et les hommes ; dans son quotidien, relever et refuser les stéréotypes sexistes, dans les publicités notamment, et enfin, donner l’exemple par son comportement en ne laissant pas se dérouler une situation qui oblige la femme à se faire discrète.

Je vous remercie. »

Vœu relatif au déploiement du nouveau Vélib’, déposé par les élus du groupe UDI-MoDem.

Lors du conseil du 22 janvier 2018, nous avons re-déposé un voeu concernant la mise en place des nouveaux vélib’. Un précédent voeu avait été présenté en conseil d’arrondissement en novembre 2017, il avait été rejeté en conseil d’arrondissement…mais adopté en Conseil de Paris quelques semaines plus tard. Celui-ci aussi sera rejeté – ce qui est plutôt incompréhensible car nos différentes couleurs politiques nous font faire le même constat : échec total de la mise en place des nouveaux vélib » par Smovengo et donc la nécessité d’une indemnisation totale des usagers.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement, rapporteure :

« Ce vœu reprend l’esprit de celui déposé en novembre dernier qui demandait la prolongation gratuite de six mois de l’abonnement pour tous les abonnés ayant à subir une détérioration du service Vélib’. La majorité municipale du 12e arrondissement avait voté contre ce vœu à l’unanimité. Or, en conseil d’arrondissement, quelques jours plus tard, la Ville a repris le contenu de ce vœu demandant que soit étudiée la mise en place d’une compensation pour les abonnés annuels de Vélib’. Depuis des compensations ont été votées par le syndicat Vélib’ que vous présidez Madame la Maire. Nous nous en réjouissons et ce vœu en demande encore plus.
Ce vœu réitère la demande d’une prolongation gratuite des abonnements pour six mois et ajoute que soit proposée une prolongation de la remise de 50% sur les mensualités d’avril et des mois suivants jusqu’à ce que le service soit totalement opérationnel. Nous devons tout faire pour maintenir l’attractivité et le réflexe Vélib’ pour les Parisiens. La prise en compte de façon réaliste des désagréments subis y participe. Je vous remercie. »

VŒU 122018-001 : Vœu à la Maire de Paris, relatif au déploiement du nouveau Vélib’, déposé par les élus du groupe UDI-MoDem.

Considérant que le service Vélib’ compte actuellement 300 000 abonnés et a permis d’effectuer environ 340 millions de déplacements entre 2007 et 2017 ;
Considérant que la Ville de Paris a décidé en décembre 2016 d’abandonner la gestion de Vélib’ au profit du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole ;
Considérant que selon les statuts du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, les deux représentants de la Ville de Paris au sein de ce Syndicat, tous deux issus de la majorité municipale, disposent d’une majorité des voix dans les votes qui concernent la compétence Vélib’ ;
Considérant que le 12 avril 2017, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole a attribué le nouveau contrat Vélib’ pour les 15 prochaines années au consortium Smovengo ;
Considérant que la grille tarifaire du nouveau service Vélib’ a été votée par le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole le 9 novembre ;
Considérant que cette nouvelle grille prévoit des hausses de tarif significatives pour la location de vélos mécaniques. Ainsi, le ticket « journée » passe pour commencer de 1,70 € à 5 € (soit 194 % d’augmentation), ensuite, le ticket « semaine » passe de 8 € à 15 € (soit 87,5 % d’augmentation) et enfin l’abonnement pour un an, payé en 12 mensualités, passe de 29 € à 37,20 € (soit 28 % d’augmentation) ;
Considérant que du fait du changement de prestataire, une phase de transition, prévue initialement pour une durée de 6 mois, a débuté depuis début octobre 2017 afin de substituer l’ancien matériel et les anciennes bornes par ceux du nouveau prestataire, notamment sur le millier de stations que compte Paris intramuros ;
Considérant qu’entre octobre et décembre 2017, le service a été très fortement perturbé par les travaux, le nombre de stations et de vélos disponibles diminuant régulièrement ;
Considérant de plus que du fait d’un défaut d’information et d’un manque d’anticipation de la part de la Ville et du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, de nombreux Parisiens se sont trouvés désemparés face à cette situation ;
Considérant que dans le cadre de la phase de transition, 50% des stations étaient censées être disponibles au 1er janvier 2018, moment du basculement de l’ancien vers le nouvel opérateur ;
Considérant que dans les faits, moins de 80 stations sur les 500 initialement prévues étaient disponibles au 1er janvier, chiffre qui a diminué dans les premiers jours de l’année pour atteindre seulement 62 stations disponibles le 5 janvier, soit à peine 6% du nombre total de stations à Paris ;
Considérant de plus que de nombreux abonnés n’ont jamais reçu le mail contenant les informations nécessaires à la migration de leur abonnement de l’ancien vers le nouveau prestataire, ce qui nécessite de prendre contact avec un service client débordé pour pouvoir enfin effectuer cette migration ;
Considérant qu’alors que le retard en termes de montage des nouvelles stations était connu dès la fin de l’année 2017, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole a attendu début janvier et le constat d’un service totalement inopérant pour exiger du prestataire le doublement des équipes sur le terrain et au centre d’appels ;
Considérant que dès le mois de novembre 2017, le groupe UDI-MoDem a demandé, par l’intermédiaire d’un voeu déposé en Conseil de Paris, que les abonnés bénéficient d’une juste compensation face à la forte dégradation du service Vélib’ ;
Considérant qu’à la suite du dépôt de ce voeu, l’exécutif avait admis une détérioration du service et s’était engagé, en lien avec le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, à étudier la mise en place d’une compensation pour les abonnés annuels Vélib’ ;

Considérant que face à la très forte dégradation du service Vélib’, sur laquelle le groupe UDI-MoDem avait à de nombreuses reprises alerté l’exécutif parisien, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, a voté le 9 janvier deux mesures de compensation pour les utilisateurs, à savoir :

- Un crédit de 3 heures offert aux usagers abonnés avant le 1er janvier 2018, leur permettant notamment d’utiliser gratuitement les Vélib’ électriques ;
- Une remise de 50% sur les mensualités de janvier, février et mars pour les nouveaux abonnés Vélib’ ainsi que pour ceux arrivant à renouvellement ;

Considérant que ces mesures de compensation ne sont absolument pas à la hauteur du préjudice subi par les utilisateurs pendant de nombreux mois ;
Considérant de plus qu’alors que le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole percevra des pénalités financières de la part du nouveau prestataire Vélib’ du fait du non-respect de ses obligations contractuelles, il serait légitime que celles-ci soient consacrées à offrir des compensations plus en adéquation avec la dégradation du service rendu aux utilisateurs.

Les élus du groupe UDI-MoDem du 12e émettent le vœu :
- Qu’en plus des mesures déjà votées par le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, la Ville de Paris, dans le cadre de son rôle au sein de ce Syndicat, mette tout en œuvre afin que les abonnés Vélib’ ayant à subir la forte dégradation du service depuis octobre 2017 obtiennent une compensation consistant en :
- Une prolongation gratuite de leur abonnement de 6 mois pour les abonnés avant le 1er janvier 2018 ;
- Une prolongation de la remise de 50% sur les mensualités d’avril et des mois suivants jusqu’à ce que le service soit totalement opérationnel pour les nouveaux abonnés.

Votants : 28 dont 4 pouvoirs
Pour : 6 voix :
05 voix groupe Les Républicains
01 voix groupe UDI-MODEM
Contre : 22 voix dont 4 pouvoirs

Débat organisé autour de la Communication sur la politique du logement et l’habitat .

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Merci, Madame la Maire. J’en profite pour vous remercier de nous donner la parole sur de tels sujets. Le logement est une priorité de l’action municipale. Nul besoin de longue démonstration pour nous convaincre que du logement dépend de plus en plus le pouvoir d’achat des Parisiens.

Depuis 2014, la situation s’est accentuée. La Mairie de Paris n’a malheureusement pas su mettre fin à la spéculation qui touche surtout les plus fragiles et les classes moyennes. A Paris, le logement ne répond plus aux besoins des habitants pour être logés au juste prix dans la ville de leur choix. Pourtant, ce serait de mauvaise foi de dire que la Mairie de Paris n’agit pas. Elle fait des choses, elle expérimente, elle enfonce des portes, elle a raison de construire du logement social à l’Ouest de Paris. Mais la question de la politique du logement est le vrai marqueur de la différence entre majorité et opposition aujourd’hui.

L’une des réponses apportées est la production de logements sociaux tous azimuts. Dans le 12e arrondissement, nous sommes doublement concernés avec un objectif affiché de 25% de logements sociaux en 2025 et de 30% en 2030. Objectif qui ne figure pas dans la communication. Les nombreux programmes immobiliers nouveaux quartiers : la caserne de Reuilly avec 600 logements dont 300 logements sociaux, Gare de Lyon-Daumesnil, 600 logements également et 4 000 logements pour Bercy-Charenton.
Le logement social, c’est aussi le logement étudiant, pour les jeunes travailleurs. Il n’est pas question pour nous de revenir sur ces logements. Cependant, en matière de logement, nous avons trois convictions.

Le logement social doit être une étape dans le parcours résidentiel et ne peut être un choix définitif. Nous devons pouvoir en bénéficier lorsque notre vie l’exige mais la situation ne doit pas être figée.
L’importance d’améliorer la mutation dans les logements sociaux pour prendre en compte les réalités des foyers. Nous avons voté une charte des mutations pour accompagner les bailleurs sociaux à mieux gérer les changements de situation au sein du parc social. Nous demandons la mise en place de baux à durée déterminée pour les logements sociaux, non pas pour mettre dehors les occupants au bout de quelques années mais pour obliger les bailleurs sociaux à vérifier que la situation des locataires est toujours en accord avec les conditions d’éligibilité au logement social.

Proposer du logement intermédiaire en plus grande quantité pour permettre aux classes moyennes de continuer à se loger à Paris. Pour nous, ce parc est une vraie réponse à la crise du logement car il vient faire la jonction entre le parc social et le parc privé. Il y a de votre part, des signes et des actions en faveur de ce logement PLS mais ce n’est pas suffisant ni durable.

En tant qu’élus d’opposition, on fait essentiellement appel à nous pour des questions de logement, toujours de façon désespérée. Que ce soit pour l’attente d’un logement social ou pour des problèmes de vandalisme dans une copropriété. La Mairie de Paris a permis cette année aux gardiens de verbaliser les actes d’incivilité dans le parc social. Le 12e arrondissement est pourvu de 10 agents. C’est un début. Est-ce que des postes supplémentaires sont déjà prévus ? Nous sommes aussi sollicités pour des rencontres dans l’espoir de faire accélérer des demandes de logement. Je souligne votre décision courageuse un an auparavant de ne plus recevoir individuellement les demandeurs de logement. Ces rendez-vous peuvent être très rassurants mais ne sont qu’une mise en scène. En revanche, il est primordial de multiplier les points de contact formels et informels pour expliquer aux demandeurs de logement, comment cela fonctionne et le véritable pouvoir de décision de la Mairie, et pour construire un dossier.

Pour nous, il faut poursuivre l’encadrement rigoureux du dispositif Airbnb qui pénalise des quartiers entiers à double titre : moins de logements à louer ou à acheter, hausse de prix pour les appartements restants. Le 12e arrondissement est encore peu concerné. Il faut réfléchir à la politique du logement à l’échelle de la métropole, ne plus raisonner à l’intérieur du périphérique. La densité urbaine est en constante augmentation. Dans notre arrondissement, les projets immobiliers vont remplir les derniers espaces libres. Pour continuer à loger les Parisiens, je ne vois pas d’autre solution que d’ouvrir notre regard vers la Métropole et la Région. »

Projet de Nouveau Plan Climat Air Energie de Paris vers une ville neutre en carbone et 100% énergies renouvelables en 2050.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Merci, Madame la Maire. Pour nous, Paris a un rôle majeur pour faire respecter les accords de Paris. Nous allons voter pour, et ce vote nous engage tous jusqu’en 2050. Le groupe UDI-MODEM et moi particulièrement, ne pouvons que soutenir cette vision
proposée pour Paris. La vision est-elle réaliste ? Assurément, non. Mais cette vision idéale de Paris en 2050, nous la voulons tous. Effectivement, les objectifs du précédent plan ne sont pas encore tous atteints. Nous ne pourrons que continuer d’accumuler le
retard. Mais un grand oui pour ce plan. J’en profite pour faire une explication de vote sur les vœux déposés. Nous serons
favorables. Je rends hommage au groupe UDI-MODEM qui avait déposé un vœu demandant également la possibilité de menus végétariens en juillet 2017 dans toutes les cantines scolaires, mais il avait été rejeté. Cela va dans le sens de ce que nous demandions. »

Aménagement d’une baignade publique dans le lac Daumesnil

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Merci, Madame la Maire. Sur la délibération, le groupe UDI-MODEM a toujours soutenu le Plan Nager à Paris voté en 2015, ainsi que la délibération votée en septembre 2016 visant à la création d’une baignade publique au lac Daumesnil. Mais la délibération de
ce soir ne mentionne ni les réserves émises par la Direction Générale de l’Environnement qui craint de lourds impacts sur le site pour la biodiversité, ni l’avis défavorable remis par la Préfecture de police suite au premier projet présenté par la Ville. Au Conseil d’arrondissement, nous ne pouvons pas voter pour un projet pour
lequel nous n’avons pas tous les documents nécessaires, documents qui arriveront sans doute d’ici le Conseil de Paris.

Concernant le vœu que vous déposez, Madame la Maire, au Conseil de Paris, vous avez sans doute dû assister régulièrement à des interventions du groupe UDI-MODEM qui s’est montré à plusieurs reprises dubitatif sur la faible qualité des prestations du marché de Noël des Champs-Elysées ou sur le positionnement de longue durée de la grande roue. Des réalités parisiennes que la Mairie de Paris a laissé s’installer. Le vœu de ce soir peut être interprété comme une nouvelle pierre à l’édifice anti-CAMPION que la Maire
de Paris essaie de bâtir, avec sans doute l’idée de faire oublier le laxisme d’hier. Or, la question de la Foire du Trône n’a pas été être associée à ce débat. Il faut être honnête, dans tous nos programmes municipaux 2014, nous évoquions la nécessité de requalifier la pelouse de Reuilly et la relocalisation de la Foire du Trône, ou a minima une nouvelle
manière de fonctionner. Ce sujet est majeur pour les riverains et tous les habitants du 12e arrondissement.

A titre personnel, je ne crois pas que la Foire du Trône puisse être déplacée dans Paris vu la configuration de notre ville ; la déplacer ne ferait que déplacer les nuisances vers d’autres riverains. Ceci est compliqué à défendre. Mais je crois que la solution pourrait
venir du Grand Paris, dans les projets de territoire autour desquels s’organise la Métropole. Ainsi, le vœu apporte des pistes très intéressantes pour limiter les nuisances de la Foire du Trône dans notre arrondissement. Mais je regrette qu’il ne fasse en
aucun cas mention de la possibilité d’ouvrir la réflexion avec la Métropole. Madame la Maire, vous qui y siégez, est-ce un sujet évoqué à la Métropole du Grand Paris ? Si oui, sous quelle forme ?
Pour ne pas engager mon groupe au Conseil de Paris, je m’abstiendrai ce soir sur ce vœu. »

Vœu présenté par Mme Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, rattaché à la délibération DEVE 156, relatif à la demande de réduction de moitié, à l’horizon 2019, de la surface dédiée à l’accueil de la Foire du Trône sur la Pelouse de Reuilly.

Considérant le projet de créer dans le Lac Daumesnil du Bois de Vincennes une baignade écologique saisonnière (de mi-juin et mi septembre) qui ouvrira à l’été 2019 ;
Considérant que ce projet vise à offrir un nouvel espace de détente et de loisirs, en particulier aux familles, tout en préservant la flore, la faune et la quiétude de ces espaces du Bois de Vincennes appréciés par les habitants du 12e et les usagers du Bois ;
Considérant que la Pelouse de Reuilly attenante au Lac Daumesnil accueille chaque année la Foire du Trône en avril/mai, appréciée pour ces animations et son caractère populaire, mais également source de nuisances importantes pour les habitants du 12e riverains de la Pelouse, les habitants des communes riveraines et les usagers du Bois ;
Considérant que la Mairie du 12e arrondissement, avec l’appui des services parisiens et de la Préfecture de Police s’attache, à chaque édition de la Foire du Trône, à encadrer cet événement d’ampleur pour en limiter au maximum les nuisances ;
Considérant qu’il n’a pas été possible pour le moment de trouver un nouveau lieu d’accueil pour la Foire du Trône, à l’échelle parisienne voire métropolitaine, plus adapté que la Pelouse de Reuilly ;
Considérant les vœux déjà adoptés en Conseil d’arrondissement et en Conseil de Paris pour engager la reconquête paysagère de la Pelouse de Reuilly, notamment par des projets de végétalisation ;
Considérant qu’une limitation de la superficie de la Pelouse de Reuilly dédiée à la Foire du Trône serait de nature à réduire les nuisances, permettant en particulier de mieux maîtriser les enjeux de sécurité, aux abords de la Foire comme en son sein, tout en facilitant le contrôle, par la Préfecture de Police, des métiers forains au regard des normes en vigueur ;
Considérant qu’une limitation de la durée de la Foire du Trône, à 6 semaines au maximum, et/ou de ses horaires d’ouverture tardifs en soirée, réduirait également son impact sur les quartiers environnants et le Bois ;

Sur proposition de Catherine Baratti-Elbaz, Maire du 12e arrondissement, le Conseil du 12e arrondissement forme le vœu :
- que la surface dédiée à l’accueil de la Foire du Trône, sur la Pelouse de Reuilly, soit réduite de moitié d’ici 2019 ;
- que cette surface plus limitée permette, en l’absence de site alternatif identifié à ce jour, de poursuivre l’accueil dans le 12e
de cette fête populaire, mais en réduisant significativement son impact sur les habitants du 12e riverains du site et ceux des Communes riveraines ;
- que soit également examinée la possibilité de limiter la durée de la Foire
(par exemple à 6 semaines) et/ou ses horaires d’ouverture tardifs en soirée ;
- que les réflexions d’ores et déjà engagées sous l’égide du Secrétariat général de la Ville de Paris pour proposer d’autres occupations positives de la Pelouse de Reuilly en dehors de ces périodes se poursuivent et puissent être présentées aux habitants dans le courant de l’année 2018 ;
- qu’un travail de reconquête paysagère des espaces ainsi libérés sur la Pelouse de Reuilly soit mené, dans un objectif de végétalisation et pour « rendre ces espaces au Bois ».

Opération Gare de Lyon-Daumesnil

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement :

« Merci, Madame la Maire. Il s’agit d’une grande opération d’urbanisme pour notre arrondissement, 600 logements, des bureaux, des commerces de proximité, des équipements petite enfance, une école et une crèche, un jardin. Le projet est d’une ampleur proche de la caserne de Reuilly. Il s’agit d’un projet très structurant pour l’arrondissement. À ce stade de la réflexion, voici quelques remarques qui ne vous étonneront pas. La répartition des logements donne une large part aux logements sociaux avec 60%, seulement 20% de logements intermédiaires que nous appelons de nos vœux depuis longtemps, ainsi que 20% de logements libres.
Dans ces 60% de logements sociaux, avez-vous déjà identifié le pourcentage de logements étudiants ? La part des bureaux est très importante dans le projet, sachant que nous ne sommes pas loin de la Gare de Lyon et des tours Gamma. Dans la phase de concertation, nous serons attentifs et apporteurs d’idées pour les besoins d’équipements qui pourraient rejoindre ces 9 000 m² d’ateliers.»

Renouvellement de la charte des conseils de quartiers

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

«Je vais consacrer mon intervention exclusivement au renouvellement de la charte. Les conseils de quartier attendaient le renouvellement de cette charte. Bien qu’installés depuis 2001 et malgré le rôle actif de la Mairie du 12e pour faire évoluer les conseils de quartier, cette instance est encore mal connue et peut donner l’impression d’avoir un fonctionnement opaque. Nous sommes
régulièrement interrogés sur le rôle des conseils de quartier, sur ce que l’on peut y faire réellement et si cela sert réellement à quelque chose.
Ma conviction profonde est l’utilité réelle des conseils de quartier. Ainsi, le travail fait dans l’article 1 sur la définition et le rôle est réussi et vient clarifier des points importants évoqués par les conseillers de quartier qui ont participé
aux réunions préparatoires. J’ai également pu y assister.
Il s’agit d’un lieu où l’on s’informe des décisions municipales, un lieu où l’on peut participer à l’élaboration des projets municipaux, un lieu qui n’est pas un espace de prosélytisme politique. Le collège 1 dit « politique » n’existe plus. Les partis politiques ne nommeront plus de conseillers de quartier. Les conseillers seront tous tirés au sort et aucun ne se sentira investi d’un mandat particulier. La présence des associations a également été clarifiée dans la nouvelle charte. Oui aux associations dans les conseils de quartier, mais sur présentation d’un projet en lien avec le quartier. Cela permettra certainement de limiter les associations aujourd’hui inscrites, mais qui participent peu. Elles devraient se sentir impliquées.
En revanche, la charte n’évoque pas de nombre limité de membres pour ces associations dans les conseils de quartier. Au cas où il y aurait 40 membres d’une même association, je pense que la Mairie pourrait peut-être intervenir. La charte simplifie aussi la participation des personnes qui n’auraient pas été tirées au sort ou qui seraient arrivées dans l’arrondissement après et qui souhaiteraient s’intégrer dans un conseil de quartier. Il s’agit de l’article 3. La bonne volonté n’est pas découragée. Cela est lourdement répété par les conseils de quartier actuels, et je crois que la charte permet de répondre à cette attente. Un autre point positif n’a pas été présenté. Il s’agit de la notion de parité comme principe de base au sein des conseils de quartier. Cela ne doit pas être un critère de blocage pour l’action, mais il est important pour le symbole qu’elle soit inscrite dans la charte. Pouvons-nous espérer plus de femmes secrétaires de quartier à l’avenir ? Il me semble qu’à ce jour, nous n’avons que des hommes. Ce secrétaire joue un rôle dans la réussite des conseils de quartier. L’article 6 de la charte parle de désignation. Est-ce que le terme « élu » ne serait pas moins source de conflit ? La charte est plutôt floue sur la manière de désignation du secrétaire lors de l’assemblée générale. Aujourd’hui, la charte sous-entend tous les bénévoles et les habitants présents lors de l’assemblée générale.

Un dernier mot sur le manque de communication dont souffrent cruellement les conseils de quartier.Aujourd’hui, la Mairie du 12e partage les actualités des conseils de quartier sur la newsletter, le journal du 12e, les panneaux d’affichage, les pages Facebook. Cela est nécessaire, mais je crois que les conseils de quartier ont besoin d’une campagne de communication lancée au niveau de la Mairie de Paris. De l’affichage ou de la publicité radio ciblée qui permettrait d’expliquer aux Parisiens ce que sont les conseils de quartier et pourquoi il faut s’y investir. Je vous remercie. Nous voterons ce renouvellement de la charte. »

Tribune : Le juste équilibre entre s’opposer et proposer

À l’occasion de la publication du compte-rendu de mi-mandat de Catherine Baratti-Elbaz, maire du 12e arrondissement, la mairie laisse à l’ensemble des groupes politiques présents au conseil d’arrondissement un espace pour s’exprimer.
500 signes c’est peu mais c’est toujours ça comme espace d’expression dans un document où habituellement l’opposition n’a pas sa place ! Voici le texte rédigé et publié pour l’occasion.

Notre groupe démontre une façon de faire de la politique plus apaisée, moins dogmatique et sans posture politicienne. Nous défendons nos convictions sur la nécessité de plus de logements intermédiaires pour maintenir la classe moyenne dans Paris, la piétonisation des quais qui va dans le sens de l’histoire. Enfin, nous avons défendu nos croyances humanistes et sur la responsabilité en soutenant le centre d’accueil des migrants et l’expérimentation de la salle de consommation à moindres risques.