Intervention sur l’opération « Debergue Rendez-Vous » à Paris 12e – Autorisation de signer avec la RATP et Logis Transports

Ce projet fait parti des grands projets d’aménagement de notre arrondissement et soulève de nombreuses questions. Un collectif d’habitant s’est même monté : le collectif Netter-Debergue. Retrouvez mon intervention et la réponse de Mme la maire qui permet de faire le point sur l’avancement du projet.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement
«
Loin des clivages, je vais faire une intervention sur le même ton que mon collègue, Monsieur BONNET-OULALDJ. Le projet évoque des priorités des Parisiens, un espace vert, des places supplémentaires en crèche, des logements. Le projet est plutôt séduisant. Nous ne pouvons cependant pas ignorer les interrogations soulevées par ce projet. Votre rôle, Madame la Maire, est de répondre aux inquiétudes qui s’expriment dans le quartier.
Vous n’ignorez pas la mobilisation de l’association Netter Debergue, qui est certainement parmi nous ce soir. Certaines personnes du quartier s’étonnent
que vous ne soyez pas assez attentive à leurs revendications et que vous ne les receviez pas. Sans flatterie, aucune, cela re ressemble pas à la manière dont vous exercer votre mandat.
D’autres questions ont besoin de trouver des réponses. Quel réel impact des nouveaux logements dans le paysage urbain ? Vous venez de parler du club sportif, mais des informations contradictoires circulent. Vous évoquez Bercy, mais vous évoquez aussi dans la délibération que les locaux RATP vont être déplacés de quelques mètres sur l’avenue Arnold Netter. Qu’en est-il ?

Un mot sur le jardin prévu dans le projet. Le conseil de quartier Bel Air Nord soulève le volet sécurité. Le jardin Debergue est assez apprécié, mais son manque de luminosité est souvent reproché. Il contient de petits recoins dans lesquels il est possible de se cacher. Ce n’est pas très rassurant pour les usagers de ce jardin et pour les habitants. De petites mises en garde pour ne pas reproduire les mêmes erreurs d’aménagement dans le prochain jardin public. Merci. »

BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, Conseillère de Paris,
rapporteure

« Merci à tous pour vos questions. Cela me conforte dans l’idée que nous faisons bien de faire de la concertation, et, lorsque nous n’en faisons pas, vous le remarquez. Pourquoi avons-nous suspendu la concertation ? Il ne vous aura pas échappé que nous sommes dans une période un peu particulière. Autour de cette table, nous sommes tout de même quelques-uns à être impliqués dans cette séquence particulière. Comme Maire d’arrondissement, nous avons suspendu un certain nombre de réunions publiques, de concertations. Effectivement, Madame ROTA, nous avons suspendu les réunions publiques, mais nous avons réalisé de nombreuses réunions publiques sur ce sujet. Je ne vous ai pas tous vus lors de ces réunions.

Permettez-moi de vous rappeler que nous avons présenté le projet aux côtés de la RATP à plusieurs reprises. Nous avons échangé globalement avec les habitants. Nous avons vu la colère des uns et des autres. Nous avons répondu aux courriers, contrairement à ce qui vient d’être dit. De nombreux mails ont été échangés. Les discussions ont été collectives en réunion publique. Nous avons eu des réunions collectives en Mairie avec mon premier adjoint, avec les représentants de la RATP. Des réunions individuelles ont été proposées par la RATP. Effectivement, les riverains ne sont pas tous touchés de la même manière par ce projet. L’impact sur leurs appartements n’est pas le même. Des discussions en bilatérale ont été proposées. Elles n’ont pas toujours été acceptées par ailleurs.

Initialement, le projet présenté à la concertation n’allait pas au maximum de ce que permettait le PLU dans la distance avec les bâtiments existants. Suite aux discussions très sereines avec les habitants, la RATP a fait évoluer son projet pour se mettre un peu plus à distance et limiter certaines vues, notamment des vues de fenêtres. Mais cette concertation n’est pas terminée aujourd’hui. Cette délibération ne statue pas la fin de la concertation. Le permis de construire n’est pas déposé. Il n’est pas attribué. La concertation reprendra à partir du 19 juin. J’ai un profond respect pour la séquence démocratique dans laquelle nous sommes.

Permettez-moi de continuer à vous répondre sur un certain nombre de points précis qui ont été évoqués. D’abord, la taille des espaces verts n’a absolument pas diminué, Madame MONTANDON. Au contraire, nous nous sommes engagés collectivement à créer un jardin de 2 500 m², et c’est ce que nous ferons. En 2006, une réserve a été mise pour un espace vert, mais la surface n’était pas précisée. La surface a été précisée en 2009 à savoir 2 500 m², et c’est ce que nous ferons. Ceci explique que les bâtiment soient un peu proches des habitants, car nous tenons à ce jardin.

Il suffit d’y aller n’importe quel après-midi. Je suis certaine que vous y allez souvent en ce moment. Ce jardin accueille beaucoup de monde. Ce jardin est saturé, car les espaces ne sont pas assez généreux pour tous les enfants, pour toutes les tranches d’âge, pour toutes les familles qui ont envie de profiter de cet espace de respiration. Nous avons besoin de ce jardin. D’ailleurs, tout le monde le reconnaît. Nous avons également besoin de logements. Oui, nous le réaffirmons. Nous avons besoin de logements, de logements sociaux, en particulier pour les agents de la RATP. Vous avez raison, Monsieur BONNET-OULALDJ, la RATP s’engage sur son foncier à construire du logement social.
Ce qu’elle appelle « les cols bleus », ceux qui conduisent nos bus, c’est mieux s’ils habitent à proximité de leur lieu de travail. Si nous ne faisons pas du
logement social adapté à leurs revenus, ils ne pourront pas loger dans Paris. Oui, une partie de ces logements sera destinée au personnel de la RATP, et j’en suis très fière.
Oui, nous ferons du logement social. Selon quelle proportion ? Nous verrons. Ce sera un équilibre. En général, nous collons au PLH, c’est-à-dire à un équilibre entre PLAI, PLUS et PLS établi par une délibération adoptée au Conseil de Paris. Aujourd’hui, un certain nombre de riverains ont une vue très dégagée sur un terrain pas très qualitatif et sur un espace vert. Certains auront effectivement une vue sur un immeuble, mais assez loin d’eux. Nous avons imaginé construire la crèche au rez-de-chaussée avec un retrait de 8m au-dessus de la crèche pour éviter les jets de projectiles dans la crèche. Le bâtiment est en retrait, aussi loin que dans de nombreuses rues parisiennes. Je
comprends que cela puisse être impactant pour certains riverains, mais ce que nous
faisons à cet endroit n’est pas démesuré, n’est pas scandaleux par rapport à d’autres situations dans Paris.
Oui, il faut un équipement de petite enfance à cet endroit. Merci Monsieur BONNET OULALDJ de l’avoir rappelé, comme Monsieur NAJDOVSKI. Il s’agit de l’un des quartiers du 12e arrondissement où nous avons le plus de mal à accueillir les enfants. Les listes d’attente y sont très importantes. Je ne peux pas me satisfaire de cela. Il nous faut construire des établissements de petite enfance dans ce quartier. Il faut trouver des espaces pour le faire, et je suis contente que la RATP nous permette de mener ce projet. Les familles qui vont venir auront des enfants en âge d’être scolarisés. Nous ne sommes ni dans la précipitation ni dans le manque d’anticipation. Cela n’a rien à voir avec la classe susceptible de fermer à la maternelle Marsoulan aujourd’hui.

Aujourd’hui, nous ouvrons des classes lorsque nous avons des enfants. Je sais que les parents sont inquiets quant à la maternelle Marsoulan. Les enfants sont là, pourtant une fermeture est annoncée. Je me mobiliserai pour que l’on revienne sur cette fermeture. Mais nous n’allons pas ouvrir une classe maintenant pour des enfants qui vont arriver dans un, deux ou trois ans. A ce moment-là, nous demanderons collectivement à ce que les enseignants soient présents. Nous avons très bien anticipé l’impact sur les établissements scolaires, sur les écoles, les collèges, les lycées. Nous avons lancé la concertation sur le jardin. Nous y réfléchissons. Beaucoup de choses se passent dans ce jardin, pas toujours légales. Nous sommes mobilisés avec les agents de la Ville et la police nationale pour mettre un terme à ces trafics, et que la conception du nouveau jardin préserve la tranquillité des riverains, mais aussi permette à toutes les tranches d’âge d’avoir des espaces dédiés et adaptés. La concertation est en cours et associe les riverains qui expriment leurs besoins. Je vous remercie de les relayer, mais ils ont participé à la concertation sur le jardin et ont explicité tout cela.
Concernant les sportifs, excusez-moi, nous fermons un gymnase pour travaux, et je me suis engagée à ce que toutes les activités sportives qui y avaient lieu soient relogées au gymnase Gerty Archimède. Si c’est trop loin, les familles se reporteront sur d’autres lieux. Je ne peux pas faire plus, objectivement.
Tous les clubs seront relogés au gymnase Gerty Archimède. Il reste la question des boulistes. Nous avons d’autres lieux où la pétanque se pratique dans cet arrondissement. Nous avons commencé à discuter pour que les boulistes puissent pratiquer leur sport ailleurs. Je suis persuadée que nous allons trouver un terrain d’entente. Combien de logements ? Vous avez vu les chiffres. Le permis définitif n’est pas encore fixé. Nous sommes dans les ordres de grandeur que vous avez. Je ne peux pas vous répondre plus précisément. Le permis de construire n’étant pas déposé, ces chiffres ne sont pas connus. Si le terrain est pollué, nous le dépolluerons. D’autant plus que nous y accueillerons un
établissement de petite enfance. Aujourd’hui, je ne suis pas capable de vous dire
comment ces travaux auront lieu, ni quelle sera leur ampleur, ni comment le chantier de construction sera géré. Tout ceci est devant nous. Ce travail reste à accomplir. Nous continuerons à le mener de la même manière. En accueillant plus d’habitants, nous gérerons au mieux les ordures ménagères, nous gérerons mieux la circulation sur la voie piétonne. Ces sujets sont devant nous. La concertation reprendra. Nous avons continué à travailler en temps masqué durant ces six mois. Nous reprendrons la discussion avec tous ceux qui sont prêts à échanger sereinement. Nous serons amenés en rediscuter. »

Budget participatif : Mise en œuvre du projet « + de végétal dans les quartiers populaires »

J’ai profité de la délibération sur la mise en œuvre du projet « + de végétal dans les quartiers populaires » voté au Budget Participatif parisien 2016 pour poser une question pour préciser le fonctionnement du budget participatif et plus particulièrement sur un projet particulèrement attendu, la rénovation des sanitaires de nos écoles primaires.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement
« Je souhaite profiter de cette délibération pour relayer une question souvent posée aux élus : quel est le délai entre le vote d’un projet au budget participatif et son exécution ? Existe-t-il un temps minimal et un temps maximal s’écoulant entre le vote des Parisiens et le moment où l’argent est débloqué ?
Pour le projet « + de végétal dans les quartiers populaires », la Mairie n’aura pas perdu de temps pour nous faire voter l’autorisation de financement, mais pour d’autres projets ayant également reçu le soutien des Parisiens, nous n’avons pas encore été saisis par la Mairie pour leur réalisation. Je pense au projet de rénovation des toilettes des écoles du premier degré.
Au-delà du fait que les parents trouvent dommage de se servir du budget participatif pour ce type de dépense, certains s’impatientent du début des travaux et souhaiteraient savoir quand ils commenceront.
J’ai déjà fait une intervention sur la rapidité avec laquelle nous enchaînions la
concertation pour de nouveaux projets, la sélection des projets, le vote à nouveau la concertation. Mais, dans ce calendrier, nous ne savons pas où se trouve l’étape de réalisation des projets. Je souhaiterais être éclairée sur ce point. »

Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, Conseillère de Paris
« Nous essayons de le faire le plus vite possible, Madame ROTA.
J’excuse l’absence de mon premier adjoint, Richard BOUIGUE, qui est en charge du
budget participatif, mais qui a été opéré ce matin. Nous essayons dans l’année
budgétaire d’engager l’argent, que ce soit pour le budget participatif d’arrondissement ou pour le budget participatif parisien qui se déclinerait dans l’arrondissement. »

Laurent TOUZET, Adjoint à la Maire du 12e arrondissement
« Je réponds avec d’autant plus de plaisir qu’en septembre dernier, les habitants ont choisi d’investir massivement le budget participatif dans les écoles du
12e arrondissement. Les années précédentes, le budget de travaux dans les écoles du 12e arrondissement que je gérais sous l’autorité de Madame la Maire, était plutôt de 1,4 ou 1,5 million d’euros. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 2 millions d’euros pour l’année budgétaire 2017. Nous ne pouvons que nous en féliciter. Mais, en termes de plan de charge, la disponibilité des écoles pour des travaux d’ampleur n’a pas augmenté. En septembre dernier, les habitants ont décidé d’investir massivement dans un plan de rénovation des sanitaires des écoles du 12e
arrondissement, de rénover certains réfectoires, d’embellir des cours d’écoles. La rénovation des réfectoires et des sanitaires ne peut pas se faire lorsque les sites sont occupés, mais uniquement durant les vacances scolaires et à condition de fermer les centres de loisirs.
Si je prends l’exemple du groupe scolaire Picpus. En principe, au budget participatif, des travaux sur les réfectoires et les sanitaires sont prévus dans les deux écoles élémentaires. Mais vous comprenez bien que nous ne pouvons pas fermer durant l’été les deux écoles élémentaires. Nous devons en laisser au moins une ouverte pour accueillir le centre de loisirs. Cela oblige à reporter les travaux de la seconde école à l’année suivante.
Nous entrons dans la période des conseils d’école du troisième trimestre. Et nous allons pouvoir faire circuler des informations plus précises sur la programmation en cours de finalisation. Le revers de la médaille d’avoir obtenu plus d’investissement par rapport à d’habitude est de pouvoir programmer sans perturber le rythme du temps scolaire et des centres de loisirs. »

Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, Conseillère de Paris
« Merci. Je rappelle que le budget total du budget participatif est ponctionné sur le budget d’arrondissement d’investissement dans les écoles. Il est bien normal que nous acceptions des projets d’investissement dans nos écoles. Il serait embêtant qu’il n’y en ait pas. En même temps, ce budget participatif est décidé par les Parisiens. Nous ne pouvons que prendre acte de ce qu’ils proposent et de ce qu’ils retiennent. Nous le mettons en œuvre le plus rapidement possible étant donné les contraintes évoquées par Monsieur TOUZET. »

Centre d’hébergement d’urgence dans le 12e en juillet

Le 18 janvier 2017, nous avons du débattre sur l’installation d’un centre d’hébergement d’urgence pour sans-abri dans le 12e arrondissement. En juillet, le centre ouvrira 300 places destinées aux familles sans-abri.Ce centre fait écho à celui qui a été ouvert dans le 16e, à la différence que son accueil est plus calme dans notre arrondissement et nous nous en félicitons. Cette structure se veut temporaire car elle sera située sur le terrain « du bastion de Bercy » qui fait parti du futur projet de réaménagement Bercy-Charenton.

Notre groupe a voté en faveur de cette ouverture, à l’instar du groupe au Conseil de Paris qui dans sa très très grande majorité avait voté le centre d’hébergement d’urgence du 16e. Cela relève pour nous de l’urgence vitale et de la dignité pour ces familles sans-abri.

Voeu de la majorité relatif au projet de restructuration du réseau de bus parisien

Grand Paris des bus Lors du conseil d’arrondissement d’octobre 2016, Catherine BARATTI-ELBAZ, maire du 12e arrondissement et Christophe NAJDOVSKI, adjoint à la Maire de Paris, chargé des transports, de la voirie, des déplacements et de l’espace public et les élu-e-s de la majorité ont présenté un voeu relatif au projet de restructuration du réseau de bus parisien.
Nous voulions vous proposer l’intégralité de l’échange pour que vous puissiez voir les postures de partis qui, parfois, viennent prendre le dessus sur un voeu d’intérêt général.

Je vous laisse lire la présentation du voeu faite par la Mme la maire «  Ce projet concerne essentiellement les lignes de bus de Paris intra-muros, mais pas uniquement. En tant que conseillère métropolitaine, je me réjouis que nous réexaminions ces lignes de bus à l’aune de la création de la Métropole, avec pour objectif d’étirer ces lignes vers les arrondissements périphériques et les communes riveraines. C’est le cas dans ce projet avec des lignes très traversantes de tout l’arrondissement et qui se retrouvent coupées à l’intérieur de Paris. C’est pourquoi l’ensemble des groupes de la majorité a souhaité proposer que les terminus aujourd’hui proposés pour les lignes 24 et 87, respectivement Gare d’Austerlitz et Gare de Lyon, soient prolongés plus au cœur de Paris, vers le Musée d’Orsay ou le Jardin du Luxembourg, pour permettre aux habitants du 12e de continuer à se rendre dans le quartier latin et sur la rive gauche. Il s’agit d’une destination intéressante pour les habitants du 12e qui se sont largement exprimés en ce sens lors de la réunion de concertation sur le quadrant Sud-Est il y a quelques jours dans le 5e arrondissement. Il s’agit de prolonger le bus 87 au-delà du Bois de Vincennes et de desservir le sud du Bois de Vincennes. Il s’agit également de prolonger la ligne 201 qui s’arrête à Joinville aujourd’hui, jusqu’à la Porte Dorée, en passant cette fois-ci par le nord du Bois de Vincennes.
Avec ces deux prolongements, on améliorerait considérablement la desserte du Bois de Vincennes. C’est un objectif poursuivi de manière unanime par l’ensemble des élus riverains du Bois de Vincennes. J’ai déjà demandé, avec mes collègues élus des communes riveraines, que nous puissions organiser une réunion publique de concertation sur la desserte du Bois de Vincennes avec les habitants de ces communes, en présence des services du Stif, ce qui, pour le moment, nous a toujours été refusé, et je trouve cela fort dommage.
Enfin, que nous soit donnée la garantie que la réorganisation de ces itinéraires ne se fera pas avec une baisse de l’offre en termes de fréquence et d’extension des horaires. Nous savons que les besoins en mobilité des Franciliens sont en croissance permanente. Il serait utile qu’à l’occasion de cette restructuration, nous ayons des garanties au-delà des itinéraires sur les horaires et l’offre de service assurée aux nombreux Parisiens et Franciliens qui prennent le bus dans notre ville.

Avez-vous des commentaires sur ce vœu ? »

Valérie MONTANDON, Conseillère de Paris et président du groupe les Républicains au sein du conseil d’arrondissement s’exprime à son tour :
« Il est assez étrange que, lors de la mise en place du projet d’aménagement des berges de Seine, vous ayez oublié qu’il y avait une Présidente de la Région Ile-de-France. Surtout, vous n’avez jamais répondu à ses demandes de concertation. En effet, la fermeture des voies sur berges à Paris a été décidée par la Maire de Paris sans aucune concertation avec la Région Ile-de-France et les départements limitrophes, et surtout contre l’avis défavorable de la commission d’enquête publique.
Le réseau de bus souffre aujourd’hui de la congestion généralisée de la capitale. La fermeture des voies sur berges conduit à impacter 25 lignes de bus, avec des allongements de temps de parcours allant jusqu’à 15% supplémentaires. Par exemple, la ligne 24, que vous mentionnez dans votre vœu, correspond à un allongement de temps de parcours de 4 minutes le matin dans le sens Est-Ouest. Non seulement la fermeture se fait sans renfort d’offre, mais elle dégrade les lignes existantes. Le report modal est donc loin d’être acquis.
Aussi, à la Région, le groupe Les Républicains n’a-t-il pas attendu votre vœu pour essayer de réparer le manque d’anticipation et le passage en force des berges de Seine. Nous avons entrepris deux actions. D’abord, notre groupe a proposé une délibération visant à soutenir la création annoncée par Valérie PECRESSE d’un comité d’évaluation régional indépendant. Ce comité est chargé de mesurer l’ensemble des effets induits par le projet sur le plan de la pollution de l’air, du bruit, du trafic et de la santé, et ce, dans un périmètre élargi à tous les territoires susceptibles d’être impactés. Notre groupe a également demandé qu’un examen détaillé des mesures compensatoires au projet envisagé de piétonisation soit engagé, et que l’étude de projet alternatif au projet actuel soit d’ores et déjà lancée. Cette délibération adoptée à la majorité par le Conseil régional montre bien qu’avec Valérie PECRESSE, nous agissons dans l’intérêt de tous les Franciliens.
Valérie PECRESSE a également lancé une grande concertation régionale, le Grand Paris des bus, que vous rappelez dans votre vœu, et je vous en remercie. Le réseau de bus est l’un des principaux leviers pour répondre rapidement aux besoins de transport. La Présidente de la Région Ile-de-France a engagé un programme ambitieux de développement et de renfort du réseau de bus pour l’ensemble de la Région Ile-de-France. Il s’agit d’une large consultation régionale avec les usagers, les associations et les élus pendant tout le mois d’octobre. Je précise bien les usagers ; aussi, je ne comprenais pas lorsque vous disiez tout à l’heure que le Stif refusait la concertation, puisque la concertation a lieu en ce moment. Des ateliers auront lieu demain dans le Nord de Paris.
Nous sommes en pleine période de concertation. Vous nous demandez aujourd’hui de la concertation dans la concertation, si j’ai bien compris. Puis-je vous demander si c’est parce que vous ne comptez pas participer jusqu’au bout à cette concertation que vous vous exprimez par un vœu en Conseil d’arrondissement ? Sérieusement, la Région vous demande aujourd’hui votre avis durant tout le mois d’octobre. Vous êtes en train de demander à la Maire de Paris de saisir la Région afin de pouvoir donner votre avis.
Monsieur NAJDOWSKI n’est pas là, mais il est tout de même adjoint à la Maire de Paris pour les transports, il est Vice-président du Stif. Il est donc au cœur de la démarche de concertation engagée par la Région, et, aujourd’hui, il cosigne ce vœu.
Comme nous sommes favorables à la concertation dans la concertation, nous serions prêts à apporter un vote favorable à ce vœu, à condition que vous amendiez votre proposition de vœu, en indiquant que la Maire de Paris consulte aussi la Présidente de la Région Ile-de-France concernant l’aménagement des berges de Seine. Merci.
»

La réponse de Mme la maire « Merci. J’avoue que je suis assez surprise de votre intervention, Madame MONTANDON, comme si vous vous trompiez de séance. Nous ne sommes pas en Conseil régional, mais en Conseil d’arrondissement du 12e. Pouvez-vous m’assurer que nous aurons un renfort des lignes de bus qui traversent le 12e arrondissement ? Aujourd’hui, je n’ai pas de réponse à cela. C’est pourquoi nous avons ajouté cet item dans notre vœu.
J’étais à la réunion du quadrant Sud-Est chez ma collègue du 5e arrondissement. Vous n’y étiez pas. Aujourd’hui, les réunions qui ont lieu concernent d’autres arrondissements. Le moment de concertation proposé par la Présidente de la Région Ile-de-France sur les réseaux de bus parisiens, j’y étais, et il y avait beaucoup d’habitants du 12e arrondissement.
Sur les propositions concrètes qui concernent l’extension des lignes du 12e vers le 5e, nous sommes d’accord avec ma collègue Maire du 5e arrondissement et les habitants du 5e, car ils perdent la capacité de prendre le bus pour venir au parc zoologique ou dans le Bois de Vincennes. Je dis qu’il n’y a pas d’habitants du Val-de-Marne qui sont associés à la concertation sur ce réseau de bus. Or, le prolongement de la ligne 87 à Joinville et celui de la ligne 201 à la Porte Dorée n’associent pas les habitants des communes riveraines. Vous serez d’accord avec moi que ce Bois de Vincennes est partagé par tous ceux qui habitent autour et bien au-delà.
Je trouvais légitime que les habitants du Val-de-Marne puissent participer à notre discussion sur l’itinéraire des bus dans le Bois de Vincennes, les arrêts, et peut-être se mobiliser, car j’entends que ces bus pourraient ne circuler dans le Bois de Vincennes que le week-end et en été. Vous comme moi savons que nous avons besoin de la desserte du Bois de Vincennes toute l’année et tous les jours de la semaine. Comme nous n’avons pas obtenu de réponse, comme nous n’avons pas obtenu de garantie, nous, élus de Paris, faisons un vœu dans une instance parisienne pour que la Maire de Paris interpelle la Présidente de la Région Ile-de-France sur ce sujet de la desserte en bus de Paris.

Si vous voulez que nous parlions des berges, nous le pouvons. Je vous renvoie aux concertations qui ont eu lieu. La Maire de Paris a invité la Présidente de la Région Ile-de-France à travailler sur de nombreux sujets, dont celui des berges, et jusqu’à présent, aucune réunion de travail n’a pu avoir lieu entre les services de la Ville de Paris et les services de la Région Ile-de-France sur tous les sujets que nous avons ensemble. Je vous le dis comme élue du 12e arrondissement, cela m’inquiète sur des sujets qui concernent notre arrondissement. Au-delà des berges, plusieurs observatoires ont été mis en place, celui de la Région, celui de la Métropole. Mais un seul compte, celui qui est présidé par le Préfet et qui associe l’ensemble des élus parisiens et tous ceux qui ont compétence pour ce projet.

Nous avons alors décidé de prendre la parole pour une explication de vote. Si nous partageons les arguments de notre collège de Les Républicains, nous ne voulons lier notre vote au débat des voies sur Berges et cependant, nous ne sommes pas dupes des attaques gratuites envers la majorité régionale, alors même que ces attaques sont également applicables à la gestion de Mme Hidalgo, maire de Paris, pour la fermeture des berges.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement
« Ce genre de vœu est assez compliqué pour la centriste que je suis, car on sent dans le vœu qu’il y a une volonté un peu jouissive de « se faire » la Présidente du Conseil régional de votre part. En même temps, je suis totalement d’accord avec vous sur l’idée de concertation. Je trouve qu’elle a manqué concernant les voies sur berges avec nos villes alentour. Mais je trouve aussi un peu hors sujet l’intervention de ma collègue Madame MONTANDON en demandant un amendement sur les voies sur berges. Nous sommes sur deux sujets totalement différents. Nous essayons toujours, au groupe UDI-MODEM, de voter en fonction de l’intérêt général. Lorsque j’ai reçu ce vœu, j’en ai discuté avec des habitants du 12e. L’avis est partagé lorsqu’on est habitant du 12e et que l’on prend les lignes 24 et 87. Si elles s’arrêtent où cela est prévu, c’est hors de question. Nous allons voter pour car nous pensons à l’intérêt général et surtout aux habitants qui ne comprendraient pas que nous ne soyons pas pour ce vœu sur ces lignes de bus et sur la concertation avec les villes riveraines. Il est vrai que le Bois de Vincennes est impraticable en transports en commun aujourd’hui. Merci. »

Les Républicains se sont abstenus.

Délibération aménagement des berges de la Seine rive droite – Déclaration de projet.

Cette intervention est la 3ème intervention sur le sujet en conseil d’arrondissement. Les précédentes remontent à juin et novembre 2015.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement
« On ne va pas refaire le débat mais on le refait tout de même un peu. Le projet de piétonisation des berges de Seine a rythmé notre été entre l’avis de la commission publique qui a été défavorable, le préfet de police qui demande une expérimentation de 6 mois, et les innombrables articles de presse sur le sujet. Encore un ce matin dans Le Parisien. Tous les acteurs concernés en dehors de la Maire de Paris expriment une crainte très forte que nous connaissons tous, la circulation fortement embouteillée sur les quais hauts en raison de cette fermeture. Si les Franciliens qui prennent la voiture ne vous intéressent pas. Il y a aussi les Parisiens qui prennent le bus qui sont pénalisés par cette fermeture. J’en fais partie. Depuis la crue, la situation des bus qui passent au-dessus des quais de la rive droite est très problématique. Je citerai le 91, le 31, le 28 et le 27. Les voies de bus ne servent presque plus à rien tandis que c’est l’une des meilleures inventions de ces 10 dernières années. Quelle que soit l’heure, ces bus n’avancent plus et les voitures font en moyenne du 6km/h sur ces portions. A pied, nous les dépassons tous. Ainsi, c’est la pollution sonore qui est à déplorer. Bouchons, stress et exaspération poussent les automobilistes à klaxonner plus que de raison. Nous sommes loin d’une ville apaisée.

La position du groupe UDI-MODEM, vous la connaissez. Nous souhaitons autant que vous la piétonisation des berges de Seine rive droite car Paris doit retrouver son fleuve et pouvoir en profiter comme toutes les grandes villes du monde. Nous la souhaitons aussi pour réduire la place de la voiture à Paris. Notre groupe au Conseil de Paris demande depuis le début un moratoire sur cette question afin de permettre une mise en place de cette mesure de manière plus concertée et plus respectueuse des villes alentour, des commerçants et de notre partenaire RATP et des Parisiens tout simplement. Nous voterons contre les deux délibérations et nous voterons pour le vœu des Républicains qui reprend notre idée du moratoire. Merci. »

Communication sur le nouveau contrat de prévention et de sécurité d’arrondissement

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

 » Merci Mme la Maire. Le contrat que vous nous présentez aujourd’hui est le résultat d’un travail commun entre des acteurs très différents mais complémentaires. Comme l’a dit M. PEUTILLOT, il est courageux d’associer les conseils de quartier depuis 2014 car ils relèvent au quotidien des incivilités, des aménagements qui ne privilégient pas le sentiment de sécurité et qui nous mobilisent parfois sur des délits beaucoup plus graves. Je le rappelle, ils sont nos yeux et nos oreilles sans aucune complaisance.
C’est aussi ambitieux d’associer les bailleurs qui sont souvent montrés du doigt pour leur gestion ou plutôt pour leur non gestion de la tranquillité de leurs locataires. Il est important qu’ils se mobilisent et qu’ils comprennent que leur travail ne s’arrête pas à la construction du logement.
Dans notre arrondissement, il est nécessaire et important de faire dialoguer l’ensemble des habitants sur la sécurité. Notre arrondissement a encore la réputation d’être calme et paisible. Il doit le rester et pour cela, nous ne devons pas baisser notre vigilance ni d’un côté ni de l’autre.
Je rejoins M. BONNET-OULALDJ là-dessus. D’un côté, je pense à la plainte qui a été déposée par plusieurs jeunes de notre arrondissement contre notre police pour des contrôles d’identité abusifs et des interrogatoires qui ont dépassé la pratique respectueuse, et de l’autre, je pense aux menaces de mort contre des policiers prononcées par des jeunes dans l’un de nos quartiers en juin dernier.
Ce nouveau contrat de prévention et de sécurité se découpe en fiches actions. Elles permettent de voir vos priorités. Lutter contre le décrochage scolaire, les violences faites aux femmes, la prostitution, les personnes en grande précarité, la tranquillité du Bois de Vincennes, le phénomène de bandes, sont autant de problématiques pour lesquelles nous soutenons votre engagement.
a Mairie de Paris a créé en juin dernier, une brigade de lutte contre les incivilités. 1 900 agents contribueront par des actions de prévention, de médiation et de dissuasion à préserver la tranquillité des Parisiens. Pouvez-vous nous dire combien d’agents seront attribués à notre arrondissement ? Au groupe UDI-MODEM, nous y voyons le début de la mise en place d’une police municipale que nous appelons de nos vœux, pour que la Maire de Paris et la Maire d’arrondissement retrouvent un pouvoir de police, et pour qu’un lien sans affrontement se créé entre habitants et police. Lorsque des personnes se connaissent, habitent au même endroit, une compréhension et un dialogue sont plus faciles à instaurer.
Nous avons un grand regret dans ce contrat de prévention. Il avait également été évoqué au niveau du Conseil de Paris. Le risque terroriste et la protection des populations ne sont pas présents. La lutte contre la radicalisation est derrière chaque action, certes. Mais sur ce point, nous attendons plus des élus parisiens. Vous avez toujours pris Mme la Maire, dans l’année qui vient de s’écouler, de bonnes décisions sur ce risque-là, et votre attitude a toujours été digne et rassembleuse. La dernière mesure en date, celle de renforcer la sécurité du forum des associations. Malheureusement, l’actualité nous a encore rattrapés cette semaine dans le 12e arrondissement avec ces jeunes filles, certaines sources journalistiques parlaient de viser la Gare de Lyon via le RER D ou encore ce jeune garçon de 15 ans qui a été arrêté hier à son domicile dans le 12e arrondissement pour volonté de passage à l’acte imminent. Il était fiché S et assigné à résidence dans le cadre de l’état d’urgence. Au passage, voici un bon exemple de l’utilité de l’assignation à résidence. Il préparait tout grâce à Internet. Sans donner de chiffres car je comprends que le sujet soit un peu « touchy », la maire que vous êtes connaît-elle le nombre de fichés S dans son arrondissement et le nombre de fois où nous sommes visés dans les discussions terroristes via les applications type Telegram. Ainsi, nous proposons qu’une fiche action sur le rôle d’Internet dans la radicalisation des jeunes soit étudiée pour la prochaine mise à jour de ce contrat. Cette question est traitée au niveau de l’Etat mais doit trouver une déclinaison au niveau parisien.»

Communiqué de presse : Réforme des conservatoires : les centristes ont été entendus mais la vigilance s’impose

Le 5 juillet 2016

La polémique qui suivit l’instauration du tirage au sort à l’inscription aux cours de musique dans les conservatoires parisiens était le signe avant-coureur d’une réforme qui devenait impérieuse, tant l’offre au sein de ces établissements spécialisés était en deçà de celle proposée, suscitant frustration et colère des parents. La fronde qui s’installa au sein du corps enseignant n’a fait que renforcer l’urgence d’une telle réforme. Dans le comité de pilotage mis en place pour la réforme, le groupe UDI-Modem a milité avec constance pour imposer pour cinq conditions incontournables, nécessaire à ce que la réforme ne soit pas cosmétique :

la démocratisation urgente de l’accès à l’enseignement artistique pour qu’il ne soit pas confiné à une élite. Cet élargissement allant de de pair avec un enseignement de qualité, reposant sur l’excellence de l’enseignement mais aussi l’effort consenti des enfants. La mise en place d’un parcours de sensibilisation musicale pour tous les enfants de CP, va de ce point de vue dans le bon sens.
la mise à plat de l’offre artistique et musicale publique et privée, la rendant lisible grâce à un partenariat ambitieux qui optimise toutes les ressources disponibles pour offrir plus d’opportunités à tous les enfants de la ville Cette mise à plat devait passer par des moyens supplémentaires et non pas par du redéploiement, tant le retard était grand.
la mise en place un plan d’investissement ambitieux et soutenable qui allie construction, extension et rénovation, tout au long de la mandature.
La reconnaissance de l’autorité supérieure des enseignants en matière de pédagogie et du prima qui leur est laissé pour conduire une pédagogie adaptée au rythme de chaque enfant, pouvant intégrer cours individuels, semi-collectifs et collectifs en fonction de la diversité d’apprentissage de chaque enfant.
Enfin, l’effectivité du suivi de la réforme qui doit être pilotée à l’échelle de chaque arrondissement avec tous les acteurs concernés (enseignants, partenaires, associations, parents d’élèves, élus) et qui chaque année devra articuler les demandes des Parisiens aux nouvelles places à créer.

Sur ces cinq points nous avons été entendus et la proposition de vœu de l’exécutif reprend nos revendications même si nous aurions souhaité qu’elle prenne la forme d’une délibération en bonne et due forme. Nous voterons donc cette réforme mais nous ne baissons pas la garde. Nous aurons une vigilance accrue afin que le suivi de cette réforme, chaque année, permette d’évaluer les nouvelles demandes et de les satisfaire au mieux dans l’intérêt des enfants.

Fadila Mehal

Conseillère de Paris (18ème)

Vice-présidente du Groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris Paris

Présidente de la Commission Culture-Patrimoine et mémoire du Conseil de Paris