Tribune : Être une femme dans la rue et les transports

Et si nous parlions de la place des femmes dans l’espace public à Paris ?

Aujourd’hui encore, se déplacer dans la rue pour une femme oblige à des aménagements de comportements, que cela concerne la tenue, la posture ou le regard. Un compliment par ci, un regard appuyé par-là, pour beaucoup d’hommes c’est « sympa » et en aucun cas agressif, mais il faut imaginer ce regard ou ce compliment répété plusieurs fois par jour, pendant plusieurs semaines, pendant plusieurs années. Imaginez aussi la situation inverse ! Est-ce qu’une femme donne son avis sur la tenue d’un homme qu’elle croise dans la rue (« très joli pantalon ») ou siffle t-elle un inconnu qu’elle trouve désirable ?

En juillet, le Conseil de Paris a voté pour une incitation auprès des dirigeants de la RATP, du STIF et de la SNCF en faveur d’une sensibilisation au « manspreading ». Ce mot désigne une habitude masculine qui consiste à largement écarter les jambes, sans se soucier de la place que l’on occupe sur les sièges d’un transport en commun et obligeant ainsi sa (ses) voisine(s) à se « faire toute petite ».

Triste constat : l’inégalité persiste entre les femmes et les hommes. Au-delà du foyer (violences conjugales), du travail (inégalités salariales), l’espace public et les transports en commun sont des lieux supplémentaires où il existe une différence de traitement entre l’homme et la femme.

Des solutions pour changer ces comportements ? L’éducation dès le plus jeune âge pour apprendre l’égalité pleine et entière entre les femmes et les hommes, puis dans son quotidien relever et refuser les stéréotypes sexistes (dans les publicités, notamment) et enfin donner l’exemple par son comportement ou en ne laissant pas se dérouler une situation qui oblige la femme à « se faire discrète ».

Tribune parue dans le journal « Notre 12e » n°79 (septembre-octobre 2017)

Tribune : Le juste équilibre entre s’opposer et proposer

À l’occasion de la publication du compte-rendu de mi-mandat de Catherine Baratti-Elbaz, maire du 12e arrondissement, la mairie laisse à l’ensemble des groupes politiques présents au conseil d’arrondissement un espace pour s’exprimer.
500 signes c’est peu mais c’est toujours ça comme espace d’expression dans un document où habituellement l’opposition n’a pas sa place ! Voici le texte rédigé et publié pour l’occasion.

Notre groupe démontre une façon de faire de la politique plus apaisée, moins dogmatique et sans posture politicienne. Nous défendons nos convictions sur la nécessité de plus de logements intermédiaires pour maintenir la classe moyenne dans Paris, la piétonisation des quais qui va dans le sens de l’histoire. Enfin, nous avons défendu nos croyances humanistes et sur la responsabilité en soutenant le centre d’accueil des migrants et l’expérimentation de la salle de consommation à moindres risques.

Tribune : Une petite ceinture 100% rendue aux parisien.nes !

La coulée verte René-Dumont est un lieu dont la réputation dépasse nos frontières. Cette promenade de 5km entièrement aménagée pour les piétons et les cyclistes est souvent le terrain de jeu privilégié de nombreux enfants de l’arrondissement.
En 2014, les deux projets présents au second tour de l’élection municipale prévoyaient d’aller encore plus loin en aménageant l’intégralité de l’axe de la petite ceinture tout autour de Paris.

Historiquement, nous avons toujours porté et défendu l’aménagement de l’axe de la petite ceinture en un lieu de promenade pour tous les parisien.nes. Notre ambition pour cet espace inédit est constante et sans équivoque : un lieu de circulation douce qui permet la préservation de la biodiversité et la valorisation du patrimoine existant que sont les anciennes gares. Nous défendons, ainsi, une boucle cyclable et de randonnée, avec transformation des gares en lieux de culture ou de loisirs, accessibles au plus grand nombre. C’est pourquoi, nous avions défendu, en vain, que le plan vélo voté en 2015 prenne en compte cet axe comme un axe majeur de circulation vélo et que nous ne souhaitons pas la réversibilité du projet qui offrirait la possibilité de faire revenir, un jour, du transport ferroviaire sur cet axe. En revanche, nous sommes pour la conservation des rails pour une utilisation ludique comme la pratique du vélorail.

Dans le 12e arrondissement, la nouvelle étape de concertation vient de s’achever pour les secteurs entre la rue de Charenton et le cours de Vincennes et la Villa du Bel-air. Toutefois les réponses sur les usages qui devront être adaptés à la géographie et aux besoins restent imprécises voire absentes, notre implication, notre vigilance vis à vis de ce projet ainsi que notre écoute des habitants restent totales !

Tribune parue dans le journal « Notre 12e » n°78 (juillet-août 2017)

Tribune : S’opposer c’est aussi proposer

Comme le groupe UDI-MODEM au Conseil de Paris, notre groupe au conseil d’arrondissement a toujours voulu être un opposant constructif qui sait défendre ses convictions. Des convictions sur le logement à Paris. Nous défendons, aux côtés de la construction de logements sociaux, plus de logements intermédiaires pour maintenir la classe moyenne dans Paris. Une conviction sur la piétonisation des quais qui nous apparaît comme nécessaire et dans le sens de l’histoire de notre ville mais qui aurait du être réalisée en concertation avec les communes limitrophes de Paris, les commerçants et la RATP. À la concertation, la Maire de Paris a préféré la précipitation, au détriment d’une offre de transport en commun renforcée pour les travailleurs de Paris.

Notre conviction de rendre Paris plus accessible au circulation douce en soutenant le plan vélo, même si nous avons regretté son installation boulevard de Picpus en plein été et en participant activement aux concertations de réaménagement des places de la Nation et de Bastille.

Notre groupe a également soutenu la création d’un centre d’accueil des migrants, l’expérimentation de la salle de consommation à moindres risques et enfin l’installation du centre d’hébergement d’urgence pour sans-abri dans le 12e qui ouvrira en juillet 2017. Sur le grand projet Bercy-Charenton, nous défendons un projet équilibré dans la répartition des logements, la présence d’équipements publics adaptés aux nouveaux habitants, l’importance de l’ouverture sur le Grand Paris et enfin notre refus de construction de tours immobilières qu’elles soient de bureaux ou d’habitations trop hautes.

Le groupe UDI-MODEM sait s’opposer, sait proposer et sait aussi se rassembler, loin des clivages, dans l’intérêt de Paris et du 12e !

Tribune parue dans le journal « Notre 12e » n°77 (avril-juin 2017)

Tribune : Une sécurité au quotidien

En septembre dernier, nous avons débattu sur le nouveau contrat de prévention et de sécurité de l’arrondissement. Ce contrat a associé municipalité, police, justice, associations, bailleurs, conseillers de quartier et représentant de l’opposition (malheureusement le groupe UDI-MODEM n’a pas de représentant dans cette commission). Associer les bailleurs est une bonne chose, ils sont souvent montrés du doigt pour leur non gestion de la tranquillité des locataires. Il est donc important qu’ils se mobilisent et qu’ils comprennent que leur travail ne s’arrête pas à la construction du logement.

Pour nous, il est primordial de faire dialoguer l’ensemble des habitants sur la sécurité, ce n’est que comme ça que notre arrondissement qui a la réputation d’être calme et paisible, le restera. Ce contrat de prévention et de sécurité évoque aussi la mise en place des 1900 agents de proximité qui ont pour mission de préserver la tranquillité des Parisiens grâce à la prévention et à la médiation. Au groupe UDI-MODEM, nous y voyons le début de la mise en place d’une police municipale que nous appelons de nos vœux depuis de longues années. Nous sommes convaincus qu’une coresponsabilité et un vrai partenariat se créeraient entre habitants et policiers.

Nous avons un grand regret dans ce contrat de prévention. Le risque terroriste et la protection des populations ne sont pas présents. Nous attendons plus des élus parisiens sur la lutte contre la radicalisation, nous proposons qu’une fiche action sur le rôle d’Internet dans la radicalisation des jeunes soit étudiée pour la prochaine mise à jour de ce contrat. Cette question est traitée au niveau de l’Etat mais doit trouver une déclinaison au niveau parisien.

En attendant, nous souhaitons à tous les habitants du 12e une chaleureuse année 2017 !

Tribune parue dans le journal « Notre 12e » n°76 (Jan-Mars 2017)

Tribune « Les écrits restent…. »

Pour ne plus s’entendre dire que nous refusons un projet historique pour Paris, nous profitons de cette tribune pour rappeler notre soutien au projet de piétonisation des voies sur Berge rive droite. Ce projet était dans le programme municipal que nous défendions aux côtés de Les Républicains en 2014. Mais sommes-nous autorisés à dire que la mise en place de ce projet a été précipitée, irrespectueuse et sans concertation ? À en croire la majorité, non !
Paris doit se réapproprier son fleuve pour, entre autres, des raisons environnementales. La fermeture aux voitures des voies sur berge rive droite est une décision naturelle et bénéfique pour tous. Ce projet est historique pour Paris et c’est justement parce qu’il l’est, qu’il ne pouvait être fait avec cette méthode autoritaire.
Le projet choisi l’a été en s’appuyant sur les 57% d’avis favorables parmi 933 contributions issues de la concertation publique (été 2015). En 2011, 1563 contributions sur l’aménagement des berges de Seine rive gauche avaient été jugées par le commissaire- enquêteur comme trop faible pour se positionner et la concertation avait été prolongée. Pas cette fois-ci !
Plus grave, le mépris de la mairie vis-à-vis des légitimes inquiétudes exprimées par plusieurs acteurs : le vote négatif de la commission d’enquête en août 2016, l’appel des maires de banlieues qui sont exclus du projet, les 40 000 artisans parisiens, le trafic des bus RATP qui devrait être impacté à 42% et tous les retours quotidiens des parisien-nes. Au groupe UDI-Modem, nous avions demandé à ce que soit étudié un plan de circulation. Refusé. Nous avions demandé à ce que soit étudié des modes de transports collectifs propres et silencieux sur les voies et d’accentuer les navettes fluviales. L’objectif était de proposer des transports alternatifs et de soulager les bus. Pas entendu.

Tribune parue dans le journal « Notre 12″ n° 75

Tribune : « – C’est une révolte ? – « Non, sire,… »

C’est un fait historique. L’histoire du 12e arrondissement est marquée par les cortèges aux revendications fortes. Ces dernières semaines, notre arrondissement a été traversé de nombreuses fois par les manifestations contre la Loi travail. Ce point-là ne pose pas de difficulté pour les élus UDI-MODEM pour qui la liberté de manifester son désaccord profond contre un texte du Gouvernement est un droit. Mais le droit que nous ne reconnaîtrons jamais, c’est le droit d’user de la violence physique et verbale contre les forces de polices, contre les habitants, contre les commerçants, contre le mobilier urbain, contre les bâtiments publics et contre les immeubles parisiens ! La poignée de casseurs qui se donnent rendez-vous à chaque manifestation ne sert aucune cause et, plus grave encore, dessert toutes les autres qui s’expriment légitimement !

Le temps de la condamnation simple est passé, il est temps d’agir, il est temps que la ville de Paris passe à l’action pour se montrer aux côtés des habitants et des commerçants qui subissent les dégradations de leurs quartiers et qui pourtant résistent à la haine que pourraient déclencher ces spectacles de désolation dans nos rues.

Madame la Maire de Paris, les démonstrations d’émotions sont essentielles mais ne suffisent plus, portez plainte pour les dégradations commises dans notre ville et dans notre arrondissement. Déposez plainte contre X pour montrer votre détermination à maintenir l’activité économique et, surtout, entretenir le vivre ensemble des parisiens, sérieusement mis à mal depuis de nombreuses semaines ! Nous sommes fiers d’être parisiens, oui, mais nous arrivons à bout de force à cause de cette violence.

Tribune parue dans le journal « Notre 12e » n°74 (été 2016)

Tribune : De l’utilité des conseils de quartier

Capture d’écran 2016-03-24 à 16.18.51Le conseil de quartier est un lieu d’information, d’écoute, de débats concernant les projets d’aménagements d’un quartier. Le conseil de quartier est le relais entre les services de la mairie et les élus et la population du quartier, sans être les représentants des premiers ou des seconds. Sans être dupe sur ce dernier aspect de la définition, nous avons toujours défendu l’existence et le travail des conseils de quartier et nous encourageons les lecteurs à y prendre toute leur place.

Aujourd’hui, le conseiller de quartier a un rôle très sérieux  « de consultant » et ils sont souvent à l’origine de travaux d’amélioration de la vie quotidienne. Pour les élus que nous sommes, un conseiller de quartier est un véritable atout, des yeux supplémentaires dans un quartier pour prendre la pleine mesure du ressenti des habitants sur un projet quand nous habitons quelques rues plus loin.

Sur le réaménagement des places de la Bastille et de la Nation, les 2 conseils de quartier concernés ont mené des consultations, des rencontres et fait des propositions. Le travail de concertation grand public s’est fait dans un second temps à partir de leur travail…et nous, autres élus, pouvons ainsi être tenu éloigné de projets aussi emblématiques jusqu’au vote en conseil d’arrondissement ou de Paris. Cela peut dérouter et cela explique aussi que de nombreux élus toutes étiquettes politiques confondues sont des anciens conseillers de quartiers acharnés.

Nous continuerons à défendre cette instance et à lutter contre certaines postures politiciennes qui peuvent parfois s’inviter dans des réunions, et qui n’ont en aucun cas leur place.

Tribune est publiée dans le journal du 12ème de avril-juin 2016

La Tribune.fr Loi de santé, tiers payant : les occasions manquées par François Haab

Lien sur la tribune.fr

Le projet de loi de santé récemment adopté en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, dans des circonstances particulières, constitue une nouvelle occasion manquée de se poser les vraies questions et d’apporter des solutions à une régulation efficace des dépenses de santé en France.

Le débat qui a entouré ce projet de loi s’est cristallisé sur la notion de tiers payant. Cette modification administrative, qui avait été d’ailleurs annoncée par le candidat François Hollande, pour qui les médecins ont voté en majorité lors des dernières élections, si l’on en croit les enquêtes d’opinion, est un coup d’épée dans l’eau.

En effet, à part alourdir de manière considérable, -insupportable diront certains-, la charge administrative du médecin, cela n’améliorera ou ne fluidifiera en rien l’accès aux soins.

Ainsi, notre système d’assurance maladie a déjà mis en place les outils permettant aux plus démunis d’avoir une dispense d’avance de frais lors de toute consultation médicale : dispositif CMU récemment élargi, CMU-C, ou encore ACS. Cela est juste et nécessaire. En revanche la demande récurrente de nos patients est que le temps de la consultation, souvent considéré comme trop bref, soit un temps « médical » exclusif et non dévoré par des considérations purement technocratiques voire bureautiques : vérification de l’ouverture des droits, vérification du contrat de mutuelle et du niveau de garanties,…

Le choc de simplification administrative a décidément évité le champ de l’exercice médical. Alors même que tout est fait, d’ailleurs de manière assez consensuelle et trans-partisane, pour faciliter l’exercice médical libéral dans les grandes villes, et singulièrement à Paris, voilà une mesure qui risque de dissuader plus d’un jeune diplômé avant de visser sa plaque.

Que l’on se s’y trompe pas, nos concitoyens sont très attachés, et ils ont raison, à leur liberté de choix du médecin, à la possibilité de pouvoir consulter dans le respect du parcours de soins le médecin libéral qu’ils ont choisi ou d’avoir recours au service public de santé.

Lorsque les Français se rendront compte, peut-être trop tard, que les mesures adoptées vont compromettre gravement la pérennité de la médecine libérale, alors le réveil sera brutal. Les français sont un peuple de liberté, liberté de choix notamment pour les actes essentiels de la vie dont la santé est un élément majeur. Rappelons-nous 1983 et la défense de l’enseignement privé sous contrat. Le combat qui s’ouvre est du même ordre, de la même ampleur pour la médecine libérale conventionnée.

Bien sûr il ne s’agit pas de plaider pour l’immobilisme. Notre système de soins doit être modernisé, régulé, contrôlé même. Les médecins y sont prêts. Mais ceci ne peut se faire qu’avec un dialogue approfondi associant les professionnels de santé, les associations de patients et les organismes financeurs. Des sources réelles d’économies existent qui permettront de financer les progrès scientifiques de demain et de continuer à garantir l’accès aux soins pour tous.

Ceci passe par une véritable refondation de notre pacte social sanitaire.

C’est tout l’enjeu des débats politiques qui nous attendent dans les prochains mois.

Tribune : Il est temps de mettre en place le récépissé du contrôle d’identité !

Vendredi 18 décembre, je découvre grâce au tweet d’un ami, l’article d’Emeline Cazi dans le Monde « Des adolescents portent plainte pour violences policières ». En lisant cet article, ce sont des sentiments d’effroi, de colère et d’admiration que j’ai ressentie.

D’effroi, tout d’abord, en lisant le récit des sévices subis par ces dix-huit garçons et filles du 12ème  perpétrés par quelques membres de la brigade de soutien de quartier (BSQ).  En plus, des contrôles d’identité à répétitions, ils ont été victimes d’insultes racistes et de contrôles harcelant qui remettaient en cause leurs dignités humaines.

La colère arrive alors. De la colère contre ces policiers qui au-delà de leurs attitudes scandaleuses,et certainement condamnable (ce sera à la justice de trancher définitivement sur ce point-là) entraine un danger pour notre démocratie. Pourquoi dangereuse ? Parce qu’il s’agit d’un abus de pouvoir. Ces personnes sont dépositaires de l’autorité publique ! Ce genre d’attitude créé le sentiment d’une République inégalitaire, renforce un sentiment d’inexpugnabilité d’une certaine frange de la population  et peut créer au final un détournement, voire une radicalisation,  de notre société qui est censé mettre l’égalité, la fraternité et la solidarité au cœur de ses valeurs…mais qui dans les faits est capable de démontrer le contraire chaque jour ! Si ces membres de la BSQ ont du mal à gérer leurs pulsions et leurs positions, qu’ils trouvent un espace pour en parler et comprendre pourquoi ;  mais qu’ils n’exercent pas leur profession dans le but de détruire l’autre !

De l’admiration, enfin. Une infinie admiration pour le courage dont ont fait preuve ces jeunes gens du 12ème arrondissement qui ont porté plainte pour violences policières et ont du même coup dénoncé ces comportements.
Ils ont trouvé la force de le faire grâce à l’aide d’éducateurs de l’association soleil , des avocats mobilisés de longue date sur ces questions (Maitres Slim Ben Achour et Felix de Belloy) et à leurs côtés la Maison communautaire pour un développement solidaire (MCDS), Pazapas et Open society justice initiative. Qu’ils en soient tous remerciés d’avoir su entourer ces 18 jeunes gens pour qu’ils passent à l’action. Pour eux mais aussi pour tous ceux qui n’osent pas !

Je suis touchée, révoltée et certains diront «  à fleur de peau » sur le sujet.  Je revendique tous ces états. J’ai eu la chance de rencontrer le collectif « Stop au contrôle au faciès » en 2013 qui mobilisait alors pour installer le récépissé. Un papier qui devait être remis à la personne contrôlée pour qu’elle ne puisse pas l’être à nouveau !
L’UDI a soutenu à travers une proposition de loi cette mesure, Manuel Valls, pas encore Premier ministre aussi.  Ce dernier y a renoncé une fois qu’il avait tout pour le mettre en place !
J’avais salué sur les réseaux sociaux, l’exposition de la mairie de Paris sur la place de la République pour dénoncer le contrôle au faciès. Les photos étaient belles, les témoignages bouleversants.

Une action centriste sur cette question ?
Nous n’avons pas attendu ce terrible article sur ces faits au cœur de Paris pour réagir. Il y a, déjà, la mobilisation du député de Bobigny-Drancy-Le Bourget, depuis plusieurs années et en 2012 le vote POUR du groupe centriste au Conseil de Paris du voeu des communistes demandant que la délivrance de récépissés soit expérimentée à Paris.Le vœu n’était pas passé.

Aujourd’hui, en tant qu’élue du 12ème,  je me mobilise pour que ce vœu soit redéposé au Conseil de Paris en 2016. Et que l’ensemble des composantes puisse y adhérer.

Paris est la capitale. Elle est grande, forte quand elle est progressiste et exemplaire mais toute petite quand il faut mettre fin aux violences policières. Montrons l’exemple, nous  élus de Paris en proposant cette expérimentation du récépissé, qui n’est absolument pas la solution à tout mais  l’envoi d’un premier  signal qui trace un chemin digne.

Les derniers mots iront à nouveau à ces 18 jeunes filles et jeunes hommes qui ont agi en citoyens responsables, merci à vous et soyez assurés que nous feront tout notre possible pour que votre action apporte des résultats !

Ophélie ROTA, conseillère d’arrondissement