Intervention sur la Politique culturelle du 12e arrondissement.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Bravo. Merci pour ce contrat culture qui permet de dresser un état des lieux très complet de l’offre culturelle dans l’arrondissement. C’est l’occasion de nous rendre compte de la diversité de nos équipements : théâtre, danse, offre musicale, cirque, arts visuels, galeries, cinéma, même un musée avec la Cinémathèque, l’artisanat, des espaces de lecture à travers nos librairies indépendantes.

Encore une fois, notre arrondissement fait preuve d’une diversité incroyable, et c’est une véritable chance. Vous avez d’ailleurs lancé le Pass culture en 2015 avec l’objectif de faire mieux connaître aux habitants la richesse culturelle autour d’eux. Aujourd’hui, vous dénombrez 6 000 abonnés dans toute la capitale, dont 86% dans le 12e. Le chiffre est très encourageant, malheureusement un peu faible par rapport à l’ambition du Pass culture. Pour aider à son développement et pour que ce Pass culture touche un public plus large, pourquoi ne pas l’offrir à tous les nouveaux mariés du 12e arrondissement, public varié par excellence ?

Je soutiens les priorités d’actions que vous détaillez dans ce contrat culture, tout particulièrement votre volonté d’équilibrer l’offre sur tout le territoire du 12e, notamment vers le périphérique, ainsi que l’action que vous souhaitez mener avec les bailleurs sociaux. Les équipements culturels existent en périphérie. Nous pouvons citer le Musée de l’Histoire de l’Immigration ou encore le Théâtre du CISP. En revanche, un aspect n’est pas très présent, en tout cas pas formellement, il s’agit de la notion d’échange et de lien que la culture permet. Je pense par exemple au lien entre les générations. La culture permet de créer un lien intergénérationnel. Cela pourrait aussi être une priorité d’action. Des événements pourraient être organisés, faisant découvrir à l’autre sa culture : le slam, la danse de salon, le hip hop, le rap, le théâtre partagé, etc.

Madame la Maire, je sais que vous travaillez bien avec le directeur de l’Opéra Bastille. Profitez-en pour multiplier les échanges entre les élèves de nos écoles du primaire, du collège et du lycée pour leur faire découvrir l’opéra, mais aussi la variété des métiers et le savoir-faire nécessaire pour faire vivre un lieu comme celui-ci. Je pense qu’au moment des orientations scolaires, cela peut susciter des orientations. Nous voterons toutes les délibérations raccrochées. Merci. »

Intervention sur le bilan d’avancement de l’opération Petite Ceinture.

Point sur les usages de la petite ceinture, future voie de circulation douce pour les parisiens qui pourront profiter d’un nouvel espace vert.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement
« Vous connaissez notre ambition pour la Petite Ceinture, un lieu de promenade et une piste cyclable tout autour de Paris. Nous ne souhaitons pas la réversibilité du projet.
Nous ne souhaitons pas la possibilité de faire revenir le transport sur cet axe. Cela nous différencie de certains élus. Cependant le projet qui prend forme est bien un lieu de vie pour les piétons et les circulations douces comme le vélo. Ils vont côtoyer des lieux de culture, de loisirs et de sport accessibles au plus grand nombre. Il est dommage que ce bilan ne fasse pas état plus spécifiquement des actions menées sur la Petite Ceinture dans notre arrondissement. Au niveau de la villa du Bel Air, on parle de co-conception et de co-construction. Savons-nous sur quoi cela a débouché ?
Lors de ma dernière intervention, j’ai interrogé Madame KOMITES sur l’état des
structures SNCF du projet, tunnels et voûtes, pour savoir si des contraintes devaient être prises en compte pour les futurs aménagements. A l’époque, le travail était en cours. Je souhaiterais pouvoir en savoir un peu plus aujourd’hui. Je vous remercie. »

Pénélope KOMITES, Adjointe à la Maire de Paris, Conseillère de Paris
« Madame ROTA, le protocole passé avec la SNCF inclut bien la réversibilité, ce qui va rassurer Monsieur BONNET-OULALDJ. Nous ne savons pas ce qui pourra se passer d’ici 15 ou 20 ans, donc le protocole prévoit bien cette réversibilité. Je vous rassure concernant les études sur les tunnels et les voûtes. Nous avons aujourd’hui une vision beaucoup plus précise de ce qu’il est possible de faire. D’ailleurs, la délibération propose de mettre en œuvre ce fameux plan programme de valorisation économique de la Petite Ceinture. Cette délibération va permettre de définir le cadre économique et les outils de mise en œuvre opérationnelle qui pourront être lancés sur la Petite Ceinture. L’idée est d’avoir une vision globale à l’échelle parisienne et de trouver des activités diverses et variées qui ne soient pas tronçonnées arrondissement par arrondissement. Il s’agit d’avoir une vision globale, avec des bibliothèques, des restaurants, des jardins partagés, d’avoir un maximum d’usages.
Monsieur BONNET-OULALDJ : pourquoi pas desvélorails ? J’ai toujours donné mon accord à ce sujet, ainsi que Monsieur MISSIKA. Il s’agit pour les Parisiens de s’emparer de la globalité de cet espace, que les habitants du 12e aillent se promener dans le 17e ou dans le 18e. Cette délibération va permettre de lancer les différents marchés nécessaires afin de travailler sur la sécurisation. Un comité de pilotage aura lieu prochainement en mai ou en juin et présentera ces marchés de travaux aux maires d’arrondissement concernés, de manière à ce que les ouvertures soient réalisées dans les temps sur la totalité des tronçons. »

Intervention sur l’opération « Debergue Rendez-Vous » à Paris 12e – Autorisation de signer avec la RATP et Logis Transports

Ce projet fait parti des grands projets d’aménagement de notre arrondissement et soulève de nombreuses questions. Un collectif d’habitant s’est même monté : le collectif Netter-Debergue. Retrouvez mon intervention et la réponse de Mme la maire qui permet de faire le point sur l’avancement du projet.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement
«
Loin des clivages, je vais faire une intervention sur le même ton que mon collègue, Monsieur BONNET-OULALDJ. Le projet évoque des priorités des Parisiens, un espace vert, des places supplémentaires en crèche, des logements. Le projet est plutôt séduisant. Nous ne pouvons cependant pas ignorer les interrogations soulevées par ce projet. Votre rôle, Madame la Maire, est de répondre aux inquiétudes qui s’expriment dans le quartier.
Vous n’ignorez pas la mobilisation de l’association Netter Debergue, qui est certainement parmi nous ce soir. Certaines personnes du quartier s’étonnent
que vous ne soyez pas assez attentive à leurs revendications et que vous ne les receviez pas. Sans flatterie, aucune, cela re ressemble pas à la manière dont vous exercer votre mandat.
D’autres questions ont besoin de trouver des réponses. Quel réel impact des nouveaux logements dans le paysage urbain ? Vous venez de parler du club sportif, mais des informations contradictoires circulent. Vous évoquez Bercy, mais vous évoquez aussi dans la délibération que les locaux RATP vont être déplacés de quelques mètres sur l’avenue Arnold Netter. Qu’en est-il ?

Un mot sur le jardin prévu dans le projet. Le conseil de quartier Bel Air Nord soulève le volet sécurité. Le jardin Debergue est assez apprécié, mais son manque de luminosité est souvent reproché. Il contient de petits recoins dans lesquels il est possible de se cacher. Ce n’est pas très rassurant pour les usagers de ce jardin et pour les habitants. De petites mises en garde pour ne pas reproduire les mêmes erreurs d’aménagement dans le prochain jardin public. Merci. »

BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, Conseillère de Paris,
rapporteure

« Merci à tous pour vos questions. Cela me conforte dans l’idée que nous faisons bien de faire de la concertation, et, lorsque nous n’en faisons pas, vous le remarquez. Pourquoi avons-nous suspendu la concertation ? Il ne vous aura pas échappé que nous sommes dans une période un peu particulière. Autour de cette table, nous sommes tout de même quelques-uns à être impliqués dans cette séquence particulière. Comme Maire d’arrondissement, nous avons suspendu un certain nombre de réunions publiques, de concertations. Effectivement, Madame ROTA, nous avons suspendu les réunions publiques, mais nous avons réalisé de nombreuses réunions publiques sur ce sujet. Je ne vous ai pas tous vus lors de ces réunions.

Permettez-moi de vous rappeler que nous avons présenté le projet aux côtés de la RATP à plusieurs reprises. Nous avons échangé globalement avec les habitants. Nous avons vu la colère des uns et des autres. Nous avons répondu aux courriers, contrairement à ce qui vient d’être dit. De nombreux mails ont été échangés. Les discussions ont été collectives en réunion publique. Nous avons eu des réunions collectives en Mairie avec mon premier adjoint, avec les représentants de la RATP. Des réunions individuelles ont été proposées par la RATP. Effectivement, les riverains ne sont pas tous touchés de la même manière par ce projet. L’impact sur leurs appartements n’est pas le même. Des discussions en bilatérale ont été proposées. Elles n’ont pas toujours été acceptées par ailleurs.

Initialement, le projet présenté à la concertation n’allait pas au maximum de ce que permettait le PLU dans la distance avec les bâtiments existants. Suite aux discussions très sereines avec les habitants, la RATP a fait évoluer son projet pour se mettre un peu plus à distance et limiter certaines vues, notamment des vues de fenêtres. Mais cette concertation n’est pas terminée aujourd’hui. Cette délibération ne statue pas la fin de la concertation. Le permis de construire n’est pas déposé. Il n’est pas attribué. La concertation reprendra à partir du 19 juin. J’ai un profond respect pour la séquence démocratique dans laquelle nous sommes.

Permettez-moi de continuer à vous répondre sur un certain nombre de points précis qui ont été évoqués. D’abord, la taille des espaces verts n’a absolument pas diminué, Madame MONTANDON. Au contraire, nous nous sommes engagés collectivement à créer un jardin de 2 500 m², et c’est ce que nous ferons. En 2006, une réserve a été mise pour un espace vert, mais la surface n’était pas précisée. La surface a été précisée en 2009 à savoir 2 500 m², et c’est ce que nous ferons. Ceci explique que les bâtiment soient un peu proches des habitants, car nous tenons à ce jardin.

Il suffit d’y aller n’importe quel après-midi. Je suis certaine que vous y allez souvent en ce moment. Ce jardin accueille beaucoup de monde. Ce jardin est saturé, car les espaces ne sont pas assez généreux pour tous les enfants, pour toutes les tranches d’âge, pour toutes les familles qui ont envie de profiter de cet espace de respiration. Nous avons besoin de ce jardin. D’ailleurs, tout le monde le reconnaît. Nous avons également besoin de logements. Oui, nous le réaffirmons. Nous avons besoin de logements, de logements sociaux, en particulier pour les agents de la RATP. Vous avez raison, Monsieur BONNET-OULALDJ, la RATP s’engage sur son foncier à construire du logement social.
Ce qu’elle appelle « les cols bleus », ceux qui conduisent nos bus, c’est mieux s’ils habitent à proximité de leur lieu de travail. Si nous ne faisons pas du
logement social adapté à leurs revenus, ils ne pourront pas loger dans Paris. Oui, une partie de ces logements sera destinée au personnel de la RATP, et j’en suis très fière.
Oui, nous ferons du logement social. Selon quelle proportion ? Nous verrons. Ce sera un équilibre. En général, nous collons au PLH, c’est-à-dire à un équilibre entre PLAI, PLUS et PLS établi par une délibération adoptée au Conseil de Paris. Aujourd’hui, un certain nombre de riverains ont une vue très dégagée sur un terrain pas très qualitatif et sur un espace vert. Certains auront effectivement une vue sur un immeuble, mais assez loin d’eux. Nous avons imaginé construire la crèche au rez-de-chaussée avec un retrait de 8m au-dessus de la crèche pour éviter les jets de projectiles dans la crèche. Le bâtiment est en retrait, aussi loin que dans de nombreuses rues parisiennes. Je
comprends que cela puisse être impactant pour certains riverains, mais ce que nous
faisons à cet endroit n’est pas démesuré, n’est pas scandaleux par rapport à d’autres situations dans Paris.
Oui, il faut un équipement de petite enfance à cet endroit. Merci Monsieur BONNET OULALDJ de l’avoir rappelé, comme Monsieur NAJDOVSKI. Il s’agit de l’un des quartiers du 12e arrondissement où nous avons le plus de mal à accueillir les enfants. Les listes d’attente y sont très importantes. Je ne peux pas me satisfaire de cela. Il nous faut construire des établissements de petite enfance dans ce quartier. Il faut trouver des espaces pour le faire, et je suis contente que la RATP nous permette de mener ce projet. Les familles qui vont venir auront des enfants en âge d’être scolarisés. Nous ne sommes ni dans la précipitation ni dans le manque d’anticipation. Cela n’a rien à voir avec la classe susceptible de fermer à la maternelle Marsoulan aujourd’hui.

Aujourd’hui, nous ouvrons des classes lorsque nous avons des enfants. Je sais que les parents sont inquiets quant à la maternelle Marsoulan. Les enfants sont là, pourtant une fermeture est annoncée. Je me mobiliserai pour que l’on revienne sur cette fermeture. Mais nous n’allons pas ouvrir une classe maintenant pour des enfants qui vont arriver dans un, deux ou trois ans. A ce moment-là, nous demanderons collectivement à ce que les enseignants soient présents. Nous avons très bien anticipé l’impact sur les établissements scolaires, sur les écoles, les collèges, les lycées. Nous avons lancé la concertation sur le jardin. Nous y réfléchissons. Beaucoup de choses se passent dans ce jardin, pas toujours légales. Nous sommes mobilisés avec les agents de la Ville et la police nationale pour mettre un terme à ces trafics, et que la conception du nouveau jardin préserve la tranquillité des riverains, mais aussi permette à toutes les tranches d’âge d’avoir des espaces dédiés et adaptés. La concertation est en cours et associe les riverains qui expriment leurs besoins. Je vous remercie de les relayer, mais ils ont participé à la concertation sur le jardin et ont explicité tout cela.
Concernant les sportifs, excusez-moi, nous fermons un gymnase pour travaux, et je me suis engagée à ce que toutes les activités sportives qui y avaient lieu soient relogées au gymnase Gerty Archimède. Si c’est trop loin, les familles se reporteront sur d’autres lieux. Je ne peux pas faire plus, objectivement.
Tous les clubs seront relogés au gymnase Gerty Archimède. Il reste la question des boulistes. Nous avons d’autres lieux où la pétanque se pratique dans cet arrondissement. Nous avons commencé à discuter pour que les boulistes puissent pratiquer leur sport ailleurs. Je suis persuadée que nous allons trouver un terrain d’entente. Combien de logements ? Vous avez vu les chiffres. Le permis définitif n’est pas encore fixé. Nous sommes dans les ordres de grandeur que vous avez. Je ne peux pas vous répondre plus précisément. Le permis de construire n’étant pas déposé, ces chiffres ne sont pas connus. Si le terrain est pollué, nous le dépolluerons. D’autant plus que nous y accueillerons un
établissement de petite enfance. Aujourd’hui, je ne suis pas capable de vous dire
comment ces travaux auront lieu, ni quelle sera leur ampleur, ni comment le chantier de construction sera géré. Tout ceci est devant nous. Ce travail reste à accomplir. Nous continuerons à le mener de la même manière. En accueillant plus d’habitants, nous gérerons au mieux les ordures ménagères, nous gérerons mieux la circulation sur la voie piétonne. Ces sujets sont devant nous. La concertation reprendra. Nous avons continué à travailler en temps masqué durant ces six mois. Nous reprendrons la discussion avec tous ceux qui sont prêts à échanger sereinement. Nous serons amenés en rediscuter. »

Budget participatif : Mise en œuvre du projet « + de végétal dans les quartiers populaires »

J’ai profité de la délibération sur la mise en œuvre du projet « + de végétal dans les quartiers populaires » voté au Budget Participatif parisien 2016 pour poser une question pour préciser le fonctionnement du budget participatif et plus particulièrement sur un projet particulèrement attendu, la rénovation des sanitaires de nos écoles primaires.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement
« Je souhaite profiter de cette délibération pour relayer une question souvent posée aux élus : quel est le délai entre le vote d’un projet au budget participatif et son exécution ? Existe-t-il un temps minimal et un temps maximal s’écoulant entre le vote des Parisiens et le moment où l’argent est débloqué ?
Pour le projet « + de végétal dans les quartiers populaires », la Mairie n’aura pas perdu de temps pour nous faire voter l’autorisation de financement, mais pour d’autres projets ayant également reçu le soutien des Parisiens, nous n’avons pas encore été saisis par la Mairie pour leur réalisation. Je pense au projet de rénovation des toilettes des écoles du premier degré.
Au-delà du fait que les parents trouvent dommage de se servir du budget participatif pour ce type de dépense, certains s’impatientent du début des travaux et souhaiteraient savoir quand ils commenceront.
J’ai déjà fait une intervention sur la rapidité avec laquelle nous enchaînions la
concertation pour de nouveaux projets, la sélection des projets, le vote à nouveau la concertation. Mais, dans ce calendrier, nous ne savons pas où se trouve l’étape de réalisation des projets. Je souhaiterais être éclairée sur ce point. »

Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, Conseillère de Paris
« Nous essayons de le faire le plus vite possible, Madame ROTA.
J’excuse l’absence de mon premier adjoint, Richard BOUIGUE, qui est en charge du
budget participatif, mais qui a été opéré ce matin. Nous essayons dans l’année
budgétaire d’engager l’argent, que ce soit pour le budget participatif d’arrondissement ou pour le budget participatif parisien qui se déclinerait dans l’arrondissement. »

Laurent TOUZET, Adjoint à la Maire du 12e arrondissement
« Je réponds avec d’autant plus de plaisir qu’en septembre dernier, les habitants ont choisi d’investir massivement le budget participatif dans les écoles du
12e arrondissement. Les années précédentes, le budget de travaux dans les écoles du 12e arrondissement que je gérais sous l’autorité de Madame la Maire, était plutôt de 1,4 ou 1,5 million d’euros. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 2 millions d’euros pour l’année budgétaire 2017. Nous ne pouvons que nous en féliciter. Mais, en termes de plan de charge, la disponibilité des écoles pour des travaux d’ampleur n’a pas augmenté. En septembre dernier, les habitants ont décidé d’investir massivement dans un plan de rénovation des sanitaires des écoles du 12e
arrondissement, de rénover certains réfectoires, d’embellir des cours d’écoles. La rénovation des réfectoires et des sanitaires ne peut pas se faire lorsque les sites sont occupés, mais uniquement durant les vacances scolaires et à condition de fermer les centres de loisirs.
Si je prends l’exemple du groupe scolaire Picpus. En principe, au budget participatif, des travaux sur les réfectoires et les sanitaires sont prévus dans les deux écoles élémentaires. Mais vous comprenez bien que nous ne pouvons pas fermer durant l’été les deux écoles élémentaires. Nous devons en laisser au moins une ouverte pour accueillir le centre de loisirs. Cela oblige à reporter les travaux de la seconde école à l’année suivante.
Nous entrons dans la période des conseils d’école du troisième trimestre. Et nous allons pouvoir faire circuler des informations plus précises sur la programmation en cours de finalisation. Le revers de la médaille d’avoir obtenu plus d’investissement par rapport à d’habitude est de pouvoir programmer sans perturber le rythme du temps scolaire et des centres de loisirs. »

Catherine BARATTI-ELBAZ, Maire du 12e arrondissement, Conseillère de Paris
« Merci. Je rappelle que le budget total du budget participatif est ponctionné sur le budget d’arrondissement d’investissement dans les écoles. Il est bien normal que nous acceptions des projets d’investissement dans nos écoles. Il serait embêtant qu’il n’y en ait pas. En même temps, ce budget participatif est décidé par les Parisiens. Nous ne pouvons que prendre acte de ce qu’ils proposent et de ce qu’ils retiennent. Nous le mettons en œuvre le plus rapidement possible étant donné les contraintes évoquées par Monsieur TOUZET. »

Tribune : S’opposer c’est aussi proposer

Comme le groupe UDI-MODEM au Conseil de Paris, notre groupe au conseil d’arrondissement a toujours voulu être un opposant constructif qui sait défendre ses convictions. Des convictions sur le logement à Paris. Nous défendons, aux côtés de la construction de logements sociaux, plus de logements intermédiaires pour maintenir la classe moyenne dans Paris. Une conviction sur la piétonisation des quais qui nous apparaît comme nécessaire et dans le sens de l’histoire de notre ville mais qui aurait du être réalisée en concertation avec les communes limitrophes de Paris, les commerçants et la RATP. À la concertation, la Maire de Paris a préféré la précipitation, au détriment d’une offre de transport en commun renforcée pour les travailleurs de Paris.

Notre conviction de rendre Paris plus accessible au circulation douce en soutenant le plan vélo, même si nous avons regretté son installation boulevard de Picpus en plein été et en participant activement aux concertations de réaménagement des places de la Nation et de Bastille.

Notre groupe a également soutenu la création d’un centre d’accueil des migrants, l’expérimentation de la salle de consommation à moindres risques et enfin l’installation du centre d’hébergement d’urgence pour sans-abri dans le 12e qui ouvrira en juillet 2017. Sur le grand projet Bercy-Charenton, nous défendons un projet équilibré dans la répartition des logements, la présence d’équipements publics adaptés aux nouveaux habitants, l’importance de l’ouverture sur le Grand Paris et enfin notre refus de construction de tours immobilières qu’elles soient de bureaux ou d’habitations trop hautes.

Le groupe UDI-MODEM sait s’opposer, sait proposer et sait aussi se rassembler, loin des clivages, dans l’intérêt de Paris et du 12e !

Tribune parue dans le journal « Notre 12e » n°77 (avril-juin 2017)

Communiqué de presse Renouvellement Vélib’ : gare à l’interruption de service

L’heure de vérité du renouvellement du marché de Vélib’ a sonné ! Le groupe UDI-MoDem a depuis le début, en commission des élus, mis en garde la Ville de Paris sur l’absence d’anticipation d’une éventuelle période transitoire si deux concessionnaires différents devaient se succéder, ce qui semble se décider au profit d’un consortium.

Pour le groupe UDI-MoDem, comme pour les 300 000 d’utilisateurs réguliers de Vélib’, l’exécutif de Paris, et le syndicat Vélib’ Métropole, porteront la responsabilité d’une interruption de service, ou d’une réduction préjudiciable de service que le passage d’un opérateur à l’autre rend probable, alors que la bonne gestion du dossier aurait permis de l’éviter.

Quel calendrier de renouvellement du matériel ? Quelles modalités de transmission entre les deux concessionnaires sur la gestion des abonnements ? Quelle opérabilité fonctionnelle dans le remplacement du parc de vélos, et des stations ? Autant de questions sans la moindre réponse à l’heure du choix définitif.

Pour le groupe UDI-MoDem, cette continuité du service Vélib’ repose essentiellement sur ses 315 salariés qui sont aujourd’hui les plus compétents et les plus expérimentés, pour mettre un œuvre un changement de réseau. L’atout décisif des 315 employés actuels de Vélib’ réside dans le fait que cette communauté regroupe tous les métiers liés à l’exploitation de Vélib’, du nettoyage et de l’entretien des vélos au service client.

Il serait honteux autant qu’inacceptable, que dans la prise en compte des critères d’attribution du renouvellement de ce marché, ils aient été considérés comme une variable d’ajustement, en termes de masse salariale ou de métiers.

Au contraire, l’extension à venir du réseau sur le plan métropolitain et la part de 30% de vélos électriques dans le futur contrat, impose a minima une logique de préservation des emplois et même d’augmentation des effectifs dans le futur.

Ce maintien n’est pas motivé par des considérations idéologiques ou politiques, mais se justifie bel et bien par un haut niveau de service exigé pour les usagers de Vélib’.

Enfin, la qualité de service passe également par la question des tarifs. De nombreux Parisiens ont été séduits, ces dernières années, par Vélib’, et ont ainsi adapté, leurs modes de transports. Augmenter brutalement les tarifs, serait perçu comme un mauvais signal envoyé au recours à une offre alternative de transport à Paris, et à la lutte contre la pollution. Il est nécessaire de trouver le juste prix, permettant le maintien d’un service de qualité, sans pour autant détourner de nombreux usagers d’un mode de transport propre et innovant.

Eric Azière
Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Communiqué de presse : Salle de consommation à moindre risque : un bilan positif à encourager

Depuis 2010, les centristes défendent, au Conseil de Paris, l’idée d’une expérimentation d’une salle de consommation à moindre risque à Paris afin de lutter contre la toxicomanie et l’addiction, afin d’encadrer de telles pratiques dans un cadre hospitalier.

Le sujet est trop grave et important pour servir de chiffon rouge à une communication fondée sur les peurs, les angoisses, car si les questionnements et inquiétudes de certains riverains sont légitimes, notamment suite à la rixe, la seule d’ailleurs, survenue aux abords de la salle le 26 février dernier, leur instrumentalisation est inacceptable, alors même que les résultats en termes de santé publique, d’addictologie et du nombre de seringues retrouvées sur le sol aux abords de la salle sont bien réels.

Pour avoir pu rencontrer sur place l’équipe en charge de la salle de consommation, dont je voudrais d’ailleurs saluer l’immense professionnalisme, notre groupe UDI-MoDem a proposé un vœu, adopté par le Conseil de Paris, proposant que la sécurisé soit renforcée par une présence policière plus forte et visible aux abords de la salle.

Et face au débordement prévisible des équipes de soin en termes de fréquentation, je propose également que les effectifs de la SCMR soient accrus afin de permettre un élargissement de l’amplitude horaire d’ouverture, notamment l’été le soir.

Enfin, la Mairie devrait organiser en 2018 une grande campagne de prévention et d’éducation contre la toxicomanie car la politique ne consiste pas à faire comme si les problèmes n’existaient pas, il faut agir en état conscient d’ailleurs que se posera à moyen terme la question de l’ouverture d’une deuxième salle en Ile de France.

Eric Hélard
Vice-Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Tribune : Plus en mon nom !

À la primaire de la droite et du centre, comme de nombreux militants et élus du parti UDI, je me suis engagée pour la candidature d’Alain Juppé et depuis le début, j’exprime des points de divergences forts vis à vis du programme de François Fillon.
Depuis fin janvier, mon parti UDI a annoncé son retrait de la campagne de François Fillon, a demandé un changement de candidat pour poursuivre la campagne mais a finalement, le 7 mars dernier, validé l’accord sur les législatives avec le parti Les Républicains et par la même occasion a affirmé son soutien au candidat François Fillon.
Dans cette campagne, il ne reste que les cadres par fidélité ou masochisme et certains élus par intérêt. Où est le souffle nouveau que nous souhaitions donner à la politique ? Plus chez nous, c’est certain.
Ma position d’élue d’arrondissement qui ne vit pas de la politique, me permet de rester cohérente en paroles et en actes et c’est un véritable luxe dont il faut savoir profiter.

En tant que militante, je défends une Europe forte, l’éducation comme priorité absolue (1er degré en tête), un changement des pratiques qui passe par une reconstruction des partis loin du clivage droite et gauche qui nous enferme, une modernité sur les thèmes de société et économiquement la nécessité de s’appuyer et protéger nos TPE et PME.
En tant qu’élue locale, je m’applique par mes actions à faire de la politique autrement ; défendre des projets quand l’intérêt général est préservé, proposer plutôt que critiquer et porter un engagement sans arrière pensée.

Aujourd’hui, ces valeurs et cet engagement centristes sont entachés par le candidat que mon parti soutient officiellement pour la présidentielle, si je comprends la logique de parti, je la considère comme dépassée et la mise en examen aura été la goutte d’eau ; ça suffit plus en mon nom ! Ce candidat ne défend pas mes convictions et humainement il représente tout ce que les Français rejettent de la classe politique.

Je voterai Emmanuel Macron pour les raisons évoquées ci-dessus et s’il manquait encore une raison raisonnable, la voici. Il est le seul capable de battre franchement Marine Le Pen au 2nd tour.

Ophélie ROTA
Conseillère d’arrondissement
Présidente du groupe UDI-MODEM du 12e arrondissement

Tribune : Une sécurité au quotidien

En septembre dernier, nous avons débattu sur le nouveau contrat de prévention et de sécurité de l’arrondissement. Ce contrat a associé municipalité, police, justice, associations, bailleurs, conseillers de quartier et représentant de l’opposition (malheureusement le groupe UDI-MODEM n’a pas de représentant dans cette commission). Associer les bailleurs est une bonne chose, ils sont souvent montrés du doigt pour leur non gestion de la tranquillité des locataires. Il est donc important qu’ils se mobilisent et qu’ils comprennent que leur travail ne s’arrête pas à la construction du logement.

Pour nous, il est primordial de faire dialoguer l’ensemble des habitants sur la sécurité, ce n’est que comme ça que notre arrondissement qui a la réputation d’être calme et paisible, le restera. Ce contrat de prévention et de sécurité évoque aussi la mise en place des 1900 agents de proximité qui ont pour mission de préserver la tranquillité des Parisiens grâce à la prévention et à la médiation. Au groupe UDI-MODEM, nous y voyons le début de la mise en place d’une police municipale que nous appelons de nos vœux depuis de longues années. Nous sommes convaincus qu’une coresponsabilité et un vrai partenariat se créeraient entre habitants et policiers.

Nous avons un grand regret dans ce contrat de prévention. Le risque terroriste et la protection des populations ne sont pas présents. Nous attendons plus des élus parisiens sur la lutte contre la radicalisation, nous proposons qu’une fiche action sur le rôle d’Internet dans la radicalisation des jeunes soit étudiée pour la prochaine mise à jour de ce contrat. Cette question est traitée au niveau de l’Etat mais doit trouver une déclinaison au niveau parisien.

En attendant, nous souhaitons à tous les habitants du 12e une chaleureuse année 2017 !

Tribune parue dans le journal « Notre 12e » n°76 (Jan-Mars 2017)

Communiqué de presse : Statut de Paris : la Mairie enclenche la fusion façon turbo

La loi sur la réforme du statut de Paris, concoctée et adoptée hier par l’Assemblée nationale, n’a même pas le temps de refroidir, que déjà la Mairie de Paris, met les bouchées doubles sur sa mise en œuvre en annonçant, moins de 24 heures après son adoption, la mise en place de la « conférence d’arrondissements » prévue par la loi. La seule mission de cette conférence étant de remettre un rapport à la maire de Paris avant « fin 2018 ».

Dans les faits la mairie de Paris veut devancer la fusion annoncée des quatre premiers arrondissements, la fusion administrative précédant ainsi un préalable fondamental, qui devrait être la légitimité politique de ce nouveau secteur, qui ne sera donnée que par les élections municipales de 2020.

Cette précipitation est d’autant plus suspecte, que la mairie de Paris explique à qui veut l’entendre que rien ne change, ni le personnel, ni le budget, ni l’organisation administrative, ni le maintien des quatre mairies d’arrondissements.

La Mairie de Paris ne nous a pas habitués à une telle rapidité d’exécution, qui traduit plus un acharnement politique afin d’avancer vite sur un dossier aux arrière-pensées électoralistes.

La méthode tranche avec d’autres mises en œuvre de lois, comme celle de la « République Numérique » et le permis de louer un meublé touristique, que nous attendons depuis six mois déjà, et dont la Mairie réclame au gouvernement le décret d’application du bout des lèvres, et sous la pression de l’opposition.

Nous considérons que la fusion des quatre premiers arrondissements doit désormais, et avant toute autre chose, être inscrite à l’ordre du jour des prochains conseils des arrondissements concernés. Car cette réforme, politique, est avant toute chose une affaire d’élus, de représentants des parisiens, et doit être introduite publiquement dans les arrondissements concernés, et non dans le secret initié des alcôves administratives de l’Hôtel de Ville.

Eric Azière
Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris