Centre d’hébergement d’urgence dans le 12e en juillet

Le 18 janvier 2017, nous avons du débattre sur l’installation d’un centre d’hébergement d’urgence pour sans-abri dans le 12e arrondissement. En juillet, le centre ouvrira 300 places destinées aux familles sans-abri.Ce centre fait écho à celui qui a été ouvert dans le 16e, à la différence que son accueil est plus calme dans notre arrondissement et nous nous en félicitons. Cette structure se veut temporaire car elle sera située sur le terrain « du bastion de Bercy » qui fait parti du futur projet de réaménagement Bercy-Charenton.

Notre groupe a voté en faveur de cette ouverture, à l’instar du groupe au Conseil de Paris qui dans sa très très grande majorité avait voté le centre d’hébergement d’urgence du 16e. Cela relève pour nous de l’urgence vitale et de la dignité pour ces familles sans-abri.

Communiqué de presse : Il faut déclarer l’encadrement d’urgence des meublés touristiques à Paris

Le prochain Conseil de Paris du 30 janvier prochain sera de nouveau l’occasion pour le groupe UDI-MoDem de tirer la sonnette d’alarme face à l’expansion incontrôlée des meublés touristiques dans la capitale.

Le groupe UDI-MoDem regrette ainsi que la Ville de Paris n’ait toujours pas choisi d’appliquer les dispositions de la loi « République numérique », permettant de rendre obligatoire l’inscription préalable de l’ensemble des meublés touristiques, résidences principales comprises, dès la première nuitée. La Maire de Paris doit inscrire à l’ordre du jour du prochain Conseil de Paris une délibération permettant l’application de cette disposition.

Le groupe UDI-MoDem souhaite également interpeller la Maire de Paris et le Gouvernement sur la nécessité de faire preuve d’un encadrement législatif plus rigoureux. L’enjeu est de taille : sans réglementation, les 35 000 emplois de l’hôtellerie à Paris seraient à terme menacés. Nous considérons que la loi doit être modifiée, afin de laisser aux municipalités le soin de décider par elles-mêmes le nombre de nuitées qu’un meublé touristique peut proposer par an. Nous souhaitons ainsi qu’à Paris, soit rendue impossible toute location d’un meublé touristique pour une durée inférieure à 3 nuits consécutives, ainsi que pour un nombre total maximum de 60 nuitées par an.

Enfin, la Ville de Paris doit, de toute urgence, renforcer les contrôles face à tous ceux qui ne respectent pas la loi, les opérations coups de poing présentées dans la presse, ayant fait long feu. Nombreux encore sont ceux qui, aujourd’hui, choisissent de snober la réglementation, instaurant une concurrence déloyale avec les professionnels de l’hôtellerie, mais aussi en enlevant 20.000 logements du marché locatif traditionnel, sans qu’ils n’en soient inquiétés. Les plateformes de location saisonnière sont aussi responsables, et doivent remplir leur part du contrat, en termes de contrôle du respect de la loi.

Alors que les grandes villes touristiques ont pris, depuis plusieurs mois, des mesures de régulations drastiques, de New-York à Amsterdam, en passant par Barcelone ou Londres, il est tant que Paris reprenne la barre du paquebot à la dérive.

Eric Azière
Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris
Conseiller de Paris (14ème)
Conseiller de la Métropole du Grand Paris

Tribune « Les écrits restent…. »

Pour ne plus s’entendre dire que nous refusons un projet historique pour Paris, nous profitons de cette tribune pour rappeler notre soutien au projet de piétonisation des voies sur Berge rive droite. Ce projet était dans le programme municipal que nous défendions aux côtés de Les Républicains en 2014. Mais sommes-nous autorisés à dire que la mise en place de ce projet a été précipitée, irrespectueuse et sans concertation ? À en croire la majorité, non !
Paris doit se réapproprier son fleuve pour, entre autres, des raisons environnementales. La fermeture aux voitures des voies sur berge rive droite est une décision naturelle et bénéfique pour tous. Ce projet est historique pour Paris et c’est justement parce qu’il l’est, qu’il ne pouvait être fait avec cette méthode autoritaire.
Le projet choisi l’a été en s’appuyant sur les 57% d’avis favorables parmi 933 contributions issues de la concertation publique (été 2015). En 2011, 1563 contributions sur l’aménagement des berges de Seine rive gauche avaient été jugées par le commissaire- enquêteur comme trop faible pour se positionner et la concertation avait été prolongée. Pas cette fois-ci !
Plus grave, le mépris de la mairie vis-à-vis des légitimes inquiétudes exprimées par plusieurs acteurs : le vote négatif de la commission d’enquête en août 2016, l’appel des maires de banlieues qui sont exclus du projet, les 40 000 artisans parisiens, le trafic des bus RATP qui devrait être impacté à 42% et tous les retours quotidiens des parisien-nes. Au groupe UDI-Modem, nous avions demandé à ce que soit étudié un plan de circulation. Refusé. Nous avions demandé à ce que soit étudié des modes de transports collectifs propres et silencieux sur les voies et d’accentuer les navettes fluviales. L’objectif était de proposer des transports alternatifs et de soulager les bus. Pas entendu.

Tribune parue dans le journal « Notre 12″ n° 75

Communiqué de presse : Les caisses des écoles ne seront finalement pas centralisées !

En juillet dernier, en catimini, la maire Anne Hidalgo avait fait passer la centralisation des caisses des écoles. Ce qui signifie que les cantines scolaires ne seraient plus gérées par arrondissement, garantissant une proximité salvatrice, mais tous la réalisation des repas et les achats seraient centralisés.
À l’époque le groupe UDI-MODEM au Conseil de Paris et les Républicains s’étaient battus contre cette centralisation inappropriée des cantines scolaires et contre cette méthode peu démocratique.
Il semblerait que le discours a été entendu par l’exécutif parisien puisque la mesure est reportée.

Communiqué de presse

L’exécutif parisien aurait-il enfin décidé de faire preuve de bon sens ? C’est l’espoir que le groupe UDI-MoDem entretient, suite à l’annonce par son directeur de cabinet, vendredi dernier, lors d’une réunion avec les maires d’arrondissement, de reporter aux calendes grecques la centralisation de la gestion des cantines scolaires parisiennes et des caisses des écoles.

Rappelons que lors du Conseil de Paris de juillet dernier, l’exécutif avait fait passer en catimini une réforme des caisses des écoles et des cantines scolaires par l’intermédiaire d’un vœu déposé à la dernière minute, rédigé sur un coin de table, au mépris des maires d’arrondissement, mais aussi des parents d’élèves et des enfants, qui décidait de la centralisation de la gestion des cantines scolaires à l’échelle de tout Paris.

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris s’était bien évidemment insurgé contre cette décision qui revenait à punir les caisses des écoles qui faisaient l’objet d’une bonne gestion, pour de graves erreurs commises dans d’autres caisses, comme celle du 12ème arrondissement. Cela privait en effet les caisses des écoles vertueuses, de toute l’autonomie qui leur avait permis le développement de partenariats avec les circuits courts ou encore des produits de qualité issus de l’agriculture biologique. Une telle recentralisation, au sein d’une véritable usine à gaz, n’aurait pas été sans dangers pour les personnels qui ne la souhaitaient pas, tout en nivelant vers le bas la qualité des repas scolaires dans les arrondissements aux caisses des écoles bien gérées, du simple fait de commandes groupées à l’échelle de l’ensemble de la capitale. Nous avions également dénoncé la politisation de la question des cantines scolaires, rappelant que l’enjeu doit être uniquement les cantines de nos enfants.

En revenant sur cette décision inique, l’exécutif parisien fait preuve d’un mea culpa dont l’espéré le dispute à l’inédit. Désormais, il revient à la Ville de Paris d’accompagner les caisses des écoles en difficulté, notamment en permettant la mise en place d’échanges de bonnes pratiques avec les caisses qui fonctionnent le mieux, afin que l’ensemble des élèves parisiens puissent en bénéficier.

Voeu de la majorité relatif au projet de restructuration du réseau de bus parisien

Grand Paris des bus Lors du conseil d’arrondissement d’octobre 2016, Catherine BARATTI-ELBAZ, maire du 12e arrondissement et Christophe NAJDOVSKI, adjoint à la Maire de Paris, chargé des transports, de la voirie, des déplacements et de l’espace public et les élu-e-s de la majorité ont présenté un voeu relatif au projet de restructuration du réseau de bus parisien.
Nous voulions vous proposer l’intégralité de l’échange pour que vous puissiez voir les postures de partis qui, parfois, viennent prendre le dessus sur un voeu d’intérêt général.

Je vous laisse lire la présentation du voeu faite par la Mme la maire «  Ce projet concerne essentiellement les lignes de bus de Paris intra-muros, mais pas uniquement. En tant que conseillère métropolitaine, je me réjouis que nous réexaminions ces lignes de bus à l’aune de la création de la Métropole, avec pour objectif d’étirer ces lignes vers les arrondissements périphériques et les communes riveraines. C’est le cas dans ce projet avec des lignes très traversantes de tout l’arrondissement et qui se retrouvent coupées à l’intérieur de Paris. C’est pourquoi l’ensemble des groupes de la majorité a souhaité proposer que les terminus aujourd’hui proposés pour les lignes 24 et 87, respectivement Gare d’Austerlitz et Gare de Lyon, soient prolongés plus au cœur de Paris, vers le Musée d’Orsay ou le Jardin du Luxembourg, pour permettre aux habitants du 12e de continuer à se rendre dans le quartier latin et sur la rive gauche. Il s’agit d’une destination intéressante pour les habitants du 12e qui se sont largement exprimés en ce sens lors de la réunion de concertation sur le quadrant Sud-Est il y a quelques jours dans le 5e arrondissement. Il s’agit de prolonger le bus 87 au-delà du Bois de Vincennes et de desservir le sud du Bois de Vincennes. Il s’agit également de prolonger la ligne 201 qui s’arrête à Joinville aujourd’hui, jusqu’à la Porte Dorée, en passant cette fois-ci par le nord du Bois de Vincennes.
Avec ces deux prolongements, on améliorerait considérablement la desserte du Bois de Vincennes. C’est un objectif poursuivi de manière unanime par l’ensemble des élus riverains du Bois de Vincennes. J’ai déjà demandé, avec mes collègues élus des communes riveraines, que nous puissions organiser une réunion publique de concertation sur la desserte du Bois de Vincennes avec les habitants de ces communes, en présence des services du Stif, ce qui, pour le moment, nous a toujours été refusé, et je trouve cela fort dommage.
Enfin, que nous soit donnée la garantie que la réorganisation de ces itinéraires ne se fera pas avec une baisse de l’offre en termes de fréquence et d’extension des horaires. Nous savons que les besoins en mobilité des Franciliens sont en croissance permanente. Il serait utile qu’à l’occasion de cette restructuration, nous ayons des garanties au-delà des itinéraires sur les horaires et l’offre de service assurée aux nombreux Parisiens et Franciliens qui prennent le bus dans notre ville.

Avez-vous des commentaires sur ce vœu ? »

Valérie MONTANDON, Conseillère de Paris et président du groupe les Républicains au sein du conseil d’arrondissement s’exprime à son tour :
« Il est assez étrange que, lors de la mise en place du projet d’aménagement des berges de Seine, vous ayez oublié qu’il y avait une Présidente de la Région Ile-de-France. Surtout, vous n’avez jamais répondu à ses demandes de concertation. En effet, la fermeture des voies sur berges à Paris a été décidée par la Maire de Paris sans aucune concertation avec la Région Ile-de-France et les départements limitrophes, et surtout contre l’avis défavorable de la commission d’enquête publique.
Le réseau de bus souffre aujourd’hui de la congestion généralisée de la capitale. La fermeture des voies sur berges conduit à impacter 25 lignes de bus, avec des allongements de temps de parcours allant jusqu’à 15% supplémentaires. Par exemple, la ligne 24, que vous mentionnez dans votre vœu, correspond à un allongement de temps de parcours de 4 minutes le matin dans le sens Est-Ouest. Non seulement la fermeture se fait sans renfort d’offre, mais elle dégrade les lignes existantes. Le report modal est donc loin d’être acquis.
Aussi, à la Région, le groupe Les Républicains n’a-t-il pas attendu votre vœu pour essayer de réparer le manque d’anticipation et le passage en force des berges de Seine. Nous avons entrepris deux actions. D’abord, notre groupe a proposé une délibération visant à soutenir la création annoncée par Valérie PECRESSE d’un comité d’évaluation régional indépendant. Ce comité est chargé de mesurer l’ensemble des effets induits par le projet sur le plan de la pollution de l’air, du bruit, du trafic et de la santé, et ce, dans un périmètre élargi à tous les territoires susceptibles d’être impactés. Notre groupe a également demandé qu’un examen détaillé des mesures compensatoires au projet envisagé de piétonisation soit engagé, et que l’étude de projet alternatif au projet actuel soit d’ores et déjà lancée. Cette délibération adoptée à la majorité par le Conseil régional montre bien qu’avec Valérie PECRESSE, nous agissons dans l’intérêt de tous les Franciliens.
Valérie PECRESSE a également lancé une grande concertation régionale, le Grand Paris des bus, que vous rappelez dans votre vœu, et je vous en remercie. Le réseau de bus est l’un des principaux leviers pour répondre rapidement aux besoins de transport. La Présidente de la Région Ile-de-France a engagé un programme ambitieux de développement et de renfort du réseau de bus pour l’ensemble de la Région Ile-de-France. Il s’agit d’une large consultation régionale avec les usagers, les associations et les élus pendant tout le mois d’octobre. Je précise bien les usagers ; aussi, je ne comprenais pas lorsque vous disiez tout à l’heure que le Stif refusait la concertation, puisque la concertation a lieu en ce moment. Des ateliers auront lieu demain dans le Nord de Paris.
Nous sommes en pleine période de concertation. Vous nous demandez aujourd’hui de la concertation dans la concertation, si j’ai bien compris. Puis-je vous demander si c’est parce que vous ne comptez pas participer jusqu’au bout à cette concertation que vous vous exprimez par un vœu en Conseil d’arrondissement ? Sérieusement, la Région vous demande aujourd’hui votre avis durant tout le mois d’octobre. Vous êtes en train de demander à la Maire de Paris de saisir la Région afin de pouvoir donner votre avis.
Monsieur NAJDOWSKI n’est pas là, mais il est tout de même adjoint à la Maire de Paris pour les transports, il est Vice-président du Stif. Il est donc au cœur de la démarche de concertation engagée par la Région, et, aujourd’hui, il cosigne ce vœu.
Comme nous sommes favorables à la concertation dans la concertation, nous serions prêts à apporter un vote favorable à ce vœu, à condition que vous amendiez votre proposition de vœu, en indiquant que la Maire de Paris consulte aussi la Présidente de la Région Ile-de-France concernant l’aménagement des berges de Seine. Merci.
»

La réponse de Mme la maire « Merci. J’avoue que je suis assez surprise de votre intervention, Madame MONTANDON, comme si vous vous trompiez de séance. Nous ne sommes pas en Conseil régional, mais en Conseil d’arrondissement du 12e. Pouvez-vous m’assurer que nous aurons un renfort des lignes de bus qui traversent le 12e arrondissement ? Aujourd’hui, je n’ai pas de réponse à cela. C’est pourquoi nous avons ajouté cet item dans notre vœu.
J’étais à la réunion du quadrant Sud-Est chez ma collègue du 5e arrondissement. Vous n’y étiez pas. Aujourd’hui, les réunions qui ont lieu concernent d’autres arrondissements. Le moment de concertation proposé par la Présidente de la Région Ile-de-France sur les réseaux de bus parisiens, j’y étais, et il y avait beaucoup d’habitants du 12e arrondissement.
Sur les propositions concrètes qui concernent l’extension des lignes du 12e vers le 5e, nous sommes d’accord avec ma collègue Maire du 5e arrondissement et les habitants du 5e, car ils perdent la capacité de prendre le bus pour venir au parc zoologique ou dans le Bois de Vincennes. Je dis qu’il n’y a pas d’habitants du Val-de-Marne qui sont associés à la concertation sur ce réseau de bus. Or, le prolongement de la ligne 87 à Joinville et celui de la ligne 201 à la Porte Dorée n’associent pas les habitants des communes riveraines. Vous serez d’accord avec moi que ce Bois de Vincennes est partagé par tous ceux qui habitent autour et bien au-delà.
Je trouvais légitime que les habitants du Val-de-Marne puissent participer à notre discussion sur l’itinéraire des bus dans le Bois de Vincennes, les arrêts, et peut-être se mobiliser, car j’entends que ces bus pourraient ne circuler dans le Bois de Vincennes que le week-end et en été. Vous comme moi savons que nous avons besoin de la desserte du Bois de Vincennes toute l’année et tous les jours de la semaine. Comme nous n’avons pas obtenu de réponse, comme nous n’avons pas obtenu de garantie, nous, élus de Paris, faisons un vœu dans une instance parisienne pour que la Maire de Paris interpelle la Présidente de la Région Ile-de-France sur ce sujet de la desserte en bus de Paris.

Si vous voulez que nous parlions des berges, nous le pouvons. Je vous renvoie aux concertations qui ont eu lieu. La Maire de Paris a invité la Présidente de la Région Ile-de-France à travailler sur de nombreux sujets, dont celui des berges, et jusqu’à présent, aucune réunion de travail n’a pu avoir lieu entre les services de la Ville de Paris et les services de la Région Ile-de-France sur tous les sujets que nous avons ensemble. Je vous le dis comme élue du 12e arrondissement, cela m’inquiète sur des sujets qui concernent notre arrondissement. Au-delà des berges, plusieurs observatoires ont été mis en place, celui de la Région, celui de la Métropole. Mais un seul compte, celui qui est présidé par le Préfet et qui associe l’ensemble des élus parisiens et tous ceux qui ont compétence pour ce projet.

Nous avons alors décidé de prendre la parole pour une explication de vote. Si nous partageons les arguments de notre collège de Les Républicains, nous ne voulons lier notre vote au débat des voies sur Berges et cependant, nous ne sommes pas dupes des attaques gratuites envers la majorité régionale, alors même que ces attaques sont également applicables à la gestion de Mme Hidalgo, maire de Paris, pour la fermeture des berges.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement
« Ce genre de vœu est assez compliqué pour la centriste que je suis, car on sent dans le vœu qu’il y a une volonté un peu jouissive de « se faire » la Présidente du Conseil régional de votre part. En même temps, je suis totalement d’accord avec vous sur l’idée de concertation. Je trouve qu’elle a manqué concernant les voies sur berges avec nos villes alentour. Mais je trouve aussi un peu hors sujet l’intervention de ma collègue Madame MONTANDON en demandant un amendement sur les voies sur berges. Nous sommes sur deux sujets totalement différents. Nous essayons toujours, au groupe UDI-MODEM, de voter en fonction de l’intérêt général. Lorsque j’ai reçu ce vœu, j’en ai discuté avec des habitants du 12e. L’avis est partagé lorsqu’on est habitant du 12e et que l’on prend les lignes 24 et 87. Si elles s’arrêtent où cela est prévu, c’est hors de question. Nous allons voter pour car nous pensons à l’intérêt général et surtout aux habitants qui ne comprendraient pas que nous ne soyons pas pour ce vœu sur ces lignes de bus et sur la concertation avec les villes riveraines. Il est vrai que le Bois de Vincennes est impraticable en transports en commun aujourd’hui. Merci. »

Les Républicains se sont abstenus.

Délibération aménagement des berges de la Seine rive droite – Déclaration de projet.

Cette intervention est la 3ème intervention sur le sujet en conseil d’arrondissement. Les précédentes remontent à juin et novembre 2015.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement
« On ne va pas refaire le débat mais on le refait tout de même un peu. Le projet de piétonisation des berges de Seine a rythmé notre été entre l’avis de la commission publique qui a été défavorable, le préfet de police qui demande une expérimentation de 6 mois, et les innombrables articles de presse sur le sujet. Encore un ce matin dans Le Parisien. Tous les acteurs concernés en dehors de la Maire de Paris expriment une crainte très forte que nous connaissons tous, la circulation fortement embouteillée sur les quais hauts en raison de cette fermeture. Si les Franciliens qui prennent la voiture ne vous intéressent pas. Il y a aussi les Parisiens qui prennent le bus qui sont pénalisés par cette fermeture. J’en fais partie. Depuis la crue, la situation des bus qui passent au-dessus des quais de la rive droite est très problématique. Je citerai le 91, le 31, le 28 et le 27. Les voies de bus ne servent presque plus à rien tandis que c’est l’une des meilleures inventions de ces 10 dernières années. Quelle que soit l’heure, ces bus n’avancent plus et les voitures font en moyenne du 6km/h sur ces portions. A pied, nous les dépassons tous. Ainsi, c’est la pollution sonore qui est à déplorer. Bouchons, stress et exaspération poussent les automobilistes à klaxonner plus que de raison. Nous sommes loin d’une ville apaisée.

La position du groupe UDI-MODEM, vous la connaissez. Nous souhaitons autant que vous la piétonisation des berges de Seine rive droite car Paris doit retrouver son fleuve et pouvoir en profiter comme toutes les grandes villes du monde. Nous la souhaitons aussi pour réduire la place de la voiture à Paris. Notre groupe au Conseil de Paris demande depuis le début un moratoire sur cette question afin de permettre une mise en place de cette mesure de manière plus concertée et plus respectueuse des villes alentour, des commerçants et de notre partenaire RATP et des Parisiens tout simplement. Nous voterons contre les deux délibérations et nous voterons pour le vœu des Républicains qui reprend notre idée du moratoire. Merci. »

Communication sur le nouveau contrat de prévention et de sécurité d’arrondissement

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

 » Merci Mme la Maire. Le contrat que vous nous présentez aujourd’hui est le résultat d’un travail commun entre des acteurs très différents mais complémentaires. Comme l’a dit M. PEUTILLOT, il est courageux d’associer les conseils de quartier depuis 2014 car ils relèvent au quotidien des incivilités, des aménagements qui ne privilégient pas le sentiment de sécurité et qui nous mobilisent parfois sur des délits beaucoup plus graves. Je le rappelle, ils sont nos yeux et nos oreilles sans aucune complaisance.
C’est aussi ambitieux d’associer les bailleurs qui sont souvent montrés du doigt pour leur gestion ou plutôt pour leur non gestion de la tranquillité de leurs locataires. Il est important qu’ils se mobilisent et qu’ils comprennent que leur travail ne s’arrête pas à la construction du logement.
Dans notre arrondissement, il est nécessaire et important de faire dialoguer l’ensemble des habitants sur la sécurité. Notre arrondissement a encore la réputation d’être calme et paisible. Il doit le rester et pour cela, nous ne devons pas baisser notre vigilance ni d’un côté ni de l’autre.
Je rejoins M. BONNET-OULALDJ là-dessus. D’un côté, je pense à la plainte qui a été déposée par plusieurs jeunes de notre arrondissement contre notre police pour des contrôles d’identité abusifs et des interrogatoires qui ont dépassé la pratique respectueuse, et de l’autre, je pense aux menaces de mort contre des policiers prononcées par des jeunes dans l’un de nos quartiers en juin dernier.
Ce nouveau contrat de prévention et de sécurité se découpe en fiches actions. Elles permettent de voir vos priorités. Lutter contre le décrochage scolaire, les violences faites aux femmes, la prostitution, les personnes en grande précarité, la tranquillité du Bois de Vincennes, le phénomène de bandes, sont autant de problématiques pour lesquelles nous soutenons votre engagement.
a Mairie de Paris a créé en juin dernier, une brigade de lutte contre les incivilités. 1 900 agents contribueront par des actions de prévention, de médiation et de dissuasion à préserver la tranquillité des Parisiens. Pouvez-vous nous dire combien d’agents seront attribués à notre arrondissement ? Au groupe UDI-MODEM, nous y voyons le début de la mise en place d’une police municipale que nous appelons de nos vœux, pour que la Maire de Paris et la Maire d’arrondissement retrouvent un pouvoir de police, et pour qu’un lien sans affrontement se créé entre habitants et police. Lorsque des personnes se connaissent, habitent au même endroit, une compréhension et un dialogue sont plus faciles à instaurer.
Nous avons un grand regret dans ce contrat de prévention. Il avait également été évoqué au niveau du Conseil de Paris. Le risque terroriste et la protection des populations ne sont pas présents. La lutte contre la radicalisation est derrière chaque action, certes. Mais sur ce point, nous attendons plus des élus parisiens. Vous avez toujours pris Mme la Maire, dans l’année qui vient de s’écouler, de bonnes décisions sur ce risque-là, et votre attitude a toujours été digne et rassembleuse. La dernière mesure en date, celle de renforcer la sécurité du forum des associations. Malheureusement, l’actualité nous a encore rattrapés cette semaine dans le 12e arrondissement avec ces jeunes filles, certaines sources journalistiques parlaient de viser la Gare de Lyon via le RER D ou encore ce jeune garçon de 15 ans qui a été arrêté hier à son domicile dans le 12e arrondissement pour volonté de passage à l’acte imminent. Il était fiché S et assigné à résidence dans le cadre de l’état d’urgence. Au passage, voici un bon exemple de l’utilité de l’assignation à résidence. Il préparait tout grâce à Internet. Sans donner de chiffres car je comprends que le sujet soit un peu « touchy », la maire que vous êtes connaît-elle le nombre de fichés S dans son arrondissement et le nombre de fois où nous sommes visés dans les discussions terroristes via les applications type Telegram. Ainsi, nous proposons qu’une fiche action sur le rôle d’Internet dans la radicalisation des jeunes soit étudiée pour la prochaine mise à jour de ce contrat. Cette question est traitée au niveau de l’Etat mais doit trouver une déclinaison au niveau parisien.»

Edition 2016 : budget participatif, votez pour les projets !

budgetparticipatifC’est la 3ème édition du budget participatif ! Vous avez 16 jours, du 16 septembre au 2 octobre, pour voter pour les projets qui vous tiennent le plus à coeur. Vous avez la possibilité de choisir jusqu’à 5 projets pour Paris et 5 projets pour le 12e arrondissement.

Retrouvez l’ensemble des projets du 12e, ici

Retrouvez l’ensemble des projets parisiens, ici

Pour voter, il faut créer votre compte sur www.budgetparticipatif.paris.fr

La mairie du 12e organise une soirée de lancement du vote vendredi 16 septembre à partir de 19h00 à la maison des associations (181 avenue Daumesnil). Les projets du 12e proposés au vote y seront détaillés et il sera possible de voter sur place.

Nous y serons, et vous ?