Communiqué de presse : Nuit de la solidarité : une coresponsabilité qui doit transcender les clivages politiques

La présentation des premiers résultats de la Nuit de la solidarité qui s’est déroulée le 15 février dernier est un point de départ essentiel d’une évaluation objective des personnes en situation de très grande précarité à Paris.

Nous félicitons Dominique Versini ainsi que l’ensemble des 1700 bénévoles et 300 professionnels qui se sont mobilisés lors de cette opération à laquelle le groupe UDI-MoDem a participé pleinement.

La participation de la totalité des associations lors de cette nuit de la solidarité et sa réédition annuelle, créent un devoir de coresponsabilité qui doit aller au-delà des polémiques ridicules, des querelles de chiffres et doit dépasser les sensibilités politiques de l’ensemble des élus, des groupes, des majorités municipales d’aujourd’hui et de demain.

La nuit de la solidarité, par son évaluation objective, fait naître une conscience sociale et politique qui n’est ni de gauche, ni de droite, mais doit viser avant tout à rassembler tous les moyens, tous les efforts, pour tenter d’améliorer le sort des personnes en situation de très grande précarité à Paris et dans la métropole.

Sur la base de cette première analyse des questionnaires recueillis, on peut considérer qu’il y a eu plus de 5000 personnes en situation de rue, la nuit du 15 février dernier à Paris, si l’on prend en compte les 2952 personnes recensées dans les rues parisiennes, le métro, les grandes gares parisiennes, les services d’urgence de l’APHP et dans certains parkings publics, mais aussi les 2149 personnes hébergées temporairement dans le cadre du plan Hiver et du plan Grand Froid cette nuit-là.

Compte tenu des 16.000 autres personnes accueillies dans le dispositif d’hébergement pérenne, c’est donc près de 1% de la population parisienne qui se trouve en situation de précarité extrême.

Paris ne peut agir seule pour garantir à tous une solution d’hébergement pérenne et adaptée à la complexité et à la diversité des situations de rue. Le groupe UDI-MoDem attend beaucoup de l’analyse qualitative des données recueillies lors de cette nuit de la solidarité, qui permettra d’affiner au mieux les solutions visant à la mise à l’abri de ces personnes vulnérables, en mettant autour de la table l’ensemble des acteurs notamment institutionnels, Ville de Paris, État, mais aussi métropole du Grand Paris et région Ile-de-France.

Eric Azière
Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris
Conseiller de Paris (14ème)
Conseiller de la Métropole du Grand Paris

Edition 2016 : budget participatif, votez pour les projets !

budgetparticipatifC’est la 3ème édition du budget participatif ! Vous avez 16 jours, du 16 septembre au 2 octobre, pour voter pour les projets qui vous tiennent le plus à coeur. Vous avez la possibilité de choisir jusqu’à 5 projets pour Paris et 5 projets pour le 12e arrondissement.

Retrouvez l’ensemble des projets du 12e, ici

Retrouvez l’ensemble des projets parisiens, ici

Pour voter, il faut créer votre compte sur www.budgetparticipatif.paris.fr

La mairie du 12e organise une soirée de lancement du vote vendredi 16 septembre à partir de 19h00 à la maison des associations (181 avenue Daumesnil). Les projets du 12e proposés au vote y seront détaillés et il sera possible de voter sur place.

Nous y serons, et vous ?

Débat organisé relatif à la vie associative dans le 12e

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Merci Mme la Maire. Les associations jouent un rôle essentiel dans une société, en termes de lien social et de vivre-ensemble. Ainsi, me vient à l’esprit tout de suite, le travail des associations en faveur du soutien scolaire, qui est un besoin primordial pour notre société. Le temps des bénévoles auprès des enfants de l’arrondissement, tient un rôle déterminant dans la réussite de certains élèves. D’ailleurs, comme vous l’avez rappelé, 35% des associations de notre arrondissement concernent culture et éducation. Je suis plutôt contente de pouvoir en parler, les remercier et les féliciter lors de ce conseil. Vous l’avez dit aussi, depuis 10 ans, le partenariat des associations avec la Ville s’est renforcé. Le collège 2, des conseils de quartier, a été crée spécialement pour elles ; leur 8 rôle dans le cadre du budget participatif et leur appui dans les concertations à tous les projets qui concernent la Ville et l’arrondissement. Ce soir, vous nous présentez 6 engagements, pris le 28 mars, qui répondent à plusieurs problèmes qui peuvent être rencontrés par les associations, sur l’accompagnement, les locaux et la communication. J’avais une question sur le point 2. Vous en avez parlé mais cela n’a pas répondu à ma question, sur la mise en place d’un cycle de formation. Lorsque vous dites qu’il existe déjà, est-ce qu’on parle d’une nouvelle formation qui sera destinée exclusivement aux présidents d’associations pour encore plus les accompagner sur le budget, le droit du travail ? Ou est-ce que ces formations seront ouvertes à tous les adhérents des associations voire de l’arrondissement ? Un point que vous n’avez pas évoqué. C’est la Ville vis-à-vis des associations. Mais est-ce qu’il y a eu la même réflexion sur les associations vis-à-vis de la Ville ? Par exemple sur la question des subventions qui sont parfois très élevées et qui demandent de notre part, une exigence budgétaire renforcée. Je sais que cela commence à être fait depuis un an, en demandant les rapports d’activité que vous nous remettez également. Mais en cas de mauvaise gestion constatée, est-ce qu’il y aura un véritable impact sur les subventions qui seront délivrées ? Une dernière réflexion sous forme de question, c’est le sort réservé par la MDA aux associations de locataires qu’elles soient logement privé ou social ». On m’a fait remonter qu’elles ne peuvent pas se réunir là-bas, peut-être pour des raisons pratiques. Je voulais savoir si on pouvait y remédier. Merci. »

Les réponses apportées par M. BOUIGUE, Premier Adjoint à la Maire du 12e arrondissement

« Merci Mme la Maire. Mme ROTA a interrogé sur le cycle de formations pour savoir à qui il était destiné. Tel qu’il est inscrit dans les principales orientations issues des états généraux de la vie associative, ce cycle de formations est destiné à tout porteur de projet qu’il soit dirigeant de l’association ou bénévole. Ces formations vont se mettre en place en partenariat avec la MDA et le carrefour des associations parisiennes. Elles se dérouleront la plupart du temps dans les locaux de la Gare de Reuilly. Il n’y a pas de limite sur les inscriptions pour ce type de formation. Vous avez parlé des associations de locataires et leur possibilité d’accéder aux locaux de la MDA. Il faut être clair, la plupart des associations de locataires dans notre arrondissement disposent déjà, de par les bailleurs qui les logent, de locaux pour se réunir et développer leurs activités en dehors de leurs assemblées générales annuelles ou de leurs éventuelles réunions sur des tensions avec le bailleur. S’il y avait un besoin ponctuel, la MDA permet à ces associations de locataires de venir demander une salle. C’est d’ailleurs ce qu’a fait le collectif Taine-Reuilly qui s’est réuni à la MDA. Cela n’a pas vocation à être durable mais les associations de locataires peuvent faire des demandes ponctuelles à la MDA pour s’y réunir, comme toute autre association. »

Réponses de Mme Catherine Baratti-Elbaz , Maire du 12e arrondissement sur la question des subventions :

« C’est peut-être une manière de répondre à la première interpellation de Mme ROTA. Oui, il y a un impact sur la subvention si le rapport d’activité fourni n’est pas conforme à nos attentes, en tout cas pas conforme aux engagements pris par l’association auprès de nous. C’est la réciprocité des engagements que vous évoquiez. On est dans une relation contractuelle qui responsabilise chacun. Il est hors de question que nous subventionnions des associations sans avoir de retour sur ce qu’elles font de ces financements attribués. »