Communiqué de presse : Les caisses des écoles ne seront finalement pas centralisées !

En juillet dernier, en catimini, la maire Anne Hidalgo avait fait passer la centralisation des caisses des écoles. Ce qui signifie que les cantines scolaires ne seraient plus gérées par arrondissement, garantissant une proximité salvatrice, mais tous la réalisation des repas et les achats seraient centralisés.
À l’époque le groupe UDI-MODEM au Conseil de Paris et les Républicains s’étaient battus contre cette centralisation inappropriée des cantines scolaires et contre cette méthode peu démocratique.
Il semblerait que le discours a été entendu par l’exécutif parisien puisque la mesure est reportée.

Communiqué de presse

L’exécutif parisien aurait-il enfin décidé de faire preuve de bon sens ? C’est l’espoir que le groupe UDI-MoDem entretient, suite à l’annonce par son directeur de cabinet, vendredi dernier, lors d’une réunion avec les maires d’arrondissement, de reporter aux calendes grecques la centralisation de la gestion des cantines scolaires parisiennes et des caisses des écoles.

Rappelons que lors du Conseil de Paris de juillet dernier, l’exécutif avait fait passer en catimini une réforme des caisses des écoles et des cantines scolaires par l’intermédiaire d’un vœu déposé à la dernière minute, rédigé sur un coin de table, au mépris des maires d’arrondissement, mais aussi des parents d’élèves et des enfants, qui décidait de la centralisation de la gestion des cantines scolaires à l’échelle de tout Paris.

Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris s’était bien évidemment insurgé contre cette décision qui revenait à punir les caisses des écoles qui faisaient l’objet d’une bonne gestion, pour de graves erreurs commises dans d’autres caisses, comme celle du 12ème arrondissement. Cela privait en effet les caisses des écoles vertueuses, de toute l’autonomie qui leur avait permis le développement de partenariats avec les circuits courts ou encore des produits de qualité issus de l’agriculture biologique. Une telle recentralisation, au sein d’une véritable usine à gaz, n’aurait pas été sans dangers pour les personnels qui ne la souhaitaient pas, tout en nivelant vers le bas la qualité des repas scolaires dans les arrondissements aux caisses des écoles bien gérées, du simple fait de commandes groupées à l’échelle de l’ensemble de la capitale. Nous avions également dénoncé la politisation de la question des cantines scolaires, rappelant que l’enjeu doit être uniquement les cantines de nos enfants.

En revenant sur cette décision inique, l’exécutif parisien fait preuve d’un mea culpa dont l’espéré le dispute à l’inédit. Désormais, il revient à la Ville de Paris d’accompagner les caisses des écoles en difficulté, notamment en permettant la mise en place d’échanges de bonnes pratiques avec les caisses qui fonctionnent le mieux, afin que l’ensemble des élèves parisiens puissent en bénéficier.

Communiqué de presse : On ne gouverne Paris pas à coup de « je vœu » !

Le 6 juillet 2016

Jamais un Conseil de Paris n’aura donné lieu à un tel irrespect de la part de l’exécutif.

A deux reprises lors de cette séance des 4, 5 et 6 juillet 2016, l’exécutif aura lancé 2 réformes majeures, sur la base de simples vœux déposés à la dernière minute et faits sur un coin de table. Ces vœux concernent pourtant 2 sujets majeurs : la centralisation de la gestion des cantines scolaires et l’allongement de la durée de Paris-Plages, combinée à l’organisation à la va-vite d’un événement sur la COP 22 sur les voies sur berges rive droite, pour meubler le temps que l’enquête publique sur la piétonisation de ces berges soit rendue publique.

Madame la Maire, on ne peut pas gouverner Paris à coups de « je vœu » !

Après « Je vœu interdire les voitures diesel à Paris antérieurs à 97 » ou « Je vœu décider moi-même de l’ouverture des magasins le dimanche », voici donc « Je vœu piétoniser à la va-vite, en 3 mois, les berges de la Seine sans complète concertation ni prise en compte des études d’impact et sans attendre » ; « je vœu la centralisation des cantines scolaires, à marche forcée, et tant pis pour les assiettes de ceux de nos enfants qui ont la chance d’avoir une caisse des écoles bien gérée dans leurs arrondissements » ; « je voeu… je vœu… je vœu… »…

Ces vœux sont de véritables déni de démocratie, d’irrespect total des élus du Conseil de Paris, et par extension des Parisiens.

Une telle méthode de gouvernance, en catimini, au début de la période estivale, en fin de séance du Conseil de Paris ou entre deux questions d’actualité, relève d’une curieuse conception de la démocratie. Oubliée la démocratie représentative ! Piétinée la démocratie participative ! Avec la Maire de Paris et ses adjoints, place à la démocratie des vœux, mais gare aux mauvais génies qui viendront les exaucer, car pour les Parisiens, ceux-ci tourneront au cauchemar.

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14ème)

Communiqué de presse : Cantines du 12ème arrondissement : Enfin la vérité ?

Le rapport de l’Inspection générale relatif à la gestion de la caisse des écoles du 12ème arrondissement va enfin être rendu public, suite à la saisine du tribunal administratif par la droite parisienne.

Le groupe UDI-MoDem avait alerté dès septembre 2014 la maire de Paris au sujet de la gestion erratique et préjudiciable de la caisse des écoles du 12ème arrondissement, situation qui a débuté avant même la mandature actuelle.

Le préjudice financier causé à la Ville mais surtout aux Parisiens est considérable, tandis que près de 5 millions d’euros d’actifs immobiliers ont été cédés pour renflouer la trésorerie de cette caisse des écoles du 12ème et que de trop nombreuses subventions exceptionnelles ont été allouées à ladite caisse pour un montant de plus de 850.000 euros.

Le groupe UDI-MoDem avait ainsi exigé qu’un audit indépendant soit effectué dans les meilleurs délais et qu’à tout le moins les mesures destinées à apurer la gestion tout en évitant la cessation de paiement soient présentées aux Conseillers de Paris. Depuis lors, notre groupe a refusé de voter la moindre subvention exceptionnelle à la caisse des écoles du 12ème, ce qui constituerait une prime à la mauvaise gestion.

Cette gestion calamiteuse ne doit cependant en aucun cas servir de prétexte à la Maire de Paris pour justifier la décision déjà annoncée de centraliser la gestion des caisses des écoles, dont les fonds des cantines scolaires. De nombreuses caisses des écoles parisiennes font l’objet d’une gestion vertueuse et sérieuse, en pointe sur les menus végétariens, issus de l’agriculture biologique ou de circuits courts. Une centralisation signifierait inévitablement un nivellement par le bas et ne serait qu’une manière de mettre sous le tapis la poussière d’une gestion calamiteuse de quelques moutons noirs.

François Haab