Intervention sur la Politique culturelle du 12e arrondissement.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Bravo. Merci pour ce contrat culture qui permet de dresser un état des lieux très complet de l’offre culturelle dans l’arrondissement. C’est l’occasion de nous rendre compte de la diversité de nos équipements : théâtre, danse, offre musicale, cirque, arts visuels, galeries, cinéma, même un musée avec la Cinémathèque, l’artisanat, des espaces de lecture à travers nos librairies indépendantes.

Encore une fois, notre arrondissement fait preuve d’une diversité incroyable, et c’est une véritable chance. Vous avez d’ailleurs lancé le Pass culture en 2015 avec l’objectif de faire mieux connaître aux habitants la richesse culturelle autour d’eux. Aujourd’hui, vous dénombrez 6 000 abonnés dans toute la capitale, dont 86% dans le 12e. Le chiffre est très encourageant, malheureusement un peu faible par rapport à l’ambition du Pass culture. Pour aider à son développement et pour que ce Pass culture touche un public plus large, pourquoi ne pas l’offrir à tous les nouveaux mariés du 12e arrondissement, public varié par excellence ?

Je soutiens les priorités d’actions que vous détaillez dans ce contrat culture, tout particulièrement votre volonté d’équilibrer l’offre sur tout le territoire du 12e, notamment vers le périphérique, ainsi que l’action que vous souhaitez mener avec les bailleurs sociaux. Les équipements culturels existent en périphérie. Nous pouvons citer le Musée de l’Histoire de l’Immigration ou encore le Théâtre du CISP. En revanche, un aspect n’est pas très présent, en tout cas pas formellement, il s’agit de la notion d’échange et de lien que la culture permet. Je pense par exemple au lien entre les générations. La culture permet de créer un lien intergénérationnel. Cela pourrait aussi être une priorité d’action. Des événements pourraient être organisés, faisant découvrir à l’autre sa culture : le slam, la danse de salon, le hip hop, le rap, le théâtre partagé, etc.

Madame la Maire, je sais que vous travaillez bien avec le directeur de l’Opéra Bastille. Profitez-en pour multiplier les échanges entre les élèves de nos écoles du primaire, du collège et du lycée pour leur faire découvrir l’opéra, mais aussi la variété des métiers et le savoir-faire nécessaire pour faire vivre un lieu comme celui-ci. Je pense qu’au moment des orientations scolaires, cela peut susciter des orientations. Nous voterons toutes les délibérations raccrochées. Merci. »

Communiqué de presse : Réforme des conservatoires : les centristes ont été entendus mais la vigilance s’impose

Le 5 juillet 2016

La polémique qui suivit l’instauration du tirage au sort à l’inscription aux cours de musique dans les conservatoires parisiens était le signe avant-coureur d’une réforme qui devenait impérieuse, tant l’offre au sein de ces établissements spécialisés était en deçà de celle proposée, suscitant frustration et colère des parents. La fronde qui s’installa au sein du corps enseignant n’a fait que renforcer l’urgence d’une telle réforme. Dans le comité de pilotage mis en place pour la réforme, le groupe UDI-Modem a milité avec constance pour imposer pour cinq conditions incontournables, nécessaire à ce que la réforme ne soit pas cosmétique :

la démocratisation urgente de l’accès à l’enseignement artistique pour qu’il ne soit pas confiné à une élite. Cet élargissement allant de de pair avec un enseignement de qualité, reposant sur l’excellence de l’enseignement mais aussi l’effort consenti des enfants. La mise en place d’un parcours de sensibilisation musicale pour tous les enfants de CP, va de ce point de vue dans le bon sens.
la mise à plat de l’offre artistique et musicale publique et privée, la rendant lisible grâce à un partenariat ambitieux qui optimise toutes les ressources disponibles pour offrir plus d’opportunités à tous les enfants de la ville Cette mise à plat devait passer par des moyens supplémentaires et non pas par du redéploiement, tant le retard était grand.
la mise en place un plan d’investissement ambitieux et soutenable qui allie construction, extension et rénovation, tout au long de la mandature.
La reconnaissance de l’autorité supérieure des enseignants en matière de pédagogie et du prima qui leur est laissé pour conduire une pédagogie adaptée au rythme de chaque enfant, pouvant intégrer cours individuels, semi-collectifs et collectifs en fonction de la diversité d’apprentissage de chaque enfant.
Enfin, l’effectivité du suivi de la réforme qui doit être pilotée à l’échelle de chaque arrondissement avec tous les acteurs concernés (enseignants, partenaires, associations, parents d’élèves, élus) et qui chaque année devra articuler les demandes des Parisiens aux nouvelles places à créer.

Sur ces cinq points nous avons été entendus et la proposition de vœu de l’exécutif reprend nos revendications même si nous aurions souhaité qu’elle prenne la forme d’une délibération en bonne et due forme. Nous voterons donc cette réforme mais nous ne baissons pas la garde. Nous aurons une vigilance accrue afin que le suivi de cette réforme, chaque année, permette d’évaluer les nouvelles demandes et de les satisfaire au mieux dans l’intérêt des enfants.

Fadila Mehal

Conseillère de Paris (18ème)

Vice-présidente du Groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris Paris

Présidente de la Commission Culture-Patrimoine et mémoire du Conseil de Paris