Tribune : La vie associative donne vie aux quartiers

La dernière édition du Forum des associations du 12e arrondissement a démontré une nouvelle fois le dynamisme de la vie associative dans nos quartiers. Que nos associations soient sportives, environnementales, éducatives, sociales, solidaires, elles animent et contribuent à la réussite de nos quartiers. Rappelons leur rôle accrue dans nos conseils de quartiers ou lors de concertations sur des projets d’aménagement.

Au niveau parisien certaines décisions ont impacté la vie associative à Paris, comme la fusion des maisons des associations pour les huit premiers arrondissements qui est, de l’avis quasi unanime, une erreur de la part de la majorité actuelle. Il ne faudrait pas non plus que le tissu associatif vienne se substituer aux rôles des pouvoirs publics. C’est pour quoi j’ai salué lors du conseil d’arrondissement de rentrée, la mesure « devoirs faits » initiée par le ministre de l’Education nationale en octobre 2017. « Devoirs fait », c’est donner la possibilité aux collégiens de faire leurs devoirs en étude, accompagnés d’un professeur ou d’autre personnel du collège volontaire. Il était important, que l’Etat (re) prenne sa part dans l’accompagnement des élèves tout au long de leur scolarité, en dehors des heures de cours.

Deux plans ont été présentés au niveau parisien et par le Gouvernement pour développer l’engagement et établir une politique ambitieuse en faveur de la vie associative. L’engagement associatif doit, en effet, pouvoir être encouragé tout au long de la vie et à Paris, ville où le nombre d’association explose, faciliter la vie des responsables et des bénévoles associatives est un enjeu majeur : simplifier les démarches administratives, rendre le financement plus clair pour tout le monde, faciliter l’accès à des locaux, améliorer la communication, …

Tribune publiée dans le journal #Notre12eme n°83 (octobre-décembre 2018)

Communication sur la rentrée scolaire 2018 dans le 12e

Intervention Ophélie Rota, conseillère d’arrondissement 

 » La rentrée parisienne a été marquée par des articles annonçant des fermetures d’écoles ou de classes par manque d’élèves. Notre arrondissement n’est pas encore directement concerné et les aménagements d’ampleur comme à la caserne de Reuilly ou Gare de Lyon-Daumesnil et dans un temps plus long, le quartier Bercy-Charenton devraient nous permettre de garder une démographie dynamique. Notre arrondissement reste aussi, selon les études, un des arrondissements où une famille peut encore vivre avec un enfant mais cela devient de moins en moins vrai. La principale raison de cet exode des familles est le prix du logement, à l’achat, comme à la location, qui ne leur laisse plus d’autre choix que de s’installer de l’autre côté du périphérique ou en province.

Je souhaite profiter de cette communication pour évoquer la mesure «  Devoirs faits » lancées par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale en octobre 2017. Samedi au Forum des associations, nous avons pu, comme chaque année,  constaté le nombre important des associations dans notre arrondissement qui s’engagent dans l’accompagnement scolaire, l’aide aux devoirs. L’éducation et la culture sont les domaines les plus représentés dans le 12e.

« Devoirs fait », c’est donner la possibilité aux élèves d’aller en étude pour faire ses devoirs, accompagnés d’un professeur ou autre personnel du collège volontaire. Il était important que l’Etat prenne sa part dans l’accompagnement des élèves tout au long de leur scolarité, en dehors des heures de cours. Cette mesure sociale vise à lutter contre les inégalités qu’accentue parfois l’école.

 Un autre sujet émerge en cette rentrée : la sectorisation « multicollège » qui permet de fusionner la carte scolaire  de plusieurs collèges et dont l’objectif est d’avoir une véritable mixité sociale dans les collèges. Il est à noter que ce manque de mixité dans ces collèges n’est que le reflet des inégalités socio-démographiques à l’échelle des quartiers et même des immeubles dans notre ville.

Ce dispositif est expérimenté dans le 18e et le 19e depuis la rentrée 2017. Un premier bilan est fait en ce mois de septembre, même si le dispositif ne pourra être sérieusement étudié que dans 3 ans quand les élèves du 6e quitteront le collège. Mais le dispositif mérite déjà notre attention et notre intérêt. Un article du Parisien laissait entendre que le 12e pourrait être concerné par une future extension de la mesure. Tout ce qui peut être fait pour une réelle mixité sociale et lutter contre les inégalités doit être soutenu. Pour cela, il faut passer par des actions éducatives et des moyens supplémentaires pour certains établissements. Mais rien ne sera possible ni pérenne sans une politique de logements avec une réelle mixité dans les programmes. »