Communiqué de presse : Réforme des conservatoires : les centristes ont été entendus mais la vigilance s’impose

Le 5 juillet 2016

La polémique qui suivit l’instauration du tirage au sort à l’inscription aux cours de musique dans les conservatoires parisiens était le signe avant-coureur d’une réforme qui devenait impérieuse, tant l’offre au sein de ces établissements spécialisés était en deçà de celle proposée, suscitant frustration et colère des parents. La fronde qui s’installa au sein du corps enseignant n’a fait que renforcer l’urgence d’une telle réforme. Dans le comité de pilotage mis en place pour la réforme, le groupe UDI-Modem a milité avec constance pour imposer pour cinq conditions incontournables, nécessaire à ce que la réforme ne soit pas cosmétique :

la démocratisation urgente de l’accès à l’enseignement artistique pour qu’il ne soit pas confiné à une élite. Cet élargissement allant de de pair avec un enseignement de qualité, reposant sur l’excellence de l’enseignement mais aussi l’effort consenti des enfants. La mise en place d’un parcours de sensibilisation musicale pour tous les enfants de CP, va de ce point de vue dans le bon sens.
la mise à plat de l’offre artistique et musicale publique et privée, la rendant lisible grâce à un partenariat ambitieux qui optimise toutes les ressources disponibles pour offrir plus d’opportunités à tous les enfants de la ville Cette mise à plat devait passer par des moyens supplémentaires et non pas par du redéploiement, tant le retard était grand.
la mise en place un plan d’investissement ambitieux et soutenable qui allie construction, extension et rénovation, tout au long de la mandature.
La reconnaissance de l’autorité supérieure des enseignants en matière de pédagogie et du prima qui leur est laissé pour conduire une pédagogie adaptée au rythme de chaque enfant, pouvant intégrer cours individuels, semi-collectifs et collectifs en fonction de la diversité d’apprentissage de chaque enfant.
Enfin, l’effectivité du suivi de la réforme qui doit être pilotée à l’échelle de chaque arrondissement avec tous les acteurs concernés (enseignants, partenaires, associations, parents d’élèves, élus) et qui chaque année devra articuler les demandes des Parisiens aux nouvelles places à créer.

Sur ces cinq points nous avons été entendus et la proposition de vœu de l’exécutif reprend nos revendications même si nous aurions souhaité qu’elle prenne la forme d’une délibération en bonne et due forme. Nous voterons donc cette réforme mais nous ne baissons pas la garde. Nous aurons une vigilance accrue afin que le suivi de cette réforme, chaque année, permette d’évaluer les nouvelles demandes et de les satisfaire au mieux dans l’intérêt des enfants.

Fadila Mehal

Conseillère de Paris (18ème)

Vice-présidente du Groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris Paris

Présidente de la Commission Culture-Patrimoine et mémoire du Conseil de Paris