Tribune : Le juste équilibre entre s’opposer et proposer

À l’occasion de la publication du compte-rendu de mi-mandat de Catherine Baratti-Elbaz, maire du 12e arrondissement, la mairie laisse à l’ensemble des groupes politiques présents au conseil d’arrondissement un espace pour s’exprimer.
500 signes c’est peu mais c’est toujours ça comme espace d’expression dans un document où habituellement l’opposition n’a pas sa place ! Voici le texte rédigé et publié pour l’occasion.

Notre groupe démontre une façon de faire de la politique plus apaisée, moins dogmatique et sans posture politicienne. Nous défendons nos convictions sur la nécessité de plus de logements intermédiaires pour maintenir la classe moyenne dans Paris, la piétonisation des quais qui va dans le sens de l’histoire. Enfin, nous avons défendu nos croyances humanistes et sur la responsabilité en soutenant le centre d’accueil des migrants et l’expérimentation de la salle de consommation à moindres risques.

Communiqué de presse : On ne gouverne Paris pas à coup de « je vœu » !

Le 6 juillet 2016

Jamais un Conseil de Paris n’aura donné lieu à un tel irrespect de la part de l’exécutif.

A deux reprises lors de cette séance des 4, 5 et 6 juillet 2016, l’exécutif aura lancé 2 réformes majeures, sur la base de simples vœux déposés à la dernière minute et faits sur un coin de table. Ces vœux concernent pourtant 2 sujets majeurs : la centralisation de la gestion des cantines scolaires et l’allongement de la durée de Paris-Plages, combinée à l’organisation à la va-vite d’un événement sur la COP 22 sur les voies sur berges rive droite, pour meubler le temps que l’enquête publique sur la piétonisation de ces berges soit rendue publique.

Madame la Maire, on ne peut pas gouverner Paris à coups de « je vœu » !

Après « Je vœu interdire les voitures diesel à Paris antérieurs à 97 » ou « Je vœu décider moi-même de l’ouverture des magasins le dimanche », voici donc « Je vœu piétoniser à la va-vite, en 3 mois, les berges de la Seine sans complète concertation ni prise en compte des études d’impact et sans attendre » ; « je vœu la centralisation des cantines scolaires, à marche forcée, et tant pis pour les assiettes de ceux de nos enfants qui ont la chance d’avoir une caisse des écoles bien gérée dans leurs arrondissements » ; « je voeu… je vœu… je vœu… »…

Ces vœux sont de véritables déni de démocratie, d’irrespect total des élus du Conseil de Paris, et par extension des Parisiens.

Une telle méthode de gouvernance, en catimini, au début de la période estivale, en fin de séance du Conseil de Paris ou entre deux questions d’actualité, relève d’une curieuse conception de la démocratie. Oubliée la démocratie représentative ! Piétinée la démocratie participative ! Avec la Maire de Paris et ses adjoints, place à la démocratie des vœux, mais gare aux mauvais génies qui viendront les exaucer, car pour les Parisiens, ceux-ci tourneront au cauchemar.

Eric Azière

Président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris

Conseiller de Paris (14ème)