Approbation du Plan de Prévention du Bruit 2015-2020 (après la concertation avec les parisien-nes)

François HAAB, Conseiller de Paris

« Je suis très heureux que ce sujet vienne à nouveau en délibération. C’est un sujet sur lequel j’avais eu l’occasion de m’exprimer en Conseil de Paris au mois de mars dernier pour dire que les nuisances sonores sont une véritable pollution à laquelle nous ne nous attachons pas suffisamment. Le projet présenté en mars a été amendé dans le bon sens. Un certain nombre de propositions que nous avions faites à l’époque, ont été reprises, ainsi qu’un certain nombre de propositions faites par les Parisiens dans le cadre de la concertation. Même si on peut regretter, ce n’est pas la faute de l’exécutif, qu’il n’y ait eu que 168 remarques ou propositions de la part des Parisiens. Peut-être cela montre-t-il sur un plan pédagogique, que si la pollution de l’air est réellement passée dans le domaine public, la pollution sonore n’est pas encore suffisamment prise en compte en termes de santé publique et de risque pour les individus.

Quelques remarques. Tout d’abord sur la notion de pollution sonore aigüe ou accidentelle. C’est une chose sur laquelle j’avais insisté et qui a été reprise, peut-être pas suffisamment de notre point de vue. Il y a une volonté d’aller vers la prise en compte du bruit provoqué par les klaxons. Mais il y a le problème des deux roues, notamment les motos qui font parfois un bruit absolument infernal sur une grande artère de l’arrondissement tôt le matin ou tard la nuit. Cela peut réveiller des centaines de personnes. Il y a un véritable effort à faire, de contrôle voire de verbalisation, en tout cas de vérification de la norme de ces engins. Sur le klaxon, je pense que la Ville de Paris qui dispose d’un rayonnement national important, pourrait essayer d’insister auprès des constructeurs automobiles afin d’avoir un klaxon urbain et un klaxon de route. Les bus dans Paris ont deux klaxons. Un klaxon pour les grands dangers et un petit klaxon pour alerter en proximité. Il pourrait être intéressant d’inciter les constructeurs automobiles à développer deux types de klaxon dont le klaxon urbain. Un mot sur le bruit de fond et le périphérique, même si cela dépasse cette simple délibération. Le périphérique est saucissonné dans plusieurs délibérations et projets. On peut se demander, je profite que plusieurs adjoints de la Maire de Paris soient ici, s’il ne serait pas utile d’avoir un jour, un plan périphérique afin que cette artère soit prise en compte sous ses différents aspects de pollution de l’air, de pollution sonore, d’impact urbain. Ainsi, nous aurions une réelle discussion sur le périphérique pour l’améliorer. Mais cette délibération va dans le bon sens et nous la voterons. »

Plan de prévention du bruit 2015-2020 avant le lancement de la consultation du public

François HAAB, Conseiller de Paris

« Je suis extrêmement heureux que nous ayons un plan sur les effets du bruit et sur la prévention du bruit. Je suis déjà intervenu à deux reprises en Conseil de Paris depuis le début de cette mandature sur ce sujet, souvent méconnu et insuffisamment classé au rang des pollutions graves qui jouent un rôle délétère sur la santé. Tous les chiffres de santé publique le montrent. J’ai lu avec attention ce plan et je suis assez déçu car il y a une sorte de malentendu dès le titre. Le bruit lié au trafic routier est important. Mais nous savons très bien qu’en matière de santé publique, au-delà du bruit lié au trafic routier, ce sont les accidents de bruit nocturnes qui sont délétères et responsables de fragmentation du sommeil. M. BOUIGUE a évoqué tout à l’heure, les nuisances sonores liées à la vie nocturne. Il y a les klaxons, le bruit des véhicules de secours avec l’utilisation de sirènes de manière parfois intempestive. Il me semble que toute une série de causes de bruit ne sont pas assez prises en compte dans cette délibération qui est une délibération sur le bruit routier mais qui n’est pas une délibération sur le bruit en tant que véritable pollution. Concernant les nuisances nocturnes. Nous devons bien considérer ce sujet comme un sujet de santé publique. Ce n’est pas seulement un sujet de bonnet de nuit pour empêcher la vie nocturne. Il s’agit de réussir à faire adopter une notion de droit au sommeil. Tout le monde a le droit d’avoir un sommeil paisible qui ne soit pas fragmenté par des bruits intempestifs. Je pense que les conseils de quartier pourraient jouer leur rôle et essayer d’identifier arrondissement par arrondissement, en particulier dans le notre, quels sont les secteurs où peuvent se poser de manière occasionnelle ce type de manifestation. Je reprends à mon compte l’intervention de M. BOUIGUE. Vous en avez parlé dans le cadre de la prévention et de la sécurité mais nous aurions pu prendre votre excellente intervention sur ce sujet dans ce plan de prévention du bruit. Malheureusement, ceci ne fait pas partie de la délibération. C’est dommage. Nous aurions pu rajouter ce sujet. Je vous remercie. »