Tribune : « – C’est une révolte ? – « Non, sire,… »

C’est un fait historique. L’histoire du 12e arrondissement est marquée par les cortèges aux revendications fortes. Ces dernières semaines, notre arrondissement a été traversé de nombreuses fois par les manifestations contre la Loi travail. Ce point-là ne pose pas de difficulté pour les élus UDI-MODEM pour qui la liberté de manifester son désaccord profond contre un texte du Gouvernement est un droit. Mais le droit que nous ne reconnaîtrons jamais, c’est le droit d’user de la violence physique et verbale contre les forces de polices, contre les habitants, contre les commerçants, contre le mobilier urbain, contre les bâtiments publics et contre les immeubles parisiens ! La poignée de casseurs qui se donnent rendez-vous à chaque manifestation ne sert aucune cause et, plus grave encore, dessert toutes les autres qui s’expriment légitimement !

Le temps de la condamnation simple est passé, il est temps d’agir, il est temps que la ville de Paris passe à l’action pour se montrer aux côtés des habitants et des commerçants qui subissent les dégradations de leurs quartiers et qui pourtant résistent à la haine que pourraient déclencher ces spectacles de désolation dans nos rues.

Madame la Maire de Paris, les démonstrations d’émotions sont essentielles mais ne suffisent plus, portez plainte pour les dégradations commises dans notre ville et dans notre arrondissement. Déposez plainte contre X pour montrer votre détermination à maintenir l’activité économique et, surtout, entretenir le vivre ensemble des parisiens, sérieusement mis à mal depuis de nombreuses semaines ! Nous sommes fiers d’être parisiens, oui, mais nous arrivons à bout de force à cause de cette violence.

Tribune parue dans le journal « Notre 12e » n°74 (été 2016)