Lettre : Quel avenir pour les artisans du Tunnel Baron le Roy ?

Courrier envoyé à Jérôme Coumet, président de la Semapa

Copie à Catherine Baratti-Elbaz, maire du 12e arrondissement. 

Monsieur le Président, Monsieur Coumet

Habitante, élue et présidente de groupe au sein de mon conseil d’arrondissement du 12e arrondissement, je tiens à attirer votre attention sur l’avenir des artisans du tunnel Baron le Roy, installés dans l’ancienne gare souterraine de la Rapée. Ce tunnel unique à Paris est le lieu de travail de nombreuses entreprises qui ont décidé de s’y installer en raison des conditions exceptionnelles de préservation des denrées alimentaires. Ce lieu est également un espace de visite « insolite » pour les parisien.nes, car les entreprises ont toujours prôné l’ouverture au grand public.

Ce tunnel est concerné par le tout dernier projet d’aménagement d’envergure possible pour la mairie de  Paris; la création d’un nouveau quartier à ce jour appelé « Bercy-Charenton ». Ce quartier qui devra jumeler logements et bureaux, écoles, équipements sportifs et culturels, sera également un quartier qui s’affranchira de la barrière du périphérique ! Ce projet est enthousiasmant mais sa réalisation semble encore très lointaine !

Lors des débats en Conseil d’arrondissement, j’ai demandé à ce que les activités des entreprises présentes dans le tunnel Baron le Roy soient préservées et donc intégrées au projet. Dans la presse, la mairie par la voix de Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l’urbanisme, a indiqué  » que l’essentiel de la gare de la Rapée inférieure sera préservée » – cette déclaration est flou ! La voûte parait préservée mais quel avenir pour les activités artisanales ?

Monsieur, les artisans ont reçu l’information de la part de la SNCF de quitter les lieux  avant le 30 juin 2019 en vue des travaux. Mais quels travaux ? Nous venons à peine de voter le principe d’une ZAC. Nous avons déjà du retard sur la première partie des travaux qui devait intervenir fin 2018 pour prolonger la rue Baron le Roy qui se termine aujourd’hui par un mur.

Un projet d’une telle ambition va s’étalonner sur 20,30 voire 40 ans de travaux. L’acte 1 doit-il être la mise à la porte d’entreprises et de ses salariés avec tous les risques de perte d’activité et de chômage que cela pourraient entraîner ?

Qu’en est il d’un calendrier général des travaux ? Quelles explications donnez-vous a cette demande de départ des artisans du tunnel ? Quelles solutions leur sont proposées ? On leur demande de partir alors même que la réponse à la première question posée il y a plusieurs mois déjà n’est toujours pas connue : la mairie prévoit-elle ou pas le maintien des artisans dans le projet ?

Je vous remercie de votre intérêt à pour ce sujet et des réponses que vous pourrez m’apporter mais aussi aux professionnels qui craignent pour leur avenir.