Vœu relatif au déploiement du nouveau Vélib’, déposé par les élus du groupe UDI-MoDem.

Lors du conseil du 22 janvier 2018, nous avons re-déposé un voeu concernant la mise en place des nouveaux vélib’. Un précédent voeu avait été présenté en conseil d’arrondissement en novembre 2017, il avait été rejeté en conseil d’arrondissement…mais adopté en Conseil de Paris quelques semaines plus tard. Celui-ci aussi sera rejeté – ce qui est plutôt incompréhensible car nos différentes couleurs politiques nous font faire le même constat : échec total de la mise en place des nouveaux vélib » par Smovengo et donc la nécessité d’une indemnisation totale des usagers.

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement, rapporteure :

« Ce vœu reprend l’esprit de celui déposé en novembre dernier qui demandait la prolongation gratuite de six mois de l’abonnement pour tous les abonnés ayant à subir une détérioration du service Vélib’. La majorité municipale du 12e arrondissement avait voté contre ce vœu à l’unanimité. Or, en conseil d’arrondissement, quelques jours plus tard, la Ville a repris le contenu de ce vœu demandant que soit étudiée la mise en place d’une compensation pour les abonnés annuels de Vélib’. Depuis des compensations ont été votées par le syndicat Vélib’ que vous présidez Madame la Maire. Nous nous en réjouissons et ce vœu en demande encore plus.
Ce vœu réitère la demande d’une prolongation gratuite des abonnements pour six mois et ajoute que soit proposée une prolongation de la remise de 50% sur les mensualités d’avril et des mois suivants jusqu’à ce que le service soit totalement opérationnel. Nous devons tout faire pour maintenir l’attractivité et le réflexe Vélib’ pour les Parisiens. La prise en compte de façon réaliste des désagréments subis y participe. Je vous remercie. »

VŒU 122018-001 : Vœu à la Maire de Paris, relatif au déploiement du nouveau Vélib’, déposé par les élus du groupe UDI-MoDem.

Considérant que le service Vélib’ compte actuellement 300 000 abonnés et a permis d’effectuer environ 340 millions de déplacements entre 2007 et 2017 ;
Considérant que la Ville de Paris a décidé en décembre 2016 d’abandonner la gestion de Vélib’ au profit du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole ;
Considérant que selon les statuts du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, les deux représentants de la Ville de Paris au sein de ce Syndicat, tous deux issus de la majorité municipale, disposent d’une majorité des voix dans les votes qui concernent la compétence Vélib’ ;
Considérant que le 12 avril 2017, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole a attribué le nouveau contrat Vélib’ pour les 15 prochaines années au consortium Smovengo ;
Considérant que la grille tarifaire du nouveau service Vélib’ a été votée par le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole le 9 novembre ;
Considérant que cette nouvelle grille prévoit des hausses de tarif significatives pour la location de vélos mécaniques. Ainsi, le ticket « journée » passe pour commencer de 1,70 € à 5 € (soit 194 % d’augmentation), ensuite, le ticket « semaine » passe de 8 € à 15 € (soit 87,5 % d’augmentation) et enfin l’abonnement pour un an, payé en 12 mensualités, passe de 29 € à 37,20 € (soit 28 % d’augmentation) ;
Considérant que du fait du changement de prestataire, une phase de transition, prévue initialement pour une durée de 6 mois, a débuté depuis début octobre 2017 afin de substituer l’ancien matériel et les anciennes bornes par ceux du nouveau prestataire, notamment sur le millier de stations que compte Paris intramuros ;
Considérant qu’entre octobre et décembre 2017, le service a été très fortement perturbé par les travaux, le nombre de stations et de vélos disponibles diminuant régulièrement ;
Considérant de plus que du fait d’un défaut d’information et d’un manque d’anticipation de la part de la Ville et du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, de nombreux Parisiens se sont trouvés désemparés face à cette situation ;
Considérant que dans le cadre de la phase de transition, 50% des stations étaient censées être disponibles au 1er janvier 2018, moment du basculement de l’ancien vers le nouvel opérateur ;
Considérant que dans les faits, moins de 80 stations sur les 500 initialement prévues étaient disponibles au 1er janvier, chiffre qui a diminué dans les premiers jours de l’année pour atteindre seulement 62 stations disponibles le 5 janvier, soit à peine 6% du nombre total de stations à Paris ;
Considérant de plus que de nombreux abonnés n’ont jamais reçu le mail contenant les informations nécessaires à la migration de leur abonnement de l’ancien vers le nouveau prestataire, ce qui nécessite de prendre contact avec un service client débordé pour pouvoir enfin effectuer cette migration ;
Considérant qu’alors que le retard en termes de montage des nouvelles stations était connu dès la fin de l’année 2017, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole a attendu début janvier et le constat d’un service totalement inopérant pour exiger du prestataire le doublement des équipes sur le terrain et au centre d’appels ;
Considérant que dès le mois de novembre 2017, le groupe UDI-MoDem a demandé, par l’intermédiaire d’un voeu déposé en Conseil de Paris, que les abonnés bénéficient d’une juste compensation face à la forte dégradation du service Vélib’ ;
Considérant qu’à la suite du dépôt de ce voeu, l’exécutif avait admis une détérioration du service et s’était engagé, en lien avec le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, à étudier la mise en place d’une compensation pour les abonnés annuels Vélib’ ;

Considérant que face à la très forte dégradation du service Vélib’, sur laquelle le groupe UDI-MoDem avait à de nombreuses reprises alerté l’exécutif parisien, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, a voté le 9 janvier deux mesures de compensation pour les utilisateurs, à savoir :

- Un crédit de 3 heures offert aux usagers abonnés avant le 1er janvier 2018, leur permettant notamment d’utiliser gratuitement les Vélib’ électriques ;
- Une remise de 50% sur les mensualités de janvier, février et mars pour les nouveaux abonnés Vélib’ ainsi que pour ceux arrivant à renouvellement ;

Considérant que ces mesures de compensation ne sont absolument pas à la hauteur du préjudice subi par les utilisateurs pendant de nombreux mois ;
Considérant de plus qu’alors que le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole percevra des pénalités financières de la part du nouveau prestataire Vélib’ du fait du non-respect de ses obligations contractuelles, il serait légitime que celles-ci soient consacrées à offrir des compensations plus en adéquation avec la dégradation du service rendu aux utilisateurs.

Les élus du groupe UDI-MoDem du 12e émettent le vœu :
- Qu’en plus des mesures déjà votées par le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, la Ville de Paris, dans le cadre de son rôle au sein de ce Syndicat, mette tout en œuvre afin que les abonnés Vélib’ ayant à subir la forte dégradation du service depuis octobre 2017 obtiennent une compensation consistant en :
- Une prolongation gratuite de leur abonnement de 6 mois pour les abonnés avant le 1er janvier 2018 ;
- Une prolongation de la remise de 50% sur les mensualités d’avril et des mois suivants jusqu’à ce que le service soit totalement opérationnel pour les nouveaux abonnés.

Votants : 28 dont 4 pouvoirs
Pour : 6 voix :
05 voix groupe Les Républicains
01 voix groupe UDI-MODEM
Contre : 22 voix dont 4 pouvoirs

Aménagement des berges de Seine – rive droite

Ophélie ROTA, Conseillère d’arrondissement

« Merci. Je suis désolée mais je vais commencer comme tout le monde en disant que nous défendons beaucoup le fait de se réapproprier la Seine. Nous l’avons tous défendu dans nos programmes. Cela va dans le sens de l’histoire et nous sommes pour. Je vais rappeler la manière dont la Maire de Paris a présenté cela dans la presse. Je sais que ce n’est pas forcément de sa faute mais présenter 2 voire 3 semaines avant, un projet qui n’est même pas passé en conseil d’arrondissement, c’est un peu pénible car tout est déjà débattu. Elle assume dans la presse le fait de vouloir diminuer de façon très importante le trafic automobile. Il n’y a pas de langue de bois. Elle l’affirme avec force. C’est bien mais cela ne suffit pas. Elle est quand même la Maire de tous les Parisiens et la Maire de la capitale de la France. Il ne faut pas oublier toutes les catégories de population qui passent par Paris, les banlieusards et les touristes. Oui à l’aménagement des berges pour en faire de nouveaux espaces. Je rejoins M. MOULIN sur les partenaires associés au moment des concertations. Mais il y a un grand absent dans cette délibération, c’est un plan de circulation qui viendrait accompagner tout cela car la fermeture des berges va ramener des milliers de voitures sur les quais hauts et ce ne sera pas sans conséquences sur tout ce qui est bouchons, particules fines et donc pollution. Nous allons aussi amener des petites choses sur des nouveaux transports. On va essayer d’être inventifs en essayant de se réapproprier la Seine au sens propre du terme, en développant pour de bon des navettes bus. Cela peut être une vraie alternative. On évoque aussi des minibus électriques et silencieux qui pourraient côtoyer les marcheurs sur les quais bas. Dernier point. La période de concertation qui est assez importante, fera ressortir à mon avis, les mêmes inquiétudes et les mêmes faiblesses que l’on peut évoquer ce soir. Mais aussi le même enthousiasme sur la réappropriation des berges. Merci. »

Nous nous sommes abstenu sur cette délibération.